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Les gars de la marine
A peine arrivé à La Rochelle, début juillet, je filai sur la plage pour y rôtir tout à mon aise. Je dus hélas bien vite déchanter : si la mer était comme à l'accoutumée un ravissement pour l'oeil, avec son ballet incessant de voiles sur l'onde irisée, les joies du farniente ensablé étaient fort mitigées. Cette plage est trop textile pour moi et trop pépère, ou plutôt mémère : de grasses otaries y étalaient sans vergogne leur gélatine tremblotante tandis que des gosses espiègles m'éclaboussaient de sable et de criailleries. Le philosophe Jean-Jacques a raison : qu'on leur résiste ou qu'on leur cède, ce qui fait hurler les lardons, c'est l'attention qu'on leur prête. Allongé sur mon drap de bain, je ne leur en prêtais donc aucune mais eux, sans la moindre excuse, continuaient de m'importuner ingénument sous l'oeil blasé ou indulgent de leurs malheureux géniteurs (homoparents, mes frères, réfléchissez-y à deux fois avant de déclencher le plan Orsec de l'acharnement procréatif !). Si encore j'avais pu me consoler avec la vision béatifique de jeunes étalons minces et bien membrés sous leur triangle de lycra. Hélas, pas le moindre petit morceau de bite ou de vermisseau... Je dus crier famine ailleurs et partir explorer un rivage plus hospitalier. C'est à quelques kilomètres au sud de la ville, près d'Angoulins sur mer que je dénichai mon éden : une petite crique tout à fait improbable près de la pointe du Chay. Des pancartes annonçaient que l'accès à la falaise était dangereux mais j'avais passé outre et mon audace fut récompensée. Soudain, au détour du sentier, entre deux blocs de rochers, alors que la mer était à marée haute, j'aperçus dix mètres carrés de sable fin. Une oasis de poche ! Comme si, de toute éternité, la terre et l'océan avaient réservé à votre serviteur ce havre inattendu. Evidemment, la drague serait problématique en cet endroit reculé mais, basta, je garderais ce sport pour mes soirées en ville dès que je serais à peu près présentable. Car ne fallait-il pas d'abord aller à l'essentiel : transformer ma pâleur Aspro en beau teint abricot puisque bronzage intégral et bandaison infernale sont les atouts maîtres des tapettes en goguette ? Ah ! ce plaisir d'être nu, vautré sous le soleil, offert aux alizés, yeux clos derrière des verres fumés, mains sous la nuque et aisselles au vent, les jambes écartées et la verge alanguie, penchée sur le côté, pâle quéquette qui quête sa part d'iode et d'ensoleillement, madone aoûtienne confite en dévotion et en mâle d'assomption ! Et mon pelage intime (que j'ai abondant et que je laisse en friche) blondirait au soleil sous l'action bienfaisante de mon lait de bronzage, un beau buisson auburn, une touffe de blonds épis cueillis à la moisson. Finie ma blancheur d'endive ! Adieu pâleurs hivernales ! Je ressemblerais enfin à un faune solaire, le poil dru et la queue mordorée, offrant gayment aux estivants sa grosse miche de froment, chaude, croustillante, appétissante, prête à être engloutie. Vite à poil, plus une seconde à perdre ! Et c'est ainsi, dans cette crique solitaire, que je débutai pour de bon mes vacances en Aunis. Au commencement, mon isolement ne me gênait pas. J'étais en tête à tête avec l'astre solaire et cul et chemise avec l'océan, métaphore inexacte puisque je bronzais totalement nu, me contentant de furtives baignades (l'eau était à peine à 17°). Jamais je ne fus dérangé. Les rares promeneurs débouchant sur le sentier battaient en retraite, effarouchés peut-être par ma nudité alanguie ou l'exiguïté de la plage. Il faut dire aussi que le sentier était très étroit et en pente raide sur les derniers mètres. Bref, tout le monde me fichait une paix royale sur mes dix mètres carrés de sable privé. Néanmoins (effectivement, mon appendice nasal ne pelait pas grâce à ma crème miracle), jour après jour, la compagnie me manqua, au fur et à mesure que mon épiderme virait au caramel. Mes yeux s'étaient lassés de tout cet indigo, mes doigts me démangeaient ; ma teub esseulée et en manque d'exercice aurait fait volontiers des barres asymétriques. Pour me dégourdir le mental, je laissais vagabonder mon imaginaire, très alerte comme chacun sait. Et ça marche ! Tandis que je ferme mentalement les yeux pour mieux ciseler mon fantasme, mes mirettes concupiscentes (note au passage, ami lecteur, que ce mot est le plus obscène de la langue française !) explorent une peau voisine au grain appétissant ; déjà mon regard connaisseur se glisse dans l'entrebâillement ombreux d'un short trop large. Parfois, en vigile très attentif, j'imagine une scène bien plus torride, là, à un mètre à peine, ce grand mec affalé sur le dos, son indécent slip déséquilibrant un torse immense en forme de chapiteau ionique aux puissantes volutes. Abruti par le soleil, bras en croix, le gars s'est endormi et fait sans aucun doute un rêve délicieux car son maillot enfle graduellement, comme si un gros lombric rampait sous le lycra et grimpait à vue d'oeil. Je suis fasciné par le dénivellement mouvant et la progression de l'onde de choc. Une monstrueuse déferlante au ralenti ! Une murène carnassière ! Le rêveur a geint, un sourire flotte sur ses lèvres carmines dont la couleur est assortie à présent au globe de la pine. Car Madame vient de prendre l'air au bastingage. Mon beau rêveur, de ses doigts effilés, abaisse l'élastique pour dégager l'opportune... Je tends ma main pour l'aider. Aïe ! Je sursaute. C'est moi qui m'étais assoupi et une piqûre fulgurante m'a ramené dare dare à la réalité. Je retire prestement mes doigts qui exploraient inconsciemment le sable brûlant. Une puce de mer a dû défendre âprement son territoire. J'ouvre les yeux. L'océan est toujours aussi bleu, les voiles gracieuses et les mouettes nasillardes, au-dessus de ma tête, se moquent de ma déconvenue : mon sexe s'élance en vain comme un fût de colonne mais le portique du temple est désert : nul gisant à mes côtés ! Bonheur et déception des désirs virtuels... Heureusement, les dieux de l'Olympe veillaient sur moi et se chargèrent sans délai de repeupler ma vie en incarnant mes songes. Les prémices de ma résurrection eurent lieu, je m'en souviens très bien, le 14 juillet. Ce dimanche-là, boudant les foules patriotes, j'étais venu comme à l'accoutumée sur mon enclave, face au phare du Bout du Monde. Et, tandis que j'étais allongé, nu, pile ou face, je me mis à ressentir un trouble inhabituel. Je me sentais observé. J'étais à poil, parfois bandouillant, c'en était presque gênant. Juste une impression fugace, juste un pressentiment étrange et pénétrant. Au point qu'une fois ou l'autre, je me retournai brusquement vers les rochers. Un souffle, une ombre, un rien, tout m'eût donné la fièvre. Mais rien ne bougeait. Je devais me rendre à l'évidence : j'étais bel et bien seul. Et pourtant, quand j'étais crucifié sur ma serviette, je ressentais presque physiquement sur ma peau des caresses oculaires, un prurit de voyeurisme sauvage, l'hommage télépathique de pupilles clandestines. Je ne rêvais pas, j'étais bel et bien détaillé, jaugé, désiré. Le manche à air de mon sexe érigé palpait les courants pour voir d'où provenait la convoitise, de l'est ou de l'ouest, mais la recherche restait infructueuse. Mon périscope opinait plutôt pour la falaise, l'instinct ne trompe pas. Dans l'expectative, je restais offert, pétrifié, étal et disponible dans l'invisible mire, savourant in petto un avant-goût de bonheur palpitant et frustrant. Quand je quittai mon havre en fin d'après-midi (la mer descendait depuis un moment et je n'aime pas ces vastes traînées brunâtres), je me sentais à la fois troublé et déterminé : il faudrait que j'élucide l'émoi fantomatique et que j'en aie le corps net ! Le lendemain, en début de matinée, lorsque je débouchai du sentier, quelle ne fut pas ma surprise : un drap de bain était posé sur ma plage privée. Non loin du rivage, un point noir avançait dans la mer : la tête de l'intrus. Sur le coup, je fus contrarié et faillis rebrousser chemin. Mais la couleur chamarrée de la serviette eut un pouvoir attractif : c'était un lumineux arc-en-ciel. Je descendis donc vers ma crique enchanteresse et fus dans l'obligation, vu l'exiguïté des lieux, d'étendre mon drap de bain tout à côté de la serviette encore inhabitée. Je gardai provisoirement mon maillot (vieil atavisme de pudeur sociale) et, assis en tailleur, me mis à suivre les évolutions indolentes du nageur. Je n'eus pas à attendre très longtemps. Embusqué derrière mes lunettes de soleil, je contemplais tout à mon aise l'éphèbe qui venait à ma rencontre : un garçon longiligne et musculeux, les jambes striées de longs poils noirs mais la poitrine glabre et gonflée de pectoraux saillants. Des cheveux de jais tombent en boucles sur ses épaules, le sosie de Julien Clerc en personne, à l'orée de sa gloire, lorsqu'il bondissait sur les tréteaux de Hair. Un sourire très cordial et des yeux lumineux, d'un bleu intense. J'allais oublier la pièce maîtresse : mon bel inconnu porte un mini slip sportswear, d'un blanc immaculé et le tissu mouillé moule avantageusement deux énormes palourdes entre lesquelles se recroqueville (adorable contraste !), sous l'effet de la fraîcheur de l'onde, un charmant bigorneau. Pour camoufler le trouble qui gonflait déjà mon entrejambe, je préférai prendre les devants et précipiter les présentations.
- Salut ! Ca ne t'ennuie pas que je me mette ici. J'ai l'habitude, j'y viens chaque jour depuis le début du mois. C'est tellement plus calme ici... Mais on va être un peu à l'étroit ! - Pas de problème. Je connais bien ce coin moi aussi, j'habite à Rochefort. Dès que je suis en vacances, de la mi-juillet à la mi-août,
je débarque ici avec le frangin. C'est notre petit paradis, notre Q.G. opérationnel...
Son frère ? Je remarque alors qu'à côté de la serviette il n'y a pas un, mais deux fourre-tout. Le nouvel arrivant a dû surprendre mon coup d'oeil interrogateur.
- Rassure-toi, Jeannot ne nous gênera pas beaucoup. Il ne reste jamais à glander sur une plage. Il a ça en horreur. A peine débarqué ici, il court pêcher ses pétoncles. Quel taré ! Au fait, moi, c'est Christophe.
Il s'approche de moi et me tend sa main vigoureuse. Ses boucles s'éparpillent quand il se baisse et frôlent mon front. Si je le voulais, je pourrais empoigner son pack neigeux comprimé par l'étoffe. Son nombril, que la courbette plisse, m'adresse un clin d'oeil complice. Décidément, ces hors d'oeuvre vont me mettre en appétit ! Miam ! Il se redresse, part d'un rire retentissant et s'ébroue comme un jeune chien. Puis il bombe les pectoraux, jambes écartées, face au soleil et sourit béatement.
- Waouh ! ! Le bonheur ! Allez, au boulot !
Christophe, d'une chiquenaude, s'est délesté de son confetti. Il me tourne encore le dos, toujours perdu dans son culte solaire. Ses fesses pain d'épices bombent vers moi, puissantes, redondantes et les poils mouillés zèbrent la peau dorée. Je suis toujours assis sur ma serviette, le souffle court, les yeux exorbités. Je fais mine à présent de me passionner pour le bouquin que je tiens devant mes yeux d'une main ennuyée. Pas moyen de me concentrer. Mon regard est hypnotisé par ce cul conquérant, les deux croupes bombées et, entre les deux, la mystérieuse vallée de l'ombre, l'antichambre d'une raie luisante et sinueuse que frisotte, à la commissure supérieure, une touffe mutine. Putain, qu'il se retourne ! Comme s'il avait entendu ma supplique muette, mon collègue de plage me fait face à présent
- Au fait, ça ne te gêne pas que je me foute à poil... C'est l'endroit où jamais, non ? D'ailleurs, à te voir, tu l'as fait avant moi !
Il rit à nouveau, histoire de me chambrer sur ma pudeur de pucelle, puis plonge sur son drap de bain. J'ai à peine eu le temps d'entrevoir le triangle des Bermudes. Les deux dunes ont tressauté, tout le corps s'étale voluptueusement. Je me retrouve dans la même posture, reins cambrés, postérieur au soleil. Il me suffirait d'étendre le bras gauche (zut ! ce n'est pas ma bonne main) pour palper le Saint des Saints. Mais tout vient à point à qui sait attendre, n'est-ce pas, cher lecteur, toi qui vas devoir subir ici une digression littéraire pour laisser à ton pilon le temps de durcir son fantasme et d'exsuder sa glu de convoitise (salaud de littérateur qui, devant son clavier, pour tester son génie, entrouvre sa braguette et jauge son asperge semi-molle et baveuse). Mon gisant ne bouge pas, ne dit mot. S'est-il endormi ? Se peut-il qu'il ne soit qu'un touriste lambda, juste soucieux de son bronzage de star et de l'efficacité de son gel Piz Buin ? O rage et désespoir ! Et ce maudit bouquin qui me barbe et me raidit la nuque ! Il faut avouer qu'entre la blancheur des pages et la candeur des fesses, la concurrence est déloyale. A part un intello coincé, qui pourrait préférer l'empoté Guillaume au potelé Christophe ? Précision sémantique : je suis en train de tenter de lire le dernier pensum de l'ineffable Guillaume D. Du coup, je ne suis plus en vacances à Angoulins sur mer mais en plein calvaire, sur le mont Golgotha. Car le Guillaume, il faut se le farcir ! Enculer un moucheron, à côté, c'est l'enfance de l'art et presque une pâmoison. A l'endroit ou à l'envers, en déchiffrage continu ou en lecture parallèle, ce bouquin. (six mois que la rédaction attend mon papier !) relève du néant intégral. Or, il y a néant et néant. Le néant peut être drôle ou sarcastique, dantesque ou titanesque, mais le néant chiant, ce n'est pas possible. Ce n'est pas permis. A plus de 10 ¤ pièce, un bouquin emmerdant devrait être interdit, retiré de la vente et voué au pilon. Le pire, avec notre p'tit chef de rayon, c'est que je me fais chaque fois avoir. Je me dis : « Est-il possible que sa prochaine déjection soit encore plus inconsistante que la précédente ? Encore plus putride ? Est-il permis qu'un éditeur ose commettre ça une nouvelle fois et à jet continu ? » Eh oui, ils ont tous deux osé, encore une fois. C'est à se demander si ces auteurs-là, toujours péremptoires, jamais sur le balan, n'ambitionnent pas le Livre des Records, pas moins, dans la catégorie « Les maux de la vanité par la vacuité des mots ». Vaste programme ! Moi, j'enrage car j'ai acheté au prix fort le nouveau truc-chose alors que, pour le même prix, j'aurais pu savourer deux ou trois petits recueils de nouvelles érotiques ! Et même des nouvelles gratos - et rudement bien troussées - sur mon site préféré ! Ce qui me fait colère, ce n'est pas tant de galvauder mon budget culturel que de dilapider mon désir, mon utopie, mon imaginaire. Quand on choisit un livre, on choisit par avance un émoi. On suppute son plaisir, on mouille cérébralement. Un peu comme lorsque tu sélectionnes ton gode sur catalogue. Car le bouquin métaphysique est au cortex ce que le gode realistic est au sexe. Avec Guillaume le Conquérant, on en est loin : c'est la débandade du talent, la course à l'abîme, la chute du CAC 40. Avec notre génie divin, on est de plus en plus floué par la dégringolade : de pédant à néant, de fada à nada, du n'importe quoi à la va comme je te pousse. Pour sa dernière livraison au titre sibyllin, j'avais personnellement encore espéré un miracle fécal, un étron colossal, un gros caca génial. En fait de crotte, c'est un flop. On n'a eu droit qu'à une chiasse tiédasse. Pouah ! L'hyperego, c'est vraiment putrescent. Adieu Guillaume ! J'éjecte le kleenex sec de ton texte casse-sexe. A bas les cons ! Sus au fion ! Ouf ! Je me sens mieux. Mille sabords ! Reprenons la leçon où nous l'avions laissée. Bonjour Christophe ! Après le naufrage intégral, reprise du journal de croisière. Je me suis donc retrouvé, notais-je supra, dans la même posture que le moussaillon, reins cambrés, postérieur au soleil. Dort-il ou fait-il semblant ? En fait, il attend... il m'attend. Il a fini par tourner la tête de mon côté et me fixe droit dans les yeux. Il a repéré le bouquin qui a valdingué dans le sable. Christophe devine que son heure est venue et que mon attente, exacerbée par la prose indigente, est à son comble. Je vais choir dans ses rets. Raminagrobis me surveille du coin de l'oeil et ses mirettes étincellent sous ses boucles rebelles. Et tandis que le minet hypnotise mon regard, il se met à onduler du croupion, d'abord imperceptiblement, puis d'une manière flagrante, de plus en plus ensorcelante. Le train-arrière est souple et élastique, les deux miches m'aguichent. Les reins se creusent, les cuisses s'écartent, le postérieur ainsi honoré prend de la hauteur. Christophe me toise toujours, sans ciller, ses pupilles me vrillent et sa langue à présent erre sur ses lèvres, les pourlèche avec gourmandise. Je ne bouge toujours pas, scotché à ma serviette, seul mon zibar s'arc-boute et prétend faire levier. Ce n'est décidément plus tenable. A l'assaut, moussaillon ! D'un bond, je suis à la poupe. Le cul de plaisance continue de tanguer et le balcon arrière oscille à hauteur de mes yeux. J'empoigne les palans des cuisses et les écarte d'autorité pour faciliter la manoeuvre. Les balustrines pendent lourdement, l'une un peu plus bas, flasques et somnolentes. Le mousse n'a pas encore hissé le mât de misaine. J'étreins, sous le hauban, l'escarcelle pantelante, la tire en arrière et fais rouler dans ma paume les deux balles dociles. Elles ont encore un goût de sel et d'embruns. Je les flaire et les pourlèche. Et tandis que ma dextre et ma bouche les maintiennent de force en ce doux esclavage, ma main gauche fourrage dans la toison ventrale, moussue, surabondante. Une touffe de lichen ! J'adore empoigner les copeaux soyeux et noyer mes phalanges dans les boucles de jais. Le chaton a miaulé et sa queue à présent quémande un câlin. Ohé matelot ! Il faut dresser ta vergue. J'ahane, je m'impatiente, j'arrime mon désir à sa bitte d'amarrage. De dos, je ne peux apercevoir le gaillard d'avant mais je sens l'aileron de quille, sa raideur, sa chaleur, sa texture turgescente. Ma main gauche a abandonné l'étoupe pour palper la mâture. Je souque ferme tandis que mon écouvillon souhaite enfin mouiller l'ancre. Le rythme s'accélère, ventre contre croupe. A tribord toutes ! Mes mains ont abandonné les bricoles en sautoir pour arpenter le pont-arrière. Je masse la carène et scrute le lamparo : le tendre oeillet fripé s'entrouvre sous ma langue, palpite, frissonne, aspire la brise du large. Envie irrésistible d'éplucher illico cette tendre crevette ! Christophe a plongé sa main dans son sac de plage et me tend l'épuisette à foutre après avoir ouvert l'étui d'un coup de dent précis. Dura lex sed latex, telle était - dit-on - la devise de Surcouf et de ses flibustiers. Paré pour la manoeuvre. A l'abordage ! Mon mât à pible vise sa cible. Je souque ferme et Christophe donne du lest. Nous gémissons, tendrement enlacés. Nos pieds s'amarrent dans le sable chaud tandis que je m'arc-boute de plus en plus sur le puissant galion. Ma vigoureuse étrave pourfend ses reins offerts. Quelle allure ! Quelle régate ! Nous filons au moins à quinze noeuds. Le vent gonfle nos voiles, le roulis nous emporte. Notre grand voyage vient de commencer, au rythme des vents et des courants. Nous cinglons vers l'extase. Et puis, sans crier gare, la tempête menace, un grain survient, plus soudain que prévu. Nous tanguons et virons, pris au dépourvu. Des marins si experts ! Mais le sexe n'est pas toujours une croisière pépère. Cyclone orgasmique ! Le mousse a crié, désarçonné il tressaute sous moi. Un puissant jet d'écume inonde sa main, un autre, puis un autre... Purée de ta mer ! Mon plaisir à son tour éclate contre le brisant En beuglant, je débourre l'écosystème et mets mes burnes en cale sèche. Il faut se rendre à l'évidence : notre catamaran vient d'exploser, ses deux coques accouplées se séparent. Chacun se retrouve échoué sur sa serviette, haletant, exténué, vidé mais à bon port. Un grand silence. Juste le clapotis des vagues un peu plus loin. Sur le sein de Christophe, encore haletant, une mousse opaline ; dans ses yeux outremer, des larmes des bonheur...
- Ça va ? Pas trop difficile, l'accostage ? - Ça va, cap'taine. A quand le prochain départ ? - Demain même heure, si le temps reste au beau. Ou plutôt le matin, à l'heure où blanchit la campagne. - O.K. Et pour appareiller je te réserve une surprise. - Quoi, Chris ? Dis-le moi tout de suite. C'est quoi ? - Trois fois rien. Juste un nouveau look pour t'épater. Il faut varier les plaisirs, non ? Et j'en ai envie depuis si longtemps...
Je la contemple, ma goélette, mon cadeau des dieux, mon touriste vermeil, mon mataf de Rochefort. Mon Christophe ! Il est si beau avec sa crinière de jais poudrée de sable fin ! Si tendre avec son air canaille de moussaillon pubère ! Plus accueillant qu'un port quand il m'ouvre sa soute ! Comment pourra-t-il m'épater davantage ? Qu'il ne change rien surtout. Déjà envie d'être à mardi pour accoster sa coque et forcer l'écoutille.
Le lendemain matin, à peine arrivé au-dessus de la falaise, je l'aperçois en contre-bas. Il est étendu sur sa serviette et semble endormi sur le dos. A deux pas, une serviette pliée et le second sac de plage : l'amateur de mollusques est déjà en chasse. Il ignore ce qu'il perd ! Tant mieux. Nous serons seuls. Un plaid recouvre Chris jusqu'au menton car il fait un peu frisquet en ce début de matinée ; le ciel semble hésiter entre le gris et le bleu. Mais la marée va balayer tout cela et nous saurons tous deux comment nous réchauffer ! Lorsque je lance mon « hello ! » matinal, sa frimousse émerge joyeusement. Surprise ! Un bandana rouge enserre sa tête, ce qui donne à mon mec un air de pirate très avenant. Mais, d'un geste rapide - tout en s'asseyant, toujours emmitouflé dans son plaid - il arrache le bandana et éclate de rire devant mon air ahuri.
- Surprise surprise ! Tu aimes ?
J'avoue que je suis interloqué. Sans voix. Les belles boucles brunes ont disparu durant la nuit. Il n'en reste pas une. Le crâne de Christophe est parfaitement lisse, à peine plus pâle que le reste du visage. La boule à triple zéro ! Cette fois, il ne ressemble plus à un flibustier mais à un jeune galérien.
- Putain ! Le choc. Tu n'aurais pas dû... Laisse-moi t'admirer...
Je le contemple. Il est beau à pleurer, avec un air un peu mélancolique que je ne lui connaissais pas la veille. C'est drôle tout de même, quand on baise un mec la toute première fois, on croit le sonder d'emblée parce qu'on mêle au plus intime la peau et les humeurs. Tout est toujours à redécouvrir, nul ne ressemble à personne, pas même soi à soi-même. C'est bien mon Christophe de la veille et plus tout à fait lui. Quelques cheveux en moins (beaucoup !), un teint bizarrement plus pâle et cet air un peu trop sage qui me laisse pantois. Ebloui, nostalgique, je me récite mentalement mon poème préféré en scrutant sa tronche d'oisillon déplumé :
« Enfant d'honneur si beau couronné de lilas ! Penche-toi sur mon lit, laisse ma queue qui monte Frapper ta joue dorée. Ecoute, il te raconte Ton amant l'assassin, sa geste en mille éclats. Il chante qu'il avait ton corps et ton visage,
Ton coeur que n'ouvriront jamais les éperons D'un cavalier massif. Avoir tes genoux ronds ! Ton cou frais, ta main douce, ô môme avoir ton âge ! »
J'ai fermé les yeux pour savourer les vers du grand Jean (tiens, le même prénom que le frère de Chris). Mais mon taulard de charme ne l'entend pas de cette oreille.
- Tu rêves ou quoi ? C'est tout l'effet que je te fais !
Il a bondi sur moi. Il est nu. Je le retrouve enfin : la même vigueur, la même manière de m'empoigner avec voracité ! Nous roulons sur le sable. Son visage est tout prêt du mien. Ses yeux toujours aussi profonds, d'un bleu peut-être un peu plus pâle qu'à l'ordinaire (car le ciel s'y reflète). Près de l'oreille gauche, à la hauteur du lobe, un grain de beauté, charmante mouche que je n'avais point encore repérée. Sa bouche immense cherche déjà la mienne, nos lèvres se pressent et se soudent. Et tandis que sa main gauche soutient ma nuque, la droite palpe avec frénésie mon sexe, le malaxe, s'acharne sur le cordonnet qui retient le pantalon de toile. Pendant ce temps, je sonde ailleurs, bien plus haut sur la hune : c'est son crâne que j'explore, que je ne me lasse pas de caresser et d'embrasser. Mon petit bonze à moi ! Des bisous par dizaines sur le dôme bombé, sonores, multicolores, et tous ces papillons butinent et s'agglutinent. Et tandis que mes lèvres avides dévorent la mappemonde, mon émouvant bagnard agrippe mes tétons à portée de ses crocs. Il les agace, les mordille et alternativement, les aspire. Vertige de l'amour ! La volupté me vrille les seins et met le feu aux poudres : enfin désharnachés, dégagés des haubans, nos deux mâts sont hissés. Je sens, contre l'espar, son ancre qui me harponne.
- Fais- moi voir comme tu es beau !
A califourchon sur moi, Christophe se redresse. Il m'offre ses lourds appâts bien plus précieux que toute l'île au trésor : son mât d'artimon en chêne écarlate lesté des deux balises qui flottent sur mon ventre. Nulle trace de chanvre dans les cordages. Pas un poil ! Décidément, le jeunot ne fait pas les choses à moitié. Aussi parfaitement lisse entre les fesses que sur le chef ! C'est un as du rasoir. Ce qui m'intrigue, c'est que cette coupe new look ne semble pas dater d'hier, comme si c'était une peau de couille habituelle, 100% naturelle. Ni irritation ni rougeur. Miracles des onguents modernes ! (Il faudra que je lui demande la marque car, décidément, comme dit la pub, « moi aussi je le vaux bien »). J'ai recueilli dans la paume de ma main gauche les agates rubicondes, fraîches et polies. Je les fais rouler amoureusement. Chris a fermé les yeux, concentré, prêt pour sa course en solitaire. Son sexe se dresse encore plus roide, encore plus haut. La pine écarquillée flirte avec le nombril. Le manche est si lubrifié d'impatience qu'il en devient mât de cocagne savonné à souhait. Je l'empoigne de ma main droite tandis que l'autre continue de malaxer les balancines. De la dynamite tant c'est dur et brûlant ! Et la manoeuvre s'amplifie. C'est moi l'homme de barre, tout à mon affaire. Le moussaillon a toujours les yeux clos, il gémit, palpe ses propres tétons qui s'arrondissent comme deux coquillages et durcissent entre ses doigts. J'ai pris le timon à deux mains pour contourner le môle et atteindre la dunette avant. Elle est d'un beau rose brillant, humide, comestible, si gonflée que la drisse violette menace de se rompre. Autour de la chouque percée, la frette s'arrondit. Mon poing amarre la base du grand mât, le cale solidement tandis que mon index droit vérifie le noeud de carrick, le paluche, le patine, le titille langoureusement. Christophe ouillouille de plus belle :
- Du mou, mon cap'taine, il faut donner du mou...
Pas de panique. Paré pour la manoeuvre. Nous sommes sortis sans encombre du port autonome, juste un peu secoués par la violence du grain. Ca va gerber ! Tous aux abris ! Un vrai geyser d'Islande. Je réserve mes munitions pour plus tard, dès que j'aurai mis le cap sur l'archipel fessu. Une sacrée bordée en perspective ! Mon mousse callipyge ouvre enfin ses yeux bleus chavirant de plaisir. Il vient de démâter. Un peu d'écume ourle sa paupière droite et mouille son menton. On jurerait un rescapé du Bounty grelottant de bonheur. Christophe, ma tendre goélette ! Avec ou sans cheveux, par derrière ou devant, du levant au ponant, qu'il est beau mon jésus rochelais dès qu'approche la tempête ! Quelle voilure ! Quelle allure ! Que d'écume crémeuse ! Je le regarde, il me regarde, nous nous sourions, nos deux focs affalés et, sans mot dire, sur sa peau satinée, j'étale du bout des doigts des gouttes de marée...
Il y eut bien sûr, ce mardi, quelques prolongements et autres bagatelles après la trempette, deux tomes n'y suffiraient pas. Nous ne devions plus nous revoir avant samedi soir car Christophe avait un truc urgent à faire avec son frère mais il ne m'avait pas mis dans la confidence. Il m'avait annoncé, avec des airs de Sioux facétieux, qu'il allait avoir 25 ans et que nous fêterions dignement l'événement en tête-à-tête. Un quart de siècle et déjà tant d'allant, effectivement, ça ne saurait passer inaperçu. Quatre jours à attendre, autant dire l'éternité ! Ma plage était devenue un arpent de friche stérile. Sans cesse l'icône de Christophe m'obnubilait, son charme juvénile opérait à distance, sa sensualité grisante s'incrustait dans ma peau, sa double image d'hoplite vigoureux et de bonze gracile. Comment le même garçon pouvait-il incarner en même temps l'opulence et le dépouillement, l'ardeur et l'abandon, l'ombre et la lumière ? Quand, sur la plage désertée, durant ces jours d'ascèse, ma main se tendait et pétrissait le vide, je n'avais qu'un désir : effleurer les lèvres de corail, arpenter le front d'Antinoüs et, des tempes à sa nuque, caresser en tous sens la luisante coupole. Mais l'instant d'après, j'étais déjà marri... comme si une part de la personnalité de mon mousse sublime avait été fauchée en même temps que ses mèches folles et que subsistait, après l'émondage sévère, un autre Christophe tout aussi charmant, mais un peu plus diaphane sous son crâne ras, le même éphèbe ardent et pourtant vulnérable... malgré ses coups de rein et son rostre d'airain. Mystérieux androgyne ! Alchimie des contraires ! Fascination jumelle ! O mon tendre inconnu, mon kouros déplumé, tu ne perds rien pour attendre, vivement samedi que je sonde ton mystère ! Dès qu'il apparut devant la Tour de la Lanterne où nous nous étions donnés rendez-vous, je fus ébloui. Christophe portait une choupinette chemisette sur son bermuda rose pâle et les liserons bleu nuit de l'imprimé égayaient son minois de jeune panchen-lama. Je lui donnai deux baisers, l'un sur la bouche, l'autre sur le caillou et il rit de ma compulsion. Tandis que nous quittions le chenal pour rejoindre le quartier Saint-Nicolas où j'avais réservé une table pour deux, je faisais parfois trotter mon page devant moi pour mieux jauger la croupe et la démarche altière. Le divin popotin ! O La Rochelle, cité bénie, ville de lumière, toi qui oncques ne vis plus noble palatin !
- Tu sais, il faut quand même que je te dise quelque chose... j'ai invité mon frère.
Douche glacée. Jeannot, le boudeur, l'homme invisible, le ramasseur de bigorneaux. Je l'avais complètement oublié celui-là. Mais c'est notre soirée à tous les deux qui était prévue ! Frangin ou pas, c'est lui l'intrus.
- Fais pas la gueule, Jean est sympa... un peu farouche, c'est vrai, mais nous parviendrons bien à le dérider, pas vrai ? Franchement, dis, je ne pouvais pas l'exclure de mon anniversaire ?
Christophe me regarde et sa candeur attristée me fait fondre. Ma hargne est tombée d'un coup. Va pour la famille mais une chose est certaine, je renverrai le sauvage à ses chers mollusques dès la fin du dessert. Nous nous installons « A Côté de chez Fred », le patron est cordial et, même un samedi soir, il y aura de la place pour trois malgré l'exiguïté du lieu. Vingt-et-une heures. Il y a belle lurette que nous avons dégusté notre bière pression et l'invité surprise se fait appeler Désiré.
- Il fait quoi, exactement, ton frère ? On ne va tout de même pas l'attendre jusqu'à minuit (j'ai repéré sur le menu un rouget aux framboises en papillotes de derrière les dunes et déjà mes papilles se vrillent) - Justement, quand on parle du loup...
Je me retourne vers l'entrée du restaurant. Le choc ! L'électrochoc. Le gag des Twin Towers ! Si je n'avais pas été déjà assis, je me serais écroulé devant l'écran en flammes. Damned ! Ce Jean qui avance... c'est Christophe ! Copie conforme. La même tronche, la même dégaine, le même look à peu de choses près : une mignonnette chemisette sur son bermuda rouge et les tournesols de l'imprimé s'assortissent avec... ses boucles de jais dignes d'un pâtre grec. Mes yeux naviguent de l'un à l'autre, je commence à piger... je repense aux deux embarquements sur la plage... d'abord la cale ouverte puis le mât de misaine... et les infimes nuances, le regard plus clair et le grain de beauté... Les deux ne font qu'un. Un seul Dieu en deux personnes. Deux vrais jumeaux ! Deux pédés réversibles ! Deux zigues homozygotes ! Deux zobs inséparables et parfaitement interchangeables ! Devant mon air ébahi puis progressivement intelligent, mes deux lascars de charme éclatent de rire.
- Moi, Jean... Lui, Christophe... Toi, Jane. Nous, Jean-Christophe. Nous, avoir beaucoup aimé amour près du grand fleuve. Toi, bon Blanc ; toi, doué... toi, avoir belle sarbacane...
Ils pépient alternativement. Un tandem impayable ! J'en suis presque enivré. Nous rions tous les trois et, lorsque Jean s'approche (je veux dire le pseudo Jean, donc le vrai Christophe), bref, lorsque le frisé s'avance, j'éprouve du bonheur à fourrager à nouveau dans sa crinière intacte (à la table voisine, une dinde dévisage avec suspicion notre trio rescapé et connote éthiquement nos retrouvailles, à en juger par sa moue outragée derrière sa coquille d'huître).
- Tu sais, nous t'avions repéré dès dimanche. Nous étions tous deux planqués derrière les rochers. Pas étonnant que tu te sentes maté : deux paires d'yeux et quatre couilles en feu ! (chut, Christophe, la dinde va s'étrangler !) - En fait, je te l'avais dit la première fois... (qui enchaîne, bon Dieu, Jean ou bien Christophe ? bref, c'est le rasé)... cette plage est notre Q.G. opérationnel. Notre job, l'été, c'est la pêche aux mecs... L'histoire devient franchement moins romantique. Je me croyais chasseur et j'étais le gibier ! Dois-je en rire ou bien grimacer ? Je souris, bien sûr, la plage appartient à tout le monde et, durant l'été, l'exclusivité n'est vraiment pas de mise. Il n'empêche, me voilà un tantinet dégrisé mais, bon prince, j'interroge d'un air faussement détaché. . - Et ça marche la pêche ? La saison s'annonce bonne ? - Déjà trois touches la première semaine... - Mais toi, c'est pas pareil. Rien à voir avec le menu fretin... - Le poiscaille ordinaire, on le rejette à la mer. - Toi, tu es une belle prise... - Et un bon mec. Vraiment. - Pas rien qu'un bon plan. - Tu as du coeur. - Et des lettres ! - Alors, ami ami ? - Et sans rancune ?
Je les regarde l'un après l'autre. Comment leur en vouloir ? Ils sont jeunes et si beaux. Et si enamourés (je les soupçonne, un instant, de jeux incestueux). Bref, ils aiment ça, ils s'en divertissent et c'est toujours gratis. Et avec l'un et l'autre, j'ai divinement joui. Que demander de plus ? Juste un trio sur canapé, ou plutôt sur la plage, en guise de digestif, sans nul doute tout à l'heure au sortir de l'auberge. Il faut donc prendre des forces et fêter notre alliance. Un bonheur n'arrivant jamais seul, l'aubaine continue : avant les coquilles de maître Jean, les couilles St Jacques. Mon plat préféré. Un régal ! Mon appétit est d'ailleurs décuplé car je suis assis à la bonne place, entre pâtre et clergeon. Je n'ai qu'à tâter sous la table pour me rassurer sur notre complicité intacte : à ma gauche, dans le short écarlate, une cuisse a frémi sous ma paume, tonique et musculeuse. C'est Tif. A ma droite, sous un pan de liquette, au milieu des belles-de-jour azur, une tige frissonne au bout de mon index et déjà se redresse, embuée de rosée. C'est Tondu. Les jumeaux ne sont pas troublés par mon enquête. Ils dévorent à belles dents. Merveilleuse jeunesse qui n'a pas froid aux yeux et accourt droit au but. Car, j'ai bien compris que Jean et Chris préfèrent les bébêtes directement servies et décortiquées, dans le caleçon ou sur l'assiette... et pas à marée basse, sur la grève monotone. Aucun frère fantôme n'était à la pêche aux moules (tandis que son alter ego faisait ses devoirs de vacances sur mon drap de bain) mais bien planqué dans la falaise. A chacun son tour, à chacun son jour. Après vous, mon frère ! tout contre ses génitoires. - Nenni, mon frère, je n'en ferai rien, plutôt l'observatoire ! Exhib ou bien voyeur, surtout ne pas choisir. A voile et à vapeur. Les deux, mon capitaine !

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