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Le Feu aux poudres !
En arrivant à la gare d'autobus de Montréal ce mardi soir-là, je me disais que je devrais profiter du voyage de retour vers Québec, en cette pluvieuse journée de juin, pour me reposer un peu. La nuit précédente avait été courte, la journée qui se terminait avait été bien remplie et celle qui suivait s'annonçait pour être tumultueuse. J'avais d'ailleurs pris soin d'emporter mon lecteur de CD portable, le matin, en quittant la maison et j'avais placé dans mon sac à dos quelques-uns des meilleurs titres de ma collection. De quoi m'occuper l'esprit en essayant de somnoler un peu...
Il y avait foule pour le départ de 21h30. Plutôt inhabituel. En cette veille des célébrations de la Fête nationale du Québec, plusieurs avaient peut-être décidé de prendre de l'avance pour se rendre participer au grand rassemblement annuel sur les Plaines. À l'appel des voyageurs dans les nasillards haut-parleurs de la station, je me plaçai en file alors que déjà une vingtaine de personnes s'y tenaient. Aussi bien pouvoir choisir les meilleures places que de prendre celles qui restent. Il y avait peu de chance que je me retrouve seul, sans voisin immédiat, comme cela arrive fréquemment hors des heures de pointe, que je choisis habituellement pour mes déplacements. Quand cela est possible, s'entend...
Je pris place rapidement dans l'un des derniers sièges, près de la fenêtre, derrière le bus. Le flot de voyageurs continuait de monter et de s'installer. Ne restaient plus que trois ou quatre sièges libres, dont celui à mes côtés.
Alors que je venais de placer les écouteurs de mon baladeur sur mes oreilles, surgit devant mes yeux un grand mec au teint basané, 1m90, cheveux courts bruns, yeux foncés, svelte, les épaules fortes et le torse imposant, respirant la bonne forme et la santé de tout son être. Une pure merveille de la nature. Je me dis en moi-même que ce gars-là, probablement dans la mi-trentaine, devait être un sportif, même un athlète professionnel. Tout concordait en ce sens. Il ne portait pour tout vêtements qu'un t-shirt blanc aux couleurs du drapeau du Québec et un pantalon de toile beige qui lui donnait un look athlétique. Un sac à dos au bout des bras devant lui, il s'avançait dans l'allée cherchant où s'écraser pour les 160 prochaines minutes.
Après une brève hésitation entre un siège libre situé à côté d'un gros fonctionnaire bourru qui avait placé sa malette de façon à décourager quelqu'un de s'y asseoir, et celui à mes côtés, c'est finalement ce dernier qu'il choisit. Ouf ! J'en bavais déjà de bonheur. Un bref coup d'oeil échangé au moment où il prenait place pour s'asseoir, son sac à dos à ses pieds, puis il sortit lui aussi son baladeur et plaça les écouteurs sur ses oreilles.
Jusqu'au moment du départ de l'autobus, je jetais de furtifs regards vers la gauche pour essayer de contempler sans trop d'indiscrétion ce fabuleux spécimen masculin dans toute sa splendeur. Puisqu'il était de taille imposante, tout comme moi, nos corps n'avaient d'autre choix que d'entrer en contact. Ma cuisse gauche et mon avant-bras ont rapidement ressenti la chaleur de son corps qui m'envahit graduellement jusqu'au plus profond de mon être. Ce contact charnel subtil, dont il ne cherchait pas à s'échapper d'aucune façon (s'il l'avait fait, j'aurais repris le contact), me procurait un plaisir insoupçonné. Voilà donc que mes fantasmes les plus fous se mirent à virevolter dans ma tête. Mon excitation grandissait sans cesse. Et voilà que j'ignorais tout de lui, que je n'avais même pas échangé mot, que je ne savais rien sur ses origines, ses goûts, sa profession, son orientation sexuelle. Beau comme il était, je n'aurais aucunement été étonné d'apprendre qu'il préférait les hommes, ou encore qu'il carburait à voile et à vapeur !
Nous venions de franchir le pont Jacques-Cartier et nous dirigions vers la station de Longueuil pour prendre les derniers passagers, lorsqu'il m'adressa finalement la parole, sans que je m'y attende vraiment. « Étonnant qu'il y ait autant de monde pour un mardi soir », a-t-il lançé tout de go ! Sa voix chaude et masculine m'avait frappé comme un boulet. Je cherchais momentanément mes mots pour trouver quelque chose d'intelligent à répliquer. Il ne fallait surtout pas que je me ridiculise dès ma première intervention.
Je pris mon courage à deux mains, me retournai pour voir ses yeux, brillants mais semblant fatigués, puis lui dis : « C'est qu'il y a moins de départs en fin de soirée maintenant. Et puis il y a le party de la Fête nationale à Québec demain ». Il y avait en effet plusieurs jeunes portant des sacs à dos qui semblaient plus en route vers la fête que vers le travail estival d'étudiant. Ma réponse sembla le satisfaire. Il sourit et me dit : « Je n'avais pas pensé à ça... je débarque d'Espagne il y a quelques heures. Ça fait deux semaines que je suis parti. Hé, je m'appelle Stéphane». « Moi c'est Pierre », lui répondis-je, alors que nous échangions une vigoureuse et sincère poignée de mains. À ce moment-là, un sourire flamboyant éclairait son visage empreint d'un décalage horaire évident.
À partir de ce moment, nous n'avons cessé de discuter, de nous raconter des histoires de voyages, de partager des souvenirs réciproques de lieux que nous avions tous les deux déjà visité, mais à des moments différents bien entendu. J'avais moi-même passé plusieurs jours en Espagne dans le cadre d'un congrès (voir Barcelona, muy caliente !) en 2001. Nos souvenirs à propos de Barcelone étaient particulièrement semblables. Nous avions visité sensiblement les mêmes endroits et fréquenté certains des mêmes restaurants et boîtes de nuit. Et il faut dire que les nuits de Barcelone sont mémorables ! Tout autant que l'ouverture d'esprit et la beauté des Catalans.
J'avais l'impression que le temps s'était arrêté... il n'y avait plus que lui et moi dans ce bus. L'environnment avait disparu. Tout était sombre autour. La plupart des voyageurs dormaient ou somnolaient. Nos voix respectives semblaient ne porter qu'à peu de distance, alors que je captais chaque parole et chaque mimique de son visage. Nous avions l'air de deux adolescents qui se racontaient leurs mauvais coups. Cela n'a pas pris longtemps avant que les questions d'ordre sexuel, de consommation d'alcool et de drogue, de participation à des partys ou des « raves », de promiscuité découlant de l'ecztazy ou de capacité sexuelle sous l'effet de stupéfiants, ne viennent sur le sujet. Nous en parlions comme si nous étions de vieux amis, comme si aucun tabou ni aucun préjugé ne pouvait se poser entre nous.
Il glissait à l'occasion dans ses phrases des allusions à propos de rencontres de voyages avec un couple d'homosexuels ou à un séjour de ski dans les Rocheuses avec deux de ses amis gays de Québec. Je n'osais croire qu'il le faisait pour me donner un indice sur sa vraie nature ou encore pour me laisser savoir qu'il avait compris que j'en étais, mais qu'il n'avait rien contre. Difficile à dire ! Au fil de nos discussions, nous en étions même arrivés à identifier des connaissances communes, dont l'un était pompier, comme lui, à Québec, mais était aussi gay, comme moi. Mon coeur débattait fort dans ma poitrine. Je sentais mes vaisseaux sanguins se dilater sous l'effet de l'adrénaline positive. Ce gars-là me faisait un effet incroyable ! Il avait dû le ressentir. Parce qu'il m'apparaîssait comme quelqu'un d'une grande sensibilité, tout en faisant preuve d'une masculinité indéniable, mais sans excès. J'aurais été porté à croire qu'il puisse être un peu « macho ». Mais rien ne m'a donné l'occasion de le constater assurément.
Il était à la veille de ses 40 ans. Il n'en paraissait pas plus de 34 ou 35. Moi je venais d'atteindre mon cinquantenaire. Il s'en étonna, me dit même qu'il n'aurait jamais pu imaginer cela, que j'avais l'air vraiment en forme. Quel flatteur en plus ! Il avait vraiment tout pour me plaire.
Le voyage s'achevait bientôt. La silhouette du pont Pierre-Laporte et les éclairages du pont de Québec se dessinaient au loin après la courbe de la halte routière de Saint-Nicolas. J'anticipais avec peine que ces instants de bonheur prennent fin aussi abruptement. Il approchait minuit. Je descendais au terminus voisin des ponts. Lui poursuivait jusqu'au centre-ville. Il m'avait parlé du décalage horaire, mais ne m'avait pas laissé entendre qu'il s'endormait pour autant. J'eus alors une idée lumineuse qui éclaira si rapidement mon esprit que je n'eus même pas le temps de l'analyser avant qu'elle ne se transforme en mots !
« Que dirais-tu de descendre ici et de venir avec moi en voiture. Je te reconduirai chez toi et on pourra poursuivre notre conversation... ». Il était trop tard, je l'avais dit. « Bonne idée », répliqua-t-il sans cérémonie et du tac au tac. Je n'en croyais pas mes oreilles. J'essayai tant bien que mal de cacher mon euphorie intérieure.
Une fois au terminus, nous récupérons ses bagages et prenons place dans ma voiture vers sa résidence de la haute-ville, rue Salaberry. Tout le long du trajet, nous avons poursuivi nos échanges comme si nous ne les avions jamais arrêtés. Juste avant d'arriver chez lui, il me dit, un peu gêné : « J'espère que tu n'es pas trop regardant sur le désordre parce que je suis parti tellement vite que je n'ai pas eu le temps de rien ranger avant mon départ. Ça va être le bordel ! »
Pour le mettre à l'aise, je lui répondis : « Écoute, si ça te gêne de m'accueillir chez toi, je vais t'y laisser et on reprendra ça une autre fois » ! J'avais vraiment dit ça ? Quel con j'étais ! Des plans pour tout foutre à l'eau. « Non, surtout pas. J'ai pas envie de me retrouver tout seul cette nuit. J'ai envie de partager mon voyage avec quelqu'un qui saura l'apprécier. Et je pense que tu es cette personne. Allez, monte ! ».
Nous venions de stationner la voiture devant l'entrée d'un édifice qui comptait plusieurs condos de luxe. Il habitait l'un d'eux. Nous entrons rapidement, il va placer ses bagages dans la chambre à coucher, referme la porte, et me lance : « Installe-toi, je suis à toi dans quelques instants ! ». Je ne sais pas si c'était une figure de style ou juste une expression populaire, mais j'avais vraiment envie qu'il soit à moi. Vraiment ! Plus que jamais !
Je regardais tout autour de moi, Je ne voyais rien qui ressemblait à un bordel comme celui qu'il m'avait décrit plus tôt. Je voyais bien quelques assiettes, verres, chaudrons et ustensiles empilés sur le comptoir de la cuisine près de l'évier. Mais dans le vaste salon chaudement décoré et percé de larges fenêtres donnant sur une cour intérieure, pas vraiment de quoi fouetter un chat : deux ou trois morceaux de vêtements jetés sur le dossier d'un fauteuil, une paire de chaussettes sur le tapis devant le canapé, des chaussures de sport dans un coin de la pièce... si c'est ça un bordel !
Je pris place dans le coin d'un grand canapé de cuir noir devant lequel une table basse en verre supportée par une structure de fer forgé stylisé, proposait quelques chandelles et souvenirs de voyages d'origine inconnue. J'entrepris d'allumer une de ces bougies à l'aide d'un briquet qui traînait là par hasard. L'éclairage tamisé des lampes encastrées juste au-dessus de la fenêtre et au-dessus du canapé jetait une ambiance d'alcove propice aux échanges et à la promiscuité.
Quelques instants plus tard, je l'entendis alors qu'il manipulait des objets dans la cuisine. Il arriva dans le salon contigü portant deux flutes et une bouteille de rosé bien frais sortie du réfrigérateur. « Tu partageras bien un verre avec moi ? C'est tout ce que j'ai malheureusement... ». À l'intérieur de moi-même, une voix murmura : « Si tu savais, tu as bien plus que ça ». Mais à l'extérieur, cette voix dit : « Avec joie... mais je dois me ménager si je veux reprendre la route tout à l'heure ».
Pendant qu'il tirait le bouchon hors de la bouteille avec un appareil sophistiqué utilisant le gaz carbonique, il me dit : « Bof ! Si jamais t'es pas en état, tu pourras toujours dormir ici... ». Je n'étais pas sûr que j'avais vraiment envie d'entendre ça à ce moment précis. Il avait dit ça nonchalamment, sans hésitation aucune, comme si cela allait de soi. Ça faisait trois heures qu'on se connaissait, et j'avais l'impression qu'il me traitait comnme un ami d'enfance. Ça me touchait vraiment.
C'est alors que je remarquai qu'il avait quitté son pantalon et son T-Shirt pour un short d'exercice gris pâle qui se porte sans sous-vêtement et un débardeur long de même couleur qui recouvrait le short jusqu'à hauteur du pubis environ, d'après mon estimé. Sa forte musculature m'apparut encore plus évidente. Ses cuisses étaient celles de quelqu'un qui a travaillé fort pour leur donner une telle ampleur. À travers le tissu du chandail, je devinais les abdominaux saillants et les pectoraux découpés. Ses bras présentaient des biceps naturellement développés à force de maintenir des boyaux d'arrosage sous forte pression.
Le spectacle qu'il m'offrait maintenant était à couper le souffle. À ce moment précis, j'étais convaincu qu'il agissait indûment pour m'exciter... ou pour s'exciter lui-même. Ayant déjà posé torse nu et peu vêtu pour le calendrier des pompiers au profit de la Fondation des grands brûlés, il avait certainement un petit côté exhibitionniste. Je voyais mal commnent un homme hétérosexuel aurait eu un tel comportement avec un autre homme rencontré quelques heures plus tôt et qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam. Ses gestes langoureux, sa voix pausée et feutrée supportée par une musique qui s'était tout à coup mise à envahir l'espace sans que je m'en rende compte, tout tendait à me le rendre désirable.
Il nous versa du vin dans les deux flutes à champagne « rapportées de France lors d'un précédent voyage » précisa-t-il. Il en prit une et se releva de la position accroupie qu'il avait adoptée, de l'autre côté de la table basse, pour venir me la porter. Je la pris de sa main en le fixant dans les yeux... pendant quelques secondes, nos regards sont restés accrochés. « Ça fait longtemps que j'ai pas rencontré quelqu'un avec qui je me sens à l'aise aussi facilement et rapidement. Je suis de nature plutôt farouche habituellement », me dit-il, comme pour justifier quelque chose qui n'en demandait pas tant. « Tu es vraiment sympathique », ajouta-t-il, comme pour confirmer le tout.
« Sache que c'est réciproque mon cher Stéphane. Je trouve que c'est une excellente façon pour toi de terminer un voyage en solitaire et pour moi de terminer cette journée pleine de belles surprises », lui répondis-je. « Buvons à notre santé et à l'amitié pure et simple », ajoutai-je, alors qu'il reprenait place dans sa position initiale en face de moi et que ses yeux croisaient à nouveau les miens. Il tendit sa coupe vers la mienne jusqu'à ce qu'elles s'entrechoquent légèrement. Puis, sans que nos yeux ne quittent ceux de l'autre, nous avons porté la coupe à nos lèvres, d'un geste commun et synchronisé, en totale harmonie. Il s'installait quelque chose d'indéfinissable dans l'atmosphère, mais ô combien agréable.
Puis, comme si cela n'avait jamais cessé, il reprit le récit de son voyage en Espagne où il avait encore débuté la journée qui s'achevait. Je l'écoutais religieusement. Contrairement à ce qui s'était passé plus tôt, je ne répliquais pas à ses énoncés, je ne commentais pas ses propos. J'affichais un air intéressé et je cherchais à lui faire comprendre qu'il était pour moi la personne la plus inportante au monde à ce moment précis.
Après un certain temps et quelques verres, il me demanda : « Est-ce que ça t'intéresse toujours ce que je te raconte ? Tu ne parles plus... Si je t'énerves avec tout ça, dis-le moi ». Je devais désamorcer cette situation rapidement. C'éait bien la dernière chose que je voulais qu'il ressente. Je lui dis alors : « Bien au contraire. Je me régale de ton récit. Tu as une façon bien particulière de décrire les événements. Ça me plaît vraiment ! ». Il me sourit tendement. « Ouf, j'avais peur... je suis content que tu apprécies. Tu sais, l'alccol me rend un peu verbomoteur. Avec le décalage horaire en plus. Je commence à ressentir les courbatures des longues heures assises dans des avions ». Et comme pour en témoigner, il s'étira en levant les bras au ciel, laissant entrevoir son nombril et ses abdominaux bine définis. Un corps sans poil et bronzé à souhait. Il venait enfin de me donner le signal que j'attendais pour passer à l'étape suivante, celle qui ne ment jamais.
« Tu sais, je suis un expert du massage. Si t'en as envie, je pourrais te détendre un peu ». J'anticipais sa réaction avec beaucoup d'anxiété. « T'es sérieux ? Y'a vraiment rien au monde qui me ferait plus plaisir actuellement. T'es vraiment sérieux ? ». On aurait dit un enfant à qui on venait d'annoncer qu'on l'emmenait à Disneyworld.
Et sans plus attendre, il se leva rapidement et vint s'asseoir sur le canapé, dos à moi, entre mes jambes allongées, tout à fait naturellement et sans aucune pudeur. J'entrepris alors de lui faire ressentir des émotions vibrantes comme il n'en avait certainement pas eu depuis longtemps. Je plaçai doucement mes mains sur ses deux épaules, de chaque côté de la nuque, sans bouger. Juste un premier contact. Sa peau bouillait de chaleur. Je lui fis remarquer. Il ne répondit rien. Dans un grand miroir placé sur le mur face à nous, je vis qu'il avait fermé les yeux. Je fermai aussi les miens, pendant quelques instants, histoire de me concentrer et de trouver mon inspiration pour ce qui allait suivre.
Pendant les minutes qui ont suivi, qui m'ont paru des heures, Stéphane a goûté à un de mes plus grands plaisirs sur cette terre : l'art du massage érotique. Je n'ai pas souvenir d'avoir prodigué un tel massage à quelqu'un sans que ça ne se termine nécessairement par une baise torride. Partant du cou, des épaules, des bras, des mains, je lui ai ensuite retiré son chandail pour pouvoir plus facilement poursuivre mon travail. Il n'a opposé aucune résistance. Mes mains se sont avancées, de chaque côté de lui, et sont allées caresser ses pectoraux découpés me procurant une excitation immédiate. Mon sexe s'est gonflé rapidement et violemment, de façon telle que j'ai dû bouger légèrement de droite à gauche en me balançant sur les fesses pour lui permettre de se repositionner dans mon pantalon. Il s'en est rendu compte puisqu'il m'a dit : « Tu devrais te mettre à l'aise toi aussi. Ça va aller beaucoup mieux pour la suite... ».
Sans me faire prier, je me retirai de derrière lui et enlevai mon pantalon. Je retirai aussi ma chemise que je portais par-dessus un t-shirt. J'enlevai enfin mes chaussettes et repris place derrière lui. Il recula légèrement pour que son dos s'appuie sur mon torse et il rejeta doucement la tête vers l'arrière, jusqu'à ce qu'elle s'appuie sur mon épaule gauche. J'avais repris mon massage de son torse avec insistance sur les pectoraux dont je contournais les muscles avec mes doigts à l'infini... puis je descendais vers son bas-ventre, à la limite de son pubis en glissant légèrement les doigts sous l'élastique de son short, je revenais vers les mains, les bras, les épaules. Et je reprenais le manège, sans cesse, passant du dos au torse et descendant de temps à autre aux cuisses jusque dans l'entre-jambe, où mes doigts effleuraient légèrement sa peau et glissait à l'intérieur de son short de façon subtile,
mais certainement provocante. Je sentais son corps parciouru de légers spasmes à chaque fois que j'atteignais une zone érogène.
Après quelques minutes de ce processus hautement sensuel, je sentis sa tête se retourner vers moi et ses yeux s'ouvrirent pour s'engager dans les miens. C'était le signal suivant attendu pour passer à l'étape numéro trois : le baiser. J'approchai lentement mes lèvres des siennes. Elles se mirent en contact et sont restées ainsi pendant quelques instants, avant d'entreprendre un chaud et langoureux baiser qui sembla s'éterniser. La musique s'était faite lascive. Elle participait à nos ébats. Puis, d'un seul coup, il se retourna face à moi, étendu sur le ventre, et nous avons repris nos baisers et nos caresses qui s'accéléraient et prenaient un rythme qui me portaient à croire qu'il ne diminuerait qu'une fois l'extase atteinte.
J'ai ensuite entrepris de le lécher du cou aux orteils en passant par toutes les parcelles de son corps, devant et derrière, me gardant bien de toucher son sexe d'aucune façon. J'étais bien décidé à le faire baver d'envie que je le prenne dans ma bouche et que je le fasse grimper au 7e ciel ! Puis, une fois que je sentis qu'il avait atteint un point de non retour, que la suite n'allait que mener à l'explosion finale, je lui enlevai son short d'un seul coup, déballant de la sorte un sexe gonflé à bloc et de dimension fort généreuse. Son pubis était savamment rasé, ne conservant que quelques poils bien taillés. Son scrotum était glabre et lisse. En le touchant, ma langue a provoqué une réaction qui lui a fait pousser un soupir d'extase qui a contribué à intensifier mon ardeur et ma fougue. J'ai dégusté ce sexe de haut en bas et sous tous ses angles pendant de longues minutes. Il gémissait de plaisir. Sa respiration était puissante et bruyante. Cela m'excitait à l'extrême.
Puis, au moment où je sentis qu'il était sur le point de ne plus supporter mes caresses, je cessai d'un seul coup et allai m'étendre sur le dos à l'autre extrémité du canapé, sans dire un mot, en le fixant dans les yeux. Je retirai mon t-shirt et caressai du bout des doigts mes mamelons durcis par l'excitation. Il vint à ma rencontre, frôlant son corps sur le mien de mes pieds à mon torse, puis sa bouche rejoint à nouveau la mienne dans un autre baiser voluptueux. Il redescendit ensuite ses lèvres le long de mon torse et entreprit de me retirer mon sous-vêtement que je portais encore, mais qui était sur le point de déchirer tant il était tendu.
Sa bouche engloutit alors ma queue d'un seul coup, jusqu'à la garde. Je sentis ses lèvres sur mon pubis. Il resta ainsi pendant de longues secondes, puis recommença lentement, tout en accélérant le rythme. Sa langue était divine et me portait à voir des étoiles à chaque descente de sa bouche sur mon manche dur comme fer.
Nous nous sommes alors placés en position du « 69 » et nous avons passé de longues minutes à nous déguster mutuellement. Puis, de façon concertée et synchronisée, après une longue et bruyante escalade sensuelle, nous avons laissé jaillir notre semence en de longs jets saccadés et puissants. Je sentais les parois de mes joues frappées par cette cascade de sperme et j'en ressentais un énorme plaisir. Pour sa part, il accepta mes premiers jets en bouche, mais laissa le reste lui arroser la figure.
La pièce était envahie par nos soupirs et nos halètements de plaisir. La musique avait disparu derrière cette cacophonie sexuelle. Une fois mes esprits revenus, je me retournai pour aller terminer mon travail. Je léchai mon sperme sur ses joues et autour de sa bouche, puis je le gardai en bouche et approchai mes lèvres des siennes. Il hésita quelques instants puis sa langue envahit ma bouche, transférant du même coup le sperme de la mienne à la sienne. Nos langues se mirent alors à labourer ce mélange savoureux jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que le léger arrière-goût amer mais si agréable, qui n'a pas son pareil dans la nature. Nous sommes ensuite restés enlacés sur le canapé et avons sombré dans le sommeil. Lorsque j'ai ouvert les yeux, le soleil pointait dans le ciel derrière les buildings du centre-ville. Je me dis qu'à cette heure-là, les petits fonctionnaires de banlieue étaient sur le point de quitter la maison pour venir tuer le temps dans leur tour d'ivoire de la Colline parlementaire. Et que c'était bien le temps pour moi aussi de penser à retourner à la maison avant d'entreprendre ma journée de travail.
« Pourquoi tu ne prendrais pas congé... y'a longtemps que je ne me suis senti aussi bien. Ce serait dommage de briser cette belle ambiance, cette atmosphère si grisante. Je vais te confier une chose. Jamais je ne suis allé aussi loin sexuellement avec un homme jusqu'à maintenant. Tu m'a vraiment fait craquer ». Il avait bien raison. Moi aussi j'avais envie que ces instants se prolongent. Je pouvais bien faire exception pour une fois... surtout que c'était pour une bonne cause.
Nous avons passé le reste de la journée à nous caresser, à explorer chaque parcelle de nos corps. Je l'ai laissé me prendre, me pénétrer, se prolonger en moi. À au moins trois reprises. Lui n'était pas prêt à ça encore... mais il m'a laissé titiller son anus avec mon doigt enduit de lubrifiant que je traîne toujours dans mon sac à dos. J'ai eu l'impression qu'il ne détestait pas ça du tout. Nous nous sommes arrêtés pour prendre un café tôt le matin, pour manger le midi et pour aller souper au resto le soir. Nous nous sommes finalement quittés tard en soirée, après une dernière envolée sexuelle mémorable. À contrecoeur. La dernière image qui s'est imprégnée dans ma mémoire après que la porte de l'ascenseur se soit refermée sur son magnifique sourire et sa gueule d'enfer, c'est celle d'un homme incroyablement viril, d'une sensibilité insoupçonnée, d'une ouverture d'esprit surprenante et d'une sensualité déconcertante.
Au cours des heures suivantes, j'ai rêvé en permanence à l'instant où je le retrouverais. Mais ce rêve ne durera pas longtemps, puisque pas plus tard qu'aujourd'hui, j'ai reçu un courriel de Stéphane. Exactement deux jours après notre première aventure. Il a écrit : « Merci encore. Pure volupté. Je décroche pas... Tu m'as conquis, tu m'as mis le feu aux poudres... pas évident pour un pompier ! Moi qui hésitais tellement. Tout ce que j'ai manqué jusqu'à ce jour... Que fais-tu ce soir ? Moi je t'attends. »

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