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Le livreur
Les courses au supermarché, c'était la corvée. C'est devenu pour moi la récompense suprême. A cause des promotions pour la rentrée ? A cause des nouveaux horaires (jusqu'à 22 heures en semaine !) ? A cause de la livraison à domicile à partir de 50 € d'achat ? Vous n'y êtes pas du tout. A cause de Frédéric, le gentil stagiaire de la caisse rapide. Le blondinet frôle les dix-huit printemps. Il arbore sur le dessus du crâne une brosse courte et très carrée qui lui donne un viril air paramilitaire. Ses yeux sont vifs, rieurs, d'un bleu pervenche intense et sa bouche presque enfantine s'ouvre comme une bractée de bougainvillée. Quand il me dit, de sa voix câline « Bonjour m'sieur ! » (j'ai à peine plus de dix ans que lui !), je me sens fondre et une boule grossit dans mon arrière-gorge, envie soudaine de fruits juteux et de primeurs de l'île de Ré. Frédéric le sait, il en joue. Dès mon premier passage à sa caisse, il m'a percé à jour. En petit vicieux avisé, il me tente et m'appâte comme un souriceau espiègle. J'allais oublier : un immuable tee-shirt XXXL et des baskets rouges (au moins du 48 fillette) complètent l'uniforme de mon vendeur de charme. J'ai tout de suite remarqué son manège : dès que je dépose sur le tapis certaines marchandises à la forme suggestive - disons phallique - il me lance un regard malicieux et me fait un petit commentaire de son crû. Evidemment, bananes et courgettes ont sa préférence. Frédéric les caresse du regard, parfois du bout des doigts, lance un sifflement admirateur en me regardant par en dessous. J'ose à peine acheter du saucisson car mon fringant caissier ne se retient plus : il palpe voluptueusement l'engin (sous prétexte de déchiffrer le code-barre), le passe furtivement sous sa narine pour le flairer, m'en vante la texture compacte et la viande « premier choix ». Je le laisse faire en rougissant. Je m'arrange bien sûr pour être à peu près seul à sa caisse soit à l'ouverture (mais le novice est souvent moins disert, parfois franchement somnolent) soit en tout début d'après-midi. Comme je vis seul, je n'ai guère de produits dans mon caddie... à part une réserve impressionnante de merguez aux herbes, de sauciflards et de cucurbitacées géantes...
- Vous n'avez pas la carte de fidélité ? Dommage...
Frédéric, après son bonjour rieur, débute toujours par ce petit commentaire, mi-interrogatif mi-affirmatif. Il insiste particulièrement sur le dernier mot, dommage, qu'il prolonge par d'énormes points de suspension suggestifs... C'est devenu un rituel jusqu'au jour où, n'y tenant plus, je l'interroge sur les avantages de la fameuse carte de fidélité alors que mon jeune aspirant est en train de caresser fort impudiquement un lot promotionnel de chorizos.
- Deux avantages : primo, une première livraison gratuite à domicile quel que soit le volume des achats. Secundo : un p'tit cadeau-surprise. Tentant, non ?
Me voilà comme un con pris à l'hameçon, appâté par cette fameuse carte fidélité dont je n'ai nul besoin, mais l'occasion est trop belle ! Et comme Frédéric m'annonce d'une voix faussement placide qu'il fait lui-même les livraisons le jeudi, ma décision est prise : je suis illico un client inconditionnel de Franprix et je renonce à devenir végétarien. Jamais je n'ai attendu avec une telle impatience le milieu de semaine. Mon frigo déborde pourtant de victuailles, je suis écoeuré des courgettes et des concombres, je brûle d'abandonner au profit des fraises les bananes pâteuses et les litchis couillus mais rien n'y fait : je vais devenir un croisé de la Consommation et un inconditionnel de la livraison à domicile ! Vivement jeudi ! A quinze heures précises, deux coups de sonnette et une voix rieuse dans l'interphone. « Votre livreur ! » Les minutes qui précèdent sont toujours les plus délicieuses, le temps s'étire voluptueusement. J'imagine Frédéric entrant dans l'ascenseur, déposant son énorme carton, jetant furtivement un regard approbateur à son image dans la glace. Il a passé la main dans ses cheveux blonds et sifflote le dernier tube de Manu Chao. Vrombissement de l'ascenseur, la grille qui couine, le portillon qui claque, les énormes baskets-bateaux qui chaloupent sur le parquet ciré...Mon Petit Prince des caddies est exact au rendez-vous, son sourire doré dans l'entrebâillement de la porte est ma providence. Envie soudaine de le prendre dans mes bras, d'enfouir ma tête sous le gigantesque tee-shirt immaculé. Frédéric, ce jour-là, ne porte pas de jean mais un pantalon de toile très légère, très souple. A peine a-t-il déposé son colis dans l'office, j'ai tout de suite remarqué, quand il s'est redressé, la protubérance moulée contre sa cuisse gauche. A-t-il remarqué que j'avais remarqué ? Il n'en laisse rien paraître, jette un coup d'oeil circulaire à l'appartement, me complimente sur mes posters en s'attardant plus longuement devant l' oeuvre de Pierre et Gilles que je préfère, « Le Garçon attaché ». Frédéric reste planté devant le tableau, sidéré. Il y a de quoi ! Son corps livide est entravé de cordages blancs et sa queue, trop énorme pour être emprisonnée, jaillit d'un minisplip de neige. Le gros oeil du gland s'arrondit de désir exacerbé, luisant, exorbitant. Les cuisses largement entrouvertes laissent saillir le membre énorme qui défie les entraves. Un cordonnet enserre le cou de la victime, juste ce qu'il faut pour faire saillir la pomme d'Adam appétissante. Les lèvres de la gazelle pâmée, fraîches et purpurines, s'ouvrent sur une rangée de perles, les yeux sont veloutés et sombres et les sourcils bruns se rejoignent presque, donnant au supplicié un gentil air farouche. Le cheveu d'ébène est ras, la chair rosée, le corps à la fois musculeux et gracile. Deux pôles fascinants : la bouche appétissante et la queue turgescente. Magnifique offrande votive à qui ne manque que le verbe : « Viens, libère-moi, baise-moi. Viens, mon beau sauveur, libère ma queue entravée. Elle est trop à l'étroit, comme un sceptre elle flamboie. Suce-la, suce-moi. Caresse ma peau de rêve ! Palpe mes pectoraux ! Pince mes tendres tétons ! Serre ma gorge pantelante ! Baise mes lèvres gourmandes ! Pose ta bouche dans le creux des paupières ! Vrille ta langue entre l'émail de mes dents ! Plus loin, plus profond, jusqu'au fond de ma gorge. Joue avec ma langue, comme une liane souple, comme un Arlequin acidulé qui libère tout son suc. Viens ! Libère mes couilles congestionnées, empoigne-les à pleines mains, fais rouler entre tes doigts les agates épilées, les gros bonbons juteux ! O Viens mon bel archange ! Et dans mon cul fondant enfonce ta phalange... » Frédéric s'est retourné. Il semble chaviré par tant de beauté, comme sonné. La face interne de sa cuisse me paraît encore plus tuméfiée. Je m'approche ému, la gorge nouée. Mon séduisant livreur semble être ailleurs. Il murmure extasié : « C'est beau l'Art, c'est rudement beau... » Puis soudain, il revient à la réalité, s'aperçoit qu'il n'est plus dans une roseraie enchantée mais bel et bien dans mon appartement. Alors, il s'ébroue, lance un grand rire enfantin, passe la main dans sa brosse rase.
- Tu ne me demandes pas ton cadeau Bonux ?
C'est la première fois depuis deux mois qu'il me tutoie. Nous sommes dans un tout autre contexte. Ni client ni livreur, juste le désir. Et la gloire des pédés libérés ! Et l'exhibition avant les promotions ! Je me suis approché, aimanté par sa jeunesse rayonnante. J'ai posé ma main sur la cuisse bosselée. C'est chaud, délicieusement galbé. Le tissu est frais et souple. Mon autre main palpe le fessier nerveux et, sous cette caresse peut-être un peu trop audacieuse, la croupe juvénile frémit un instant. Nervosité ou impatience ? Mon poulain se love contre moi, bien au chaud, ses lèvres effleurent les miennes et son souffle susurre :
- C'est moi ton cadeau Bonux...
Est-il possible que ce grand gars dégingandé soit si romantique ! Qu'il cache des airs de pâtre grec sous son grand tee-short délavé ? Franprix n'a décidément pas de prix, son livreur m'ouvre le Paradis. Sa bouche est fraîche, un bouton de rose. Nous sommes tous deux dans un Eden... Je soulève l'ample vêtement, déjà il jonche le sol comme une corolle fanée. La poitrine de l'adolescent est glabre, ni poils ni graisse superflue, un peu efflanquée même, comme je les aime. Les seins sont petits et mignons, très bien dessinés. Sous le nombril, un sillage de poils auburn indique vers le Sud la bonne direction... Je me suis agenouillé devant mon idole, défais patiemment le cordonnet retenant le pantalon de serge. J'aime faire durer le suspense, abaisser le vêtement peu à peu, plus bas, encore plus bas... Je m'attendais à voir Fred à poils, il arbore à présent un magnifique caleçon bleu ciel de chez Gap, très ample. Contre la cuisse, toujours le renflement si troublant. « Viens, libère-moi, libère-la de ses liens... » chuchote au-dessus de nous le Garçon du poster. J'ai abaissé peu à peu le caleçon printanier et, durant l'opération, les ongles de ma main gauche griffent tendrement la fesse rebondie. Plus bas, toujours plus bas, lentement... Stupeur ! Encore une surprise. La surprise du chef ! Ce Fred est un farceur. Et le gamin rit de plus belle tandis que, fasciné, je contemple la trouvaille du produit d'appel : sa pine est prise dans un étui de ficelle, cette protection maillée qui moule les charcuteries. Et autour de la saucisse humaine, l'inévitable bague en papier attestant la fabrication et la date de péremption : « Justin Birdou LE BATON DE BERGER Viande sélectionnée ». Avec quel art Fred s'est ainsi harnaché pour me séduire et me complaire ! Avec quel patience il a peaufiné ce génial emballage si respectueux de l'environnement ! Et je comprends mieux son trouble devant mon poster : le même fantasme, le même désir. Libération du plaisir. Consommation et manducation. Ceci est notre corps offert, prenons et dégustons ! Je dénoue la bite entravée. Le pis pend lourdement, oblong et laiteux. Le lien a laissé sur la peau blême un entrelacs rosé. La gland non circoncis se dégage à vue d'oeil des replis mouillés tandis que le bâton en question prend des allures de sceptre impérial. J'aime voir un zob en lévitation progressive, avec ses petits sursauts, ses tendres saccades, un rien de timidité peut-être... Frédéric, penché sur le miracle de l'Ascension, a légèrement rougi mais c'est de bonheur anticipé. L'arc est maintenant si bandé qu'il flirte avec l'ombilic. La peau est si tendue que les couilles semblent à l'étroit dans leur escarcelle violacée. Fred est novice, il ne s'épile pas. C'est un peu broussailleux et négligé, comme un jardinet encore en friche. Rien de gênant, la bébête juvénile n'en est que plus touchante. Impressionnante plutôt. Je me mets debout et, en un tour de main, me débarrasse de mes vêtements. Mon beau livreur autolivré en fait de même, ne gardant que ses Nike monstrueuses. Ca me plaît, c'est encore plus troublant. Ce jeune titan à la queue de béton et aux tatanes de plomb ! Avec une peau de pêche, si douce, si veloutée ! Debout, l'un contre l'autre, nous nous frottons. Notre peau s'apprivoise, nos sexes se confrontent et s'agacent mutuellement, roulant l'un sur l'autre, se bousculant sans façon. J'ai empoigné mon braquemard et m'amuse à titiller son gland. A l'aveuglette, juste la sensation, la double sensation, mon gland rubicond contre son chibre rose. C'est chaud et poisseux. C'est dur et nerveux. Envie brutale de conclure, rage soudaine d'être énergique. J'empoigne ses fesses musclées, les harponne. Il fait de même, s'agrippe à ma chair généreuse. Nous nous lustrons plus intimement, nous comprimant comme si chacun voulait s'assimiler l'autre, prendre sur sa poitrine l'empreinte de l'autre. Nos teubs se cabrent, croisent le fer. Frédéric halète, mord ma lèvre... Ma main droite a abandonné son postérieur et tente d'agripper ses cheveux. Peine perdue, la brosse est rase, je me venge sur son téton droit, le vrille avec perversité. Mon bel ange gémit... Il a empoigné mes couilles, avec difficulté, tant les burnes sont congestionnées et font corps avec le manche. J'ai fait de même. Nous secouons notre marchandise premier choix. C'est brûlant et énorme. Nous nous défions comme deux samouraïs en rut dégainant leurs gigantesques sabres. Banzaïiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...Double geyser, spasmes saccadés et interminables. L'impression que nos douilles explosent en se vidant. Nous nous sommes effondrés sous la mitraille... Nul ne peut dire à qui appartiennent les munitions. Fred est affalé de tout son long, au milieu des conserves qui ont roulé sur le carrelage. Une rosée opalescente ourle son menton, sa main droite est blanche d'écume. Des filaments sont restés accrochés à mon poitrail. Je me suis adossé au mur de la cuisine pour reprendre mon souffle. Frédéric s'approche de moi, à quatre pattes. Il rampe vers sa victime consentante, pourlèche mon buste velu comme un chaton lapant son lait. Je n'ai pas la force de l'en dissuader. Sa langue est douce et râpeuse, ses cheveux drus brossent mon menton. Je suis aux anges, je récupère et tandis que mon jeune amant me toilette, je caresse rêveusement son dos interminable...
- Au fait, la semaine prochaine, il y a une grosse arrivée de crèmes Mont Blanc en promo... Tu en prendras un lot pour ta prochaine livraison ?
Pourquoi pas, Fred ? Après mon indigestion d'aubergines et de chipolatas, une monocure de desserts lactés me fera le plus grand bien. C'est bon pour la santé, un peu moins pour la ligne, mais qu'importe, mon joli, tu le sais déjà, avec toi je po-si-ti-ve ! A jeudi !

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