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L'homme à la camionette
Le feu tricolore se précipita sur moi alors que je sollicitai l'accélérateur. Il était tard, j'étais fatigué et j'avais envie de raccourcir au maximum le délai qui me séparait de mon lit.
Orange ! Rouge ! Trop tard ! Je freinai un peu brutalement réveillant ainsi mes deux passagers, Manu, un de mes meilleurs amis, et sa dernière copine en date. Je ne prends jamais de risque avec les feux rouges, les stops, les cédez le passage et les priorités à droite. Même si la ville semblait endormie et déserte, il valait mieux être prudent : le samedi soir, beaucoup de jeunes pensent qu'on peut faire impunément du rallye automobile dans les rues. Nous étions presque arrivés. J'étais en face de l'entrée du parking souterrain dans lequel je devrais garer ma voiture après avoir déposé les deux tourtereaux. Nous habitions dans le même quartier et j'avais fait le chauffeur pour nous rendre à une soirée sympathique entre amis.

Alors que j'attendais que le code de la route veuille bien m'autoriser à avancer, je vis un homme en train de fumer, adossé à une camionnette blanche, stationnée près de l'entrée de mon parking, sur un petit terre-plein. Cela m'apparut incongru car, dans cette ville qui jouxtait Lille, à deux heures du matin, les rues étaient désertes depuis longtemps et ce, même dans le centre-ville. Il était placé sous un réverbère lui donnant un teint jaunâtre et sa camionnette n'était pas garée sur un emplacement réservé. Que faisait-il là ? J'essayai de deviner ses traits bien qu'il fut à une vingtaine de mètres. L'homme était grand, pas trop enveloppé, le cheveu couleur queue de vache comme dirait ma mère avec élégance. Il était vêtu d'un jean et d'une chemise à carreau. Il avait peut-être entre 25 et 40 ans.
Vert ! Je tournai pour faire le tour du pâté de maison et déposer mon ami et sa copine. Deux bises à chacun, un vague rendez-vous téléphonique pour les jours suivants, et ils s'engouffrèrent prestement dans leur immeuble. Je me frottai les yeux un peu rougis par la soirée enfumée, l'alcool et le tabac assaisonné.
Je redémarrai pour prendre une rue qui me ramenait à l'entrée du parking. Plus de camionnette, plus d'homme à la cigarette, le lieu était redevenu aussi vide que le reste de la ville.
La voiture garée, je commençai avec ennui mon périple pour rentrer chez moi et faire la fête à mon lit. L'office des HLM m'avait généreusement octroyé un parking qui se trouvait à près de 500 mètres de chez moi. J'avais acheté une nouvelle voiture et par crainte d'un vol, j'avais donc accepté. Je m'engouffrai dans la rue que j'avais parcourue en voiture juste avant. Quand je vis au loin une camionnette blanche traverser lentement le carrefour dans lequel la rue aboutissait. Je pouvais sentir peser sur moi le regard de l'homme que j'avais vu. J'étais persuadé que c'était lui. Je vis la camionnette finalement disparaître. Une peur irrationnelle m'envahit. Et si le type allait m'agresser ? J'avais beau habiter devant le commissariat central, cela n'empêchait pas les agressions dans les rues adjacentes. Je marchai le plus lentement possible.
Arrivé au carrefour, j'examinai l'avenue par laquelle la camionnette était partie. Je n'avais pas le choix, il faudrait que je l'emprunte à mon tour si je ne voulais pas faire un détour. Pas de camionnette en vue. C'était brillamment éclairé et donc je pouvais voir venir d'éventuels agresseurs.
Je fis quelques dizaines de mètres, quand j'entendis le bruit d'un véhicule qui s'arrêta à ma hauteur. C'était la camionnette blanche. Le type baissa sa vitre et m'interpella : - Salut ! - Salut » répondis-je prudemment. Je pus détailler son visage. Un physique banal, pas plus de 35 ans.Des cheveux un peu bouclés et un peu longs. Des yeux bleus ou gris. Une grande bouche un peu molle, un nez droit et un peu en trompette. - je peux vous raccompagner chez vous ? Je restai un peu interloqué. J'hésitai un instant. J'étais largement de taille à me défendre, il me restait bien 300 mètres avant d'arriver chez moi. Néanmoins, je n'avais pas l'habitude de me faire emballer comme ça, dans la rue par des inconnus. - non je vous remercie, c'est à coté ». Je regrettai immédiatement les paroles que j'avais proférées. - Excusez-moi alors, bonne nuit » répliqua-t-il
« Quel con ! Mais quel con ! ». Je me fustigeai in petto alors que la camionnette s'éloignait rapidement. J'avais peut-être raté enfin une occasion d'avoir des relations sexuelles. « Merde ! ». Car ce type, je n'en doute pas un seul instant avait voulu m'embarquer pour coucher avec moi. J'avais presque 31 ans et je n'avais pas connu les joies du sexe ni avec des filles ni avec des garçons. Mes recherches sur minitel ne m'avaient apporté que rejets, amertumes et désillusions. J'étais encore seul et sans amant après 3 mois de dialogues et de rencontres inabouties. Une pensée particulière à Mme France Telecom qui pompait une partie non négligeable de mon salaire puisque je ne pompais pas moi-même à cause de mon sale air.
Je tournai les clefs dans les deux serrures de ma porte d'entrée et je m'effondrai dans le clic-clac tout neuf que je venais de m'offrir au cas où je ne rentrerai pas seul. Je ne l'avais pas payé très cher mais il remplacerait le moment venu, mon lit d'une personne qui était celui que j'avais chez mes parents depuis la fin de l'adolescence. Dieu que je le détestai !
Je repensai à cet homme à la camionnette et à l'attitude étrange. Cela m'échauffa le sang. J'aurais du lui dire « oui, ce n'est pas très loin » en lui décochant mon plus beau sourire. Il m'aurait répondu par un charmant sourire, lui aussi, et je serais monté dans sa camionnette. Je lui aurais montré comme accéder au petit parking qui se trouvait au fond de l'allée où j'habitais, en contrebas de la ligne de métro qui menait à la fac. Après il y aurait eu un silence gêné ne sachant que faire. Je me serai entendu lui dire maladroitement comme dans un mauvais film « je vous offre un dernier verre ? ».
Nous ouvrîmes la porte et nous descendîmes de la camionnette. Il donna un tour de clef. Il m'aurait pris par la taille. Il n'y avait pas de risque de rencontrer quelqu'un à deux heures du matin largement passées. J'habitai au rez-de-chaussée. Pendant que je tournai les clefs dans les deux serrures, il se tint derrière moi, les mains posées sur mes hanches.
Je le fis rentrer chez moi sur le petit pallier, prélude à l'escalier qui descendait dans la salle de séjour. La porte à peine fermée, il me plaqua contre la porte. Sa bouche écrasa la mienne et nous embrassâmes sauvagement alors que nos mains fébriles étaient à la recherche de nos corps enfouis sous nos vêtements. Enfin, les pantalons tombèrent sur le sol et nos verges jaillirent. Il me tint par les fesses. Nos sexes telles de vaillantes combattantes s'affrontaient et se malaxaient. Le plaisir me fit pousser quelques grognements. Je voulais son corps chaud, attirant et légèrement parfumé. Je voulais goûter son sexe, capter son odeur de mâle, lécher l'intérieur de sa raie puis me faire prendre là, debout pour faire disparaître mes tourments dans un torrent de plaisir dont cet homme serait la source. Il m'emporta vers des sommets de volupté que je n'avais jamais atteints seul et aussi dans les gouffres de lubricité dont je ne soupçonnais pas l'existence.
Repus de mon corps et de sexe, il me quitta sans un mot, avec un petit sourire. Complètement abandonné sur le sol du pallier, j'entendis à travers la porte la camionnette s'éloigner, la conscience fragmentée, le cul cassé.
...
La camionnette se serait arrêtée sur le petit parking qui se trouvait au fond de l'allée où j'habitais, en contrebas de la ligne de métro qui menait à la fac. Il m'aurait regardé intensément avec une lueur de désir sauvage. Il aurait défait sa braguette et aurait sorti sa verge, longue et épaisse qui commençait à durcir. Il la tenait à deux doigts et joua avec, tout en me regardant avec un regard lubrique. Il me prit par la nuque et me guida vers son mandrin turgescent et odorant. J'ouvris la bouche et happa l'exquise confiserie qu'il m'offrait. Je l'aurais sucé goulûment. Il poussa des soupirs de plaisir à chacune des mes aspirations et de mes voyages sur ce long, imposant pieu de chair, palpitant et doux. J'aurais découvert le goût d'une bite, la bite d'un inconnu, dure, énorme, goûteuse, savoureuse, vivante !
Alors que je me repaissais de son sexe, au bout d'un moment, il me dit « j'ai envie de ton cul » en me désignant le fond de la camionnette. Je lui donnai mon accord par un regard vicieux. Je me relevai et nous sortîmes rapidement. Il ouvrit la porte arrière et je montai dans la caisse. L'endroit était exigu et le sol recouvert d'une sorte de couverture verte foncée autant que je pouvais juger. Nous n'étions éclairés que par la lumière crue et orangée des lampadaires de la voie express qui passait en contre bas. Sans hésiter, je baissai mon pantalon offrant ma rondelle à ce premier amant qui allait s'immiscer dans mes terrains vierges. Il monta avec moi et ferma les portes. Je m'installais tant bien que mal, la tête entre les deux sièges avant, excité et impatient. Puis je sentis sa langue me caresser le fondement et ses mains partirent à la recherche de mon sexe.
Après quelques caresses buccales et mouillées, il écarta de ses mains calleuses mes fesses tendues. Il m'écartela de son pieu énorme sans plus de ménagement. Un éclair éclata ma conscience et je fus plongé dans un mælstrom de sensations contradictoires faites de plaisir et de souffrance. Il me laboura longtemps. A chaque coup de son énorme boutoir, je poussai un petit cri et je buttai contre les sièges. Le sentiment d'être possédé éteignit la dernière étincelle de conscience de moi-même. Nous jouîmes bruyamment et simultanément. J'arrosai le dos du siège conducteur et une chaleur explosa sur mon dos. Il sortit de la camionnette. Il se serait rhabillé rapidement. Il se serait adossé à la camionnette et aurait allumé une clope. Péniblement, je me serais rhabillé et sans même un regard je serais rentré un peu penaud. J'entendis à travers la porte d'entrée la camionnette s'éloigner.
...
« J'ai envie de ton cul ». Je l'aurais embrassé goulûment. Les portes auraient claqué bruyamment dans la nuit. Je m'allongeai, le ventre sur le capot encore chaud de la camionnette. Je dandinai de la croupe pour l'inviter à me déflorer. Il défit ma ceinture et découvrit mes fesses. J'avais peur qu'un de mes voisins sortent et l'appréhension d'être surpris augmenta mon impatience à le voir me sodomiser. Il pétrit mes fesses et glissa sa langue sur mon anus. « tu aimes ça salope ». J'ondulai à chacun de ses coups de langue et je gémis de plaisir. Je l'entendis cracher et passer sa main sur mon anus. Je sentis son gland peser contre mon anneau serré et vierge. Il entra sans plus tarder et une sensation fulgurante me traversa les reins. Il me lima lentement puis plus sûrement au fur et à mesure que je me détendais. Nous étions sur ce petit parking désert forniquant sur le capot de la camionnette, quasiment à la vue de tous. Pourvu que personne n'aille vérifier les étranges bruits que nous faisions !
Il se retira et me retourna. Je fus alors sur le dos. Je me dégageai de l'entrave de mon pantalon et il put mettre mes jambes sur ses épaules. Il me reprit sans coup férir. Je me masturbai en même temps qu'il me pilonnait furieusement. Nos chairs claquaient dans la nuit alors que nous nous ahanions bruyamment...
Je vis la camionnette s'éloigner, je serais resté les bras ballants, un peu tremblant, le ventre couvert de nos spermes, le pantalon et le caleçon baissé, le fondement endolori, et mon être rassasié et vidé.
...
Je serais monté dans la camionnette. Par petites phrases impersonnelles, je lui aurais indiqué le chemin. Nous aurions parcouru les quelques 300 mètres qui nous séparaient de mon appartement. J'étais un peu tendu car je n'aurais pas su ce qui allait se passer après. Le véhicule glissa jusqu'au fond de l'allée où se trouvait un petit parking en contrebas de la ligne de métro qui menait à la fac.
L'homme arrêta sa camionnette et me regarda. Je n'osai pas le regarder dans les yeux. Sa main me caressa la joue provoquant en moi une décharge électrique. Avec sa main, il me fit relever la tête. Je ne pus faire autrement que de le regarder droit dans les yeux. Son visage était charmant et doux. Ses yeux verts scrutaient la moindre de mes réactions timides. Il continua à me caresser la joue comme il l'aurait fait avec un enfant un peu boudeur. « Je peux t'embrasser » dit-il doucement en me souriant. Je fondis instantanément. Je sentis une douce chaleur monter de mon bas-ventre vers mon visage que je sentis devenir rubicond. Ses lèvres s'approchèrent des miennes et je pus sentir son souffle un peu enfumé. Son odeur poivrée et légèrement parfumée m'enivra. Il déposa un doux baiser sur mes lèvres. J'oubliai où j'étais et je ressentis une joie débordante qui déferla comme le soleil inonde le paysage après une trop grande nuit de désirs contrariés.
« tu tu... veux venir chez moi ? » bredouillai-je. Il sourit. « oui » répondit-il dans un souffle. Je lui dis « je n'ai jamais... euh enfin c'est la première fois que... » Il posa un doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Il s'approcha à nouveau de moi et m'embrassa lentement.
J'ouvris la portière et je descendis. La fraîcheur de la nuit contrastait avec le feu de mes joues et qui brûlait en moi. Il vint me rejoindre et nous nous rendîmes devant la porte de mon appartement qui se trouvait au rez-de-chaussée. Je fis jouer les deux serrures et nous pénétrâmes silencieusement dans ma tanière de solitaire. J'allumai le plafonnier qui dispensa une lumière un peu crue. Nous descendîmes les marches qui menaient à la salle de séjour. Je lui désignai le clic-clac tout neuf. J'enlevai mon blouson que je jetai sur une chaise. Il enleva également le sien et me le tendit. Je pouvais contempler cet homme à la camionnette maintenant en pleine lumière. Il avait sans doute un tout petit peu plus de 30 ans mais il avait déjà des rides d'expression assez marquée. Il avait du charme, les traits réguliers et le visage plus avenant que celui contemplé dans la pénombre de la ville. Son blouson rejoignit le mien. Je m'assis à ses cotés. Je pouvais sentir sa douce chaleur à travers nos vêtements bien que nous ne nous touchions pas. J'allais lui demander s'il voulait boire quelque chose mais il m'attira vers lui et m'embrassa. C'était la première fois que je sentais une autre langue dans ma bouche. Des frissons me parcoururent et éveillèrent en moi un désir puissant et doux à la fois.
Je me donnai à lui sans compter, sans réticence avec passion. Il était très tendre, très attentionné très respectueux de mon corps et de mes désirs. Je pouvais enfin goûter à l'ivresse de mes profondeurs. Je lui rendis, maladroitement sans doute, le plaisir qu'il me procurait. La jouissance de nos deux corps décuplait la volupté dans laquelle je me perdais.
Je me réveillai. Je le vis à coté de moi, sa respiration régulière. J'étais épuisé, son odeur tatouée sur ma peau encore en sueur, avec le goût de sa semence dans la bouche. Les tétons et mon anus me faisaient mal mais je me souvins surtout du plaisir qu'il m'avait procuré et que je lui avais donné, je pense. C'était ça faire l'amour. Et bien maintenant je compris. J'étais en phase avec mes semblables maintenant que j'étais un homme. Je compris pourquoi la passion, l'envie de sexe, le plaisir qu'il procurait, et aussi son manque, pouvait rendre les hommes irrationnels et fous. J'étais relié à tous ces êtres humains qui se perdaient pour ces instants de pur bonheur. J'avais à nouveau envie de goûter à son corps et me livrer encore une fois à lui. Je m'approchai et me collais contre mon premier amant. Il se réveilla et se retourna. Je pus me blottir contre lui.
Il serait parti toujours sans un mot sans même que je sache son prénom ni où il habitait.
Je ne l'aurais jamais revu.
...
Je l'aurais revu. A chaque fois, il serait venu sans prévenir toquer à ma porte au beau milieu de la nuit pour me faire à nouveau l'amour. Toujours sans rien savoir de lui, je me serais donné corps et âme, partageant des moments de plaisirs intenses, un feu de sexe et d'amour qui aurait éteint celui glacial des tourments et de la solitude.
Et puis, un soir, je lui ouvrirai la porte et je lui ferais signe de la tête pour lui indiquer que je n'étais pas seul. Il aurait compris et serait remonté tristement dans sa camionnette, les épaules un peu voûtées. Mon homme, allongé nu dans le clic-clac qui nous servirait de lit, ainsi réveillé, m'aurait demandé un peu furieux, « c'était qui à cette heure ? ». Je lui aurais répondu « rien, ... une erreur sans doute ». J'aurais fermé la porte d'entrée et j'aurais entendu la camionnette s'éloigner.

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