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Une balade à vélo
L'été est enfin arrivé, ma saison préférée ! Pourquoi ? Parce qu'il fait beau, parce qu'il fait chaud, parce que la gars sont moins habillés... Ha oui ! Un autre petit détail anodin... Parce que je suis en vacances tout le mois de juillet ! C'est quand même à ne pas négliger ! Toujours est-il que c'est l'été, je suis en vacances depuis quelques jours et cette année, contrairement au dernier, j'ai décidé que mon vélo ne ramasserait pas la poussière, comme il l'a fait tout l'été passé et tout l'hiver. Un petit tour chez docteur vélo, question de le remettre sur pieds, ou sur roues, c'est comme vous voulez ! Et me voilà prêt pour de merveilleuses balades dans les nombreuses pistes cyclables de Montréal. Ma préférée, le Canal Lachine, 15 kilomètres pour se rendre jusqu'au bout, dans un merveilleux petit parc qui fend le fleuve. Et naturellement 15 kilomètres pour revenir... Pour un gars comme moi qui ne fait pas du tout d'exercices, mis à part les 40 minutes aller-retour de marche à pieds pour me rendre quasi quotidiennement au travail, c'est un exploit juste à penser de le faire, mais cet été je me suis promis de le faire à tous les jours que Dame Nature me le permettrait, ou du moins, le plus souvent possible.
Ma première balade à vélo fut assez mémorable, je dois le dire. C'est justement celle-là que je m'apprête à vous raconter. Je la qualifie de mémorable et je l'espère, vous le comprendrez plus tard, je veux qu'elle reste LA plus mémorable de mes balades à vélo. Donc, tout ceci se passe par un de ces beaux vendredis après-midi, en tout début d'après-midi, le soleil est présent, très présent, il fait chaud, il fait beau, pas un nuage gris à l'horizon, que quelques petits moutons blancs ça et là, pour agrémenter ce merveilleux ciel bleu. Tout est parfait pour ce qui s'annonce être une merveilleuse journée en solitaire ! Et oui, en solitaire parce que j'ai beau me vanter d'être en vacances, je suis le seul de ma gang d'amis à l'être, donc personne de libre en semaine pour m'accompagner. J'enfourche donc ma monture et me dirige vers la piste cyclable la plus près de chez moi. Il est environ 13h, et si mes calculs sont exacts, je serai de retour chez moi vers les 17h pour un souper petit léger, suivi d'une petite soirée prévue entre amis, dans mon bar préféré, afin de relaxer d'un excès d'exercice, devant quelques pichets, à regarder la terrasses se gorger de mecs plus beau les uns que les autres. Mais revenons donc au présent qui nous occupe... Cette fameuse balade... C'est vraiment des plus agréable, un petit vent tiède souffle à contre sens dans mes cheveux longs, me rafraîchissant quelque peu. Sur mon 15 vitesses, je me sens libre, je me sens bien, je me sens heureux... Et la journée ne fait que commencer, et mes vacances ne font que commencer... Ha ! Les vacances ! Ha ! L'été !
Je roule donc tranquillement mais sûrement sur la piste cyclable. Pas grand chose d'intéressant pour l'instant, on est en plein centre ville, sur René-Lévesque, donc rien de bien attrayant ! Trop d'autos, trop de bruit, trop d'obstacles. Mais je me dirige vers le Vieux-Port de Montréal, un endroit qui fourmille de gens et de choses à regarder. Et du monde, il y en a plus qu'il en faut aujourd'hui ! Je traverse donc tranquillement, parce que je n'ai pas le choix si je ne veux frapper personne, cette marrée de touristes, de petites familles, de couples amoureux et de jeunes survoltés. Au passage, des petits regards à gauche, à droite et devant pour être certain de ne rien manquer des passants, des spectateurs, des bronzés sur les pelouses, des mecs à vélo, des mecs en patin, des mecs sur leurs planches ou à pieds... Les filles ? Bon, je les regarde un peu... surtout celles qui sont bien accompagnées... seulement celles qui sont accompagnées en fait, et c'est simplement parce qu'elles sont tellement collées sur leurs mecs que je n'ai pas le choix de les voir ! Vous m'excuserez les filles, mais à chacun ses priorités ! La mer humaine enfin traversée sans accident, je reprends donc la direction de la piste cyclable du Canal Lachine. La aussi c'est assez bondé, c'est souvent à la file indienne qu'il faut rouler, tellement de monde il y a et les dépassements sont souvent périlleux, le contresens étant tout aussi congestionné. Normal avec cette température rêvée. Je vois en fait que je suis pas tout seul en vacances. J'aime pas trop le stress que génère cette conduite dans un trafic dense mais ça roule assez bien et c'est quand même très agréable comme randonnée. Un semblant de campagne qui nous fait un peu oublier, cette ville si polluée, juste là à côté.
Je roule donc nonchalant et allègrement dans cet alignement de roues qui semble aller vers l'infini, en reluquant au passage les croisements du contresens et du dépassement. Tranquillement, doucement en restant derrière les moins rapides, par prudence mais aussi par insouciance du temps qui passe et qu'il me reste, suivant le rythme, roulant sur la vague, en profitant du merveilleux décor naturel, architectural, pittoresque et humain qui m'enveloppe. J'effectue quelques dépassements de temps à autres, question de ne pas rester derrière les plus lents, comme ces minuscules petits enfants qui tentent désespérément de rester debout sur leurs roues alignées et qui sont quelques fois affreusement dangereux, pour eux comme pour moi mais en même temps tellement drôle à regarder aller. Question aussi de voir ce qu'il y a plus en avant ! Il fait très chaud et je me rends soudainement compte que j'ai pensé à tout sauf à l'inévitable besoin de me désaltérer... Étourdi que je suis, j'aurais dû y penser, par cette chaleur, en trois ou quatre heures de vélo que je prévois faire, c'est comme assez évident que le jus va manquer ! Et naturellement pas de dépanneur en vu, pas non plus de petit vendeur qui vous arrache trois dollars pour une minuscule bouteille d'eau, rien ! C'est comme les taxis, ils te tombent sur les nerfs quand t'en as pas besoin mais se font rares comme mes amants quand tu désespère d'en voir un. Je suis au tout début de cette randonnée, là où les nouveaux condos construits dans des anciennes usines commencent à nous narguer. Ici c'est vraiment bien, je rêve souvent de venir y vivre, les lieux habités sont superbes, la vue est imprenable, mais le prix à payer pour ce supplément de bonheur et de liberté ou ce petit luxe n'est souvent pas abordables pour un petit salarié comme moi. Je fais donc une petite pause ici, devant ces monuments du passé remis à neuf, question de reprendre mon souffle un peu et de désaltérer ma gorge sèche avec le peu de salive qu'il me reste. Je me laisserai rêver quelques minutes, affalé sur un banc, en admirant ces lieux de rêves d'où je ne mettrai probablement jamais les pieds. Un banc en lisière de la piste m'attire plus que les autres, parce qu'il est juste en face d'un des plus beaux édifices à condos du quartier mais aussi et surtout parce qu'il est occupé par un petit blondinet semblant assez agréable à contempler... Vous l'ai-je déjà dit que j'avais un tout petit côté voyeur ? Avec les immeubles autant qu'avec les mecs, mais pas pour les mêmes sensations que cela me procure...
Je m'assois donc sur ce banc, la tête penchée vers l'arrière, face au soleil, pour ingurgiter un peu de ces chauds rayons de vacances. Je reprend mon souffle, avale pour ne pas dire cherche ce qui me reste de salive, pas très désaltérant en fait ! Mais ça fait du bien de s'arrêter un peu. J'ai un étrange sentiment tout à coup, je me sens observé... Je relève la tête, ouvre les yeux et regarde à mes côtés ce jeune vacancier qui lui aussi me regarde. Il me sourit, je lui renvoi le mien en réponse. Une discussion stupide et facile s'en suit; "Il fait beau !", "Il fait chaud !", "Oui !", puis je lui raconte mon stupide oubli et l'inévitable, je dirais plus l'inespéré arrive ! Il me lance tout bonnement, comme ça, qu'il habite tout en face, dans l'un de ces condos et m'offre généreusement de l'accompagner chez lui pour que je puisse étancher ma soif et me rafraîchir un peu. De la bonne eau froide, du jus, l'air climatisée... Comment dire non à cette généreuse proposition ! Comment dire non à ce merveilleux proposant ! Je le suit donc, sans trop me faire prier, sans me faire prier du tout en fait et nous nous dirigeons vers sa cour arrière, par une petite porte dissimulée dans une clôture recouverte de plantes grimpantes, ce qui donne à cette petite cours discrète, un cachet très intimiste. J'y stationne mon vélo et entre derrière lui dans son appartement. Un très beau loft à airs ouvertes, grand, immense faudrait dire, bien décoré et très accueillant. Il m'offre l'énorme divan en plein centre de la pièce, pendant qu'il ira me chercher à boire. Je m'y affale en admirant la merveille de nid coquet qui m'entoure, en ne lâchant pas d'un oeil l'autre merveille qui de dos, se dirige vers la petite cuisinette. Il est vraiment à croquer, torse et pieds nu, un short juste assez ajusté, un dos, des cuisses et... des fesses à vous frétiller l'imagination. Mais trêve de biologie appliquée, j'admire tout court. Il revient en ma direction avec deux énormes verres de thé glacé, très glacés, m'en tend un et s'assois à l'autre bout du divan. Je le remercie, lui lançant du même coup mon habituel regard évocateur et ce si stupide sourire que ma timidité m'afflige. Il me retourne un bienvenue, un regard surprenant et un trop joli sourire. Je dois avouer que je suis très content d'avoir oublié à boire, de l'avoir suivi jusqu'ici, d'être là et je dois avouer aussi que j'ai ce petit espoir profond, émergeant en moi, qu'il y aura plus qu'un simple verre de thé glacé, dans cette fortuite et inattendue rencontre.
L'air climatisée est des plus rafraîchissante, le thé glacé aussi ! On discute un peu, de tout et de rien, un peu de nous mais sans trop, question de ne plus être des étrangers ou du moins de l'être moins. La discussion est intéressante et le rapprochement qu'il effectue sans trop de discrétion, mais avec une certaine crainte et une timidité certaine l'est tout autant. Il fini donc par se retrouver tout près de moi, sourire aux lèvres, et quelles lèvres, me lançant un regard semblant vouloir dire; "Allez, saute moi dessus, je ne dirai pas non !". En tout cas c'est ce que je déchiffre. Ai-je raison, je ne sais plus trop, la nervosité s'empare de moi puis, mon petit moi intérieur, un de mes deux petits moi, celui qui est plus frivole que l'autre me réveil; "Il pourrait être juste innocemment gentil mais il n'est pas plus fou qu'un autre, que moi, et cette généreuse invitation pouvait ne pas juste s'arrêter au thé glacé". J'ai commencé à le regarder de la tête aux pieds, m'attardant à ses yeux à tous les passages en réalisant qu'il faisait de même depuis ma première gorgée de thé glacée. Non mais, je crois que c'était clair maintenant, il m'offrait plus et ça adonnait bien, moi j'en voulais plus ! Un visage doux et angélique, des cheveux blonds clairs, semi longs et légèrement bouclés, des yeux d'un bleu azure étincelant, comme le ciel de cette belle journée. Une bouche et des lèvres pulpeuses et de plus en plus invitantes, une peau couleur caramel semblant tout aussi douce et sucrée, un corps mince mais légèrement découpé, très légèrement, juste ce qu'il faut et dépourvu de tout poil superflus, je vais craquer ! Je le sais, je me connais, je vais craquer ! Il approche son visage du mien, ses lèvres des miennes, penché sur moi, une main sur mon coeur pour ne pas s'affaisser ou pour voir si il bat un tout petit peu pour lui, colle ses lèvres, timidement mais avec une douceur enivrante sur les miennes et m'offre toute la tendresse que mon manque affectif et le sien rêvait de partager. Ça y'est, j'ai craqué ! Ça a pu durer des heures, ce baiser langoureux plein de chaleur humaine, je n'ai pas compter mais j'aurais voulu que jamais ça ne s'arrête tellement c'était... c'était... à la fois apaisant et excitant.
Doucement, il fini par s'affaisser contre moi, à demi sur moi, entrelaçant ses jambes dans les miennes, entourant le haut de mon corps de ses bras, énergiquement mais tout en douceur, tout en nous débarrassant de nos encombrants verres de thé glacé. Un grand sourire révélateur émanait de son visage. Massant de ses mains mes épaules, mon dos, ma nuque, donnant généreusement son torse et son ventre aux miennes. De temps à autres, on cessait momentanément de se goûter pour se regarder dans le plus profond des yeux, se partager le plus beau des sourires puis, retomber de plus bel dans nos élans à grands coups de langues et de mordillements de lèvres, à grands coups de "Je veux t'aimer, là, ici et tout de suite". J'étais au septième ciel déjà et rien encore n'avait vraiment était fait, ni vu. Ce qui n'allait plus tarder puisqu'il cessa brusquement son entreprenant jeu de langues, me tourna sur le dos et s'installa assis, à cheval sur moi, bien installé sur ma masculinité qui n'en finissait plus de ne plus vouloir que ça finisse. Il s'empressa lentement à me dévêtir, débutant par ma chemise, bouton après bouton, dévoilant toujours un peu plus mon corps à ses yeux, de plus en plus curieux. Une fois ma chemise débarrassée sur le plancher, il se coucha de tout son long sur moi, son torse contre le mien, son ventre contre mon ventre, son sexe contre mon sexe. Il me fit de nouveau goûter sa bouche, ses lèvres, sa langue. La douceur laissa rapidement place à l'ardeur et la tendresse du début se transforma rapidement en brûlante passion quasi sauvage. Nos mains ne se contentaient plus du torse et du dos de l'autre et cherchaient désespérément à tout palper de nos corps déchaînés. Des tempes aux épaules, des aisselles aux hanches, des cuisses aux mollets pour revenir à l'entrejambe puis au ventre, tout le corps de l'un était découvert par les mains de l'autre et vis et versa. La chaleur de nos corps enflammés était de plus en plus brûlante et l'air climatisée de moins en moins efficace. Qu'importe, c'était trop enivrant pour s'arrêter à ce petit détail. Après les rapides mais ardues étapes du short détaché, du short aux genoux puis enlevé et du slip qui prend le bord, nous nous sommes retrouvés, collé l'un contre l'autre, flambant nu dans notre masculinité la plus virile. Il entreprit alors de me déguster de la tête aux pieds, n'oubliant aucune partie de mon corps qui se trémoussait à chaque coup de langue. Lobes, nuque, aisselles, seins, ventre et nombril, même mes petites poignées d'amours semblait lui procurer un plaisir infini.
Je n'en pouvais plus de le savourer à mon tour et d'un geste brusque, sans violence, je le retournai sur le dos, plaquant ses épaules contre le divan, serrant ses hanches de mes genoux, ses cuisses de mes mollets. Je le regardai droit dans la profondeur de ses superbes yeux bleus puis doucement, je déposai mes lèvres assoiffées sur les siennes. J'entrepris à mon tour cette invitante dégustation que son corps tout entier m'offrait, n'en oubliant aucune partie. Aucune ! Il goûtait bon, presque ce caramel que j'avais imaginé à l'aube de mon admiration pour lui. Je descendis lentement et tendrement ma langue le long de son superbe corps pour me retrouver nez à nez avec la preuve que je faisais toujours de l'effet aux hommes de son âge, pour un homme de mon âge. Son sexe bien droit et dur, était couché là sur son ventre et semblait attendre son tour et je n'en espérais pas moins. Après quelques langoureuses caresses de mes lèvres et de ma langues sur cet objet de plaisir qui n'en pouvait plus d'attendre, j'agrippai mon ange par les hanches et me jeta bouche première sur ce qui m'était énergiquement offert. Il gémissait et se tortillait de plaisir et sa respiration de plus en plus saccadée activait en moi ce désir incontrôlable d'y aller de plus bel et avec plus de vigueur. Puis je sentis qu'il allait bientôt perdre tout contrôle de son corps et je lâchai prise, question de faire durer ce plaisir que je ne voulais plus jamais voir arrêter. Ma bouche remonta doucement et tendrement le long de son corps mouillé de sueur, jusqu'à sa bouche qui n'attendait que la mienne pour que nos langues se fusionnent à nouveau. Je sentais son coeur battre rapidement et de façon saccadée sur toutes les parties de son corps que mon corps enveloppait. Puis le rythme diminua et son coeur cessa de vouloir exploser. Il me serra dans ses bras, tout contre lui, avec une force toute tendre et douce en laissant expirer un long soupir, au même moment que moi. Quelques secondes de répit, pour reprendre son souffle ou tout simplement pour apprécier le moment, ce moment.
Il me retourna ensuite sous lui, descendit sa langue le long de mes côtes, puis de mes reins, détourna vers mon ventre, mon bas ventre puis, de ses lèvres humides et pulpeuses, enveloppa mon sexe au plus profond de sa gorge pour la ressortir doucement et dans un geste de va-et-vient ralenti, prépara mon entrée au septième ciel. J'avais les yeux fermés et je profitais égoïstement de se moment d'extase quand je sentis un condom s'enfiler sur mon membre, puis lui, qui me fît entrer en lui doucement, jusqu'en son fond, avant de ressortir avec la même douceur puis de recommencer. En équilibre sur la pointe des pieds, ses genoux pliés et déposés de chaque côté de mon corps, presque sous moi pour me remonter et me retenir, il entreprit un va-et-vient, assez lent au début puis, un peu plus rapide et rythmé. D'une main, il remontait ma nuque et de l'autre, il se faisait plaisir pendant que nous nous faisions plaisir. Je le regardais droit dans les yeux, quand ils étaient ouverts et rendais à son tendre sourire le plus beau des miens. Quelques fois, il ralentissait le rythme pour approcher sa bouche de la mienne afin de se désaltérer puis, recommençait de plus bel. Il était merveilleux à regarder, là, au dessus de moi, sur moi à frémir de bonheur, se mordillant les lèvres entre deux de ses merveilleux sourires qui me feront toujours craquer. Puis me sentant défaillir, il se retira doucement, libéra mon membre de cette prison de latex, l'empoigna avec le sien d'une seule main et nous fit monter au septième ciel, d'un coup, tous les deux, en même temps, dans un grand râlement de satisfaction commune. Il s'est ensuite affalé doucement à mes côtés, collé tout contre moi, épuisé mais heureux, comme moi. Nous nous sommes assoupis, entrelacés dans les bras et les jambes l'un de l'autre, un sourire presque niais mais tellement révélateur de ce que nous venions de vivre au visage.
Quand je me suis réveillé, quelques temps plus tard, il était toujours à mes côtés, j'avais la tête sur sa poitrine, une main sur son coeur et lui, me tenait tout contre lui de ses deux bras réconfortants. J'ai relevé la tête pour le regarder, il me regardait déjà, tout éveillé depuis je ne sais quand, à me regarder dormir. On s'est sourit et on est resté la, sans rien dire, sans bouger, à profiter de la tendresse de l'autre, une tendresse que nous avions tous les deux tellement besoin. Après un bon moment de douces caresses mutuelles, nous nous sommes levé, certains besoins pressant nous motivant. Il me demanda du fond de la cuisine si je voulais rester à souper avec lui, il était 19h. Déjà ! Une douche rafraîchissante était de mise, il me prépara donc tout ce qu'il me fallait et me dirigea vers cette douche. Et quelle douche ! Une douche immense, à airs ouvertes dans la salle de bain, cachée derrière un grand mur de verre. Une douche aussi grande que ma salle de bain toute entière, avec pas un jet, pas deux ni trois, mais quatre jets à hauteur variable pour couvrir d'un massage aquatique un corps tout entier. Une douche de rêve quoi. Comme quoi tout ici était un rêve ! J'ai donc démarré cette machine à eau et m'y suis engouffré. C'était vraiment agréable, un immense jet sur la tête, un devant sur le torse, un derrière dans le bas du dos et un de chaque côté sur les cuisses. Je me suis mis là, au centre, les yeux fermés à profiter, apprécier, relaxer. Puis, aussi espéré qu'inévitable, il me rejoint, se plaça derrière moi et commença à me savonner doucement, le dos et la nuque au début, puis se collant tout contre moi, derrière moi, y alla d'un relaxant massage savonneux sur mon corps tout entier. Quoi de plus agréable que de se faire savonner par des mains de cette douceur et avec cette tendresse. Afin de ne point perdre conscience sous ses mains, je me retournai face à lui et m'employai à mon tour, à le mousser de la tête aux pieds. Il était vraiment d'une beauté angélique et troublante. L'eau dégoulinant de sa tête blonde sur son visage, ses cheveux détrempés, ça le rendait des plus sexy... Son corps caramel teinté de mousse blanche fît revivre mes envies assez rapidement et nos sexes, bien droits de nouveaux, ce sont adossés l'un contre l'autre. Ma bouche s'est fusionnée à la sienne et dans une étreinte pleine de caresses savonneuses, nous sommes restés là, sous cette pluie relaxante, à s'étreindre dans un long baiser savoureux. Il embrasse tellement bien, comme j'aime, comme je le veux et il a cette habitude adorable de me masser énergiquement la nuque en même temps, tout en jouant dans mes cheveux longs, ce que j'aime par dessus tout.
Après une bonne demie heure de tendresses partagées et la faim nous tenaillant, nous nous sommes séchés mutuellement puis dirigés vers la cuisine. Je portais un de ses bas de pyjama et ça m'excitait un peu. Bon ça ne me prend vraiment pas grand chose pour m'exciter je l'avoue mais tout de lui m'excitait. Tout en lui, tout sur lui, tout autour de lui. Depuis le tout début de cette merveilleuse rencontre, nous ne nous étions pas véritablement parlé. À part la petite discussion d'introduction au tout début, sur le petit banc de la piste cyclable, rien ne s'était vraiment dit. Que nos noms presque. Il s'appelait Samuel. Sam pour les intimes et j'en étais maintenant un. Nous avons donc débuté une discussion des plus intéressante, tout en nous préparant un léger et savoureux petit repas. J'étais vraiment content de voir qu'il n'était pas juste beau comme un ange qui sait te faire vivre le Nirvana. Il m'es arrivé souvent de rencontrer des belles têtes qui ne savait pas trop s'en servir mais lui, il avait de quoi à dire, d'intelligent et intéressant. Nous nous sommes racontés nos vies, nos envies, nos désirs, devant un succulent repas arrosé de vin rouge, éclairé aux chandelles, agrémenté d'une petite musique d'ambiance à peine audible, dehors sur la terrasse, caché de la piste cyclable et de ses voyeurs par l'immense clôture de verdure, à la noirceur de la nuit qui pressait le pas. La lune était pleine et donnait à son visage un reflet feutré et faisait scintiller les pupilles de ses yeux. Des plus romantique ! C'est une des choses qui suintaient le plus chez lui et ça, entre autres choses, ça me plaisait beaucoup. Après avoir savouré notre repas, arrosé d'un bon choix de rouge, après s'être délecté de nos paroles, de nos êtres tout entiers, par des regards évocateurs, nous nous sommes levé de table, la laissant là, en plan toute seule, avec tout ce qu'il y avait dessus, autour de ces chandelles mortes, pour se diriger à nouveau sur mon divan préféré. Il me fit comprendre qu'il aimerait bien que je reste encore un peu mais qu'il ne voulait pas abuser. Sait-tu vraiment à quel point je veux que tu abuses ? J'avais laissé entendre que j'avais d'autres projets... Des projets ? Ha oui, mes amis, la terrasse, les pichets... Fuck les amis, ils comprendront... Réalise tu que tu as fait en sorte que je ne veux plus jamais partir d'ici ? C'est certain que je reste encore un peu ! Avant mon intrusion dans sa vie, son seul projet de soirée à lui, était quelques films loués, affalé sur son gros divan, pour un cinéma maison jusqu'à la nuit tombée. Suggestion acceptée ! Nous nous sommes installés, une deuxième bouteille de rouge à nos pieds, sur cet immense divan moelleux et tellement confortable. Lui, si confortablement adossé tout au fond, qu'il aurait pu dormir, moi devant lui, tout aussi confortable, assis entre ses jambes, adossé sur son torse, la tête contre son épaule, fusionné à nouveau sur lui, ça ne pouvait être mieux. Nous sommes restés là, quelques heures, sans presque parler, à profiter de nos chaleurs. Il frottait quelques fois son menton dans mon cou, doucement, sensuellement. Jouait dans mes cheveux presque secs, parce qu'il aimait ça et savait que moi aussi. Puis me serrait dans ses bras, tout contre lui pour laisser retomber ses mains sur mes reins.
J'aurais voulu que le temps s'arrête là et qu'il ne reparte jamais, nous laissant tout les deux vivre à jamais fusionné l'un à l'autre. De tout ce que j'aime faire en compagnie d'un mec, c'est ce genre de moment qui pour moi, se rapproche le plus du paradis. Il le sait très bien, c'est pareil pour lui et fait réellement en sorte que le temps s'arrête le plus longtemps possible. Puis, le rouge terminé, deux films visionnés, un troisième à demi commencé, nous nous sommes endormi dans la même position qu'au départ, sans broncher de la nuit. Une nuit où je n'ai fait que rêver, au rêve éveillé que je venais tout juste de vivre et pour lequel je ne voulais jamais me réveiller. Même sous l'emprise d'un assez profond sommeil, dû au vin surtout mais aussi à toutes les excitations de ces dernières heures, il a passé la nuit à me caresser tendrement, sans trop s'en rendre compte, comme si pour ses mains, c'était inné. Être caressé de la sorte durant son sommeil, c'est comme une berceuse que l'on te chante à l'oreille, toute la nuit durant. Que pouvais-je demander de plus ? Qu'au réveil, il soit toujours là ! Que ce ne soit pas qu'un simple rêve, tout droit sorti de mes fantasmes, comme j, ai si souvent l'habitude de faire ! Oui, c'est ce que je demande de plus, que ce ne sois pas un simple rêve.
Le ciel avait exhaussé mes voeux ! À mon réveil, au petit matin, il était toujours à mes côtés. Toujours aussi beau, adorable à contempler dans son sommeil. Il était toujours là et le temps semblait vraiment s'être arrêté, du moins pour un instant. Je me suis tourné vers lui, l'ai contemplé dormir jusqu'à ce qu'à son réveil, en me voyant tout près de lui, il me lance un de ses merveilleux sourire, sourire qui signifie j'ose croire, le fait que lui aussi, était content de n'avoir point rêvé. Nous avons pris notre petit déjeuner au lit, sans oeufs ni bacon, juste nous deux, avec tout ce que nous pouvions dévorer l'un de l'autre. La journée commençait très bien, mes vacances continuaient très bien, mon rêve se prolongeait à souhait. En fait, j'ai passé les onze journées de vacances qui me restaient, à profiter de sa présence, de sa chaleur, de sa tendresse. Onze jours presque toujours enfermés chez lui ou sur sa terrasse, en fusion, en ébullition, à l'exception des petites escapades au Marché Atwater pour refaire le plein des denrées essentielles à notre retraite fermée; bouffe, vin, DVD, cigarettes et condoms... Onze jours à ne vivre qu'à deux, à ne vivre que de nous deux, que pour nous deux. Onze jours à profiter des bonnes tables, du bon vin, de lui, de nous, beau temps mauvais temps, en ne perdant aucunes précieuses secondes de ce temps qui semblait s'être arrêté, juste ici avec nous. Nous nous sommes coupés reste du monde, inquiétant nos familles et amis sans nouvelles de nous des jours durant. Mais égoïstement, nous ne voulions partager ces premiers instants de bonheurs intenses avec personnes d'autre que simplement nous deux. Ça c'est ce que j'appel des Vacances avec un grand V !
Puis, comme toute bonne chose a une fin, les vacances ce sont terminées, nous n'avons eu d'autre choix que de revenir dans ce monde réel, reprendre nos routines, nos travails, nos vies. Ces vies qui désormais, nous l'espérons de tout coeur tout les deux, resterons fusionnées à jamais. J'ai toujours mon chez-moi, il a toujours son chez-lui pour le moment. Ont se voit à tous les jours, sauf exceptions majeures. Ça fait plus d'un an que l'on s'aime à le crier haut et fort, mais je ne l'ai jamais présenté à aucun de mes proches et n'ai jamais rencontré les siens non plus. C'est très bien comme ça, pour le moment, notre intimité reste des plus intime même si criée de tout bord tout côté, l'ange n'est jamais dévoilé. Les projets à court termes; réitérer ces doux moments le plus souvent possible, à chaque jours si possible, sans mettre nos vies respectives de côté. À moyens termes; alimenter cette flammes que nous avons intensément consommée les douze premiers jours et ne jamais la laisser s'éteindre. À longs termes; qui sait, s'unir à jamais et pour l'éternité... Dévoiler l'inconnu au reste de l'humanité... Ça c'est encore juste un rêve, mais il est si près de la réalité, de notre réalité !

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