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Surgi du passé
Après quelques succès mais surtout, de nombreuses déceptions, Michel avait fini par cesser d'entretenir l'espoir de pouvoir vivre pleinement sa bisexualité. Il avait certes toujours sa conjointe qu'il adorait par-dessus tout. Mais certains jours, il était en manque d'un homme, de cette complicité, de cette symbiose qui peut unir deux hommes.
Il était en fait revenu à la case départ, celle où personne ne connaissait son attirance pour les hommes, tout aussi puissante que celle pour les femmes, et qu'il satisfaisait uniquement en nourrissant secrètement ses fantasmes. Il en était heureux à cette époque de sa vie, jusqu'au moment où...
Ce moment décisif dans sa vie où François y avait fait son entrée. Celui où s'était rapidement développée une amitié sans précédent. Celui où il s'était senti pour la toute première fois de sa vie désiré par un homme. Où celui-ci avait posé maints gestes tendres à son égard, sans vraiment dire le trouble grandissant qui l'habitait et qu'il laissait de plus en plus paraître.
Cette idylle inavouée avait duré quatre mois. Quatre longs mois au cours desquels Michel ne souhaitait qu'une seule chose... Que leur relation devienne intime au point où ils se permettraient de s'aimer, de laisser libre cours aux pulsions qui les animaient tous deux, qui faisait littéralement bouillir leur sang.
Mais voilà, François avait pris peur et s'était éloigné. Et Michel, dans une ultime tentative de réaliser son plus grand rêve, lui avait écrit une longue lettre. Geste qui allait faire de lui un paria. François, sans doute affolé de savoir que Michel avait très bien deviné le trouble qui le hantait, avait montré cette fameuse lettre à ses proches. Comme sortie du placard, on peut faire mieux ! ! !
Cinq ans s'étaient écoulés depuis. Michel avait poursuivi sa quête de l'idéal masculin, avait crû trouver l'élu à quelques reprises, puis avait fini par abandonner, conscient que dans ce milieu, tous les hommes cherchent la jeunesse et la perfection physique. François de son côté avait fini par faire vie commune avec sa copine du temps, et avait même eu un enfant d'elle. Les deux hommes ne s'étaient revus qu'à une seule reprise, dans de tristes circonstances, lors de funérailles. Ils ne s'étaient cependant plus jamais adressé la parole.
En ce dimanche de septembre, Michel avait rejoint des amis dans la métropole. Après deux films au cinéma, ils avaient partagé un repas très agréable dans un resto sympa avant d'aller danser en boîte, plus précisément au Sky. Ils avaient pris place près des fenêtres donnant sur la rue Saint-Catherine. À un certain moment, Michel s'écria :
- Non, ça s'peut pas. J'dois avoir la berlue !
Les deux autres, étonnés de voir cette soudaine réaction lui demandèrent s'il venait d'apercevoir un fantôme. Il leur expliqua qu'il venait de voir passer sur le trottoir un gars qui ressemblait comme deux gouttes d'eau au premier amour masculin de sa vie.
Les choses en restèrent là. Après une première consommation, les trois hommes se dirigèrent sur la piste de danse. La musique était moins entraînante qu'à l'accoutumée, mais ils en tirèrent quand même parti. Une quinzaine de minutes plus tard, nouvelle réaction de Michel. Il s'arrêta net de danser, le visage blême, les yeux livides. Ses amis s'inquiétèrent :
- Eh, Michel. Ça va ? Tu t'sens pas bien ?
Profondément perturbé, il parvint péniblement à leur expliquer :
- J'm'étais pas trompé ! C'est bien lui ! - Qui ça, lui ? Où ça ! - Là-bas, sur la gauche. Le grand noir avec un chandail bleu. - Wow ! Beau mec ! Mais c'est qui ça ? - Mon premier amour ! Celui qui a fait tant de ravages dans ma vie ! - Tu veux dire que tu t'es envoyé en l'air avec cet Apollon ? - Malheureusement non. Ça ne s'est pas rendu jusque-là. Mais le jeu du chat et de la souris a tout de même duré quatre mois. - Ben qu'est-ce que t'attends ! C'est le temps où jamais de l'attraper ! ! ! - Vous êtes malades ou quoi ? Après tout ce que j'ai subi à cause de lui ! - C'est le moment idéal pour faire la paix, non ? - Laissez tomber, j'm'en sens incapable.
Ses amis respectèrent ses réticences. De son côté, François finit sans doute par sentir le poids des trois paires d'yeux qui le scrutaient intensément. Il finit par se retourner dans leur direction. Ce fut à son tour de blêmir en apercevant Michel. Lui qui avait toujours nié cette attirance que Michel avait parfaitement identifié, il se faisait prendre la main dans le sac. Le gentil garçon qui osait prétendre ne vivre que pour sa dulcinée, qui se croyait bien à l'abri, loin de son lieu de résidence, dansait joyeusement en reluquant franchement les mecs autour de lui. Le ‘'straight'' se faisait surprendre à sortir dans le Village, à mater ses semblables.
François quitta précipitamment la piste de danse et s'engouffra dans l'escalier menant aux toilettes. Pris de panique, il ne savait comment agir face à cette situation tout à fait imprévue. Il ne pouvait pas cette fois-ci, comme à l'époque, nier, jouer à la vierge offensée, menacer de frapper. Il ne voyait qu'une seule solution, prendre la fuite. Il remonta à l'étage supérieur avec l'intention bien arrêtée de déguerpir au plus vite en inventant une excuse bidon face à ses amis. Mais si Michel racontait l'avoir lu en ces lieux...
De son côté, Michel jubilait, savourant sa victoire. Ses prédictions d'alors se concrétisaient ce soir. Il éprouvait même une furieuse envie d'affronter François, de le voir trembler de peur, de lui remettre la monnaie de sa pièce, intérêts compris. Une rage incommensurable bouillait en lui. La vengeance est douce au coeur de l'indien...
Le destin lui était étonnamment favorable ce soir. Au moment où il s'apprêtait à quitter les lieux en présence de ses amis, François récupérait justement sa veste au vestiaire. D'un air sarcastique, voire même franchement caustique, Michel s'approcha de lui et lui dit :
- Salut Frank. Bonne fin de soirée ! ! ! Amuses-toi bien !
Et il sortit rapidement, se retrouvant devant la façade de l'édifice. Il fit la bise à ses amis et au moment où il s'apprêtait à les quitter, il sentit une main agripper solidement son bras droit. C'était évidemment François, le visage empourpré, qui lui dit d'un ton très autoritaire :
- Faut que j'te parle ! - J'en ai pas vraiment envie ! - C'est pas c'que tu penses ! - Ah oui ? Qu'en sais-tu ? Tu lis dans mes pensées maintenant, c'est nouveau ça ! - Fais pas l'imbécile, c'est important ! - T'aurais dû faire ça il y a cinq ans. Il est un peu tard maintenant ! - Je s'rai bref. Promis. Le temps d'un café. - Commence par retirer ta sale patte de mon bras.
Et Michel se dégagea d'un geste brusque de l'emprise de François. Les amis de Michel, ayant été les témoins muets de cet échange, lui demandèrent :
- On peut t'accompagner si t'as besoin de protection. - Ça va les gars. Vous êtes gentils mais à partir de maintenant, j'ai un nouvel argument de taille face à Monsieur. J'le tiens par les couilles ! ! !
Ses amis le quittèrent donc et le laissèrent seul avec François. Sans mot dire, Michel traversa la rue et entra au Café Européen. François le suivait, tête basse. Michel s'amusait de voir les rôles enfin inversés. Il allait en baver le p'tit couillon ! ! !
Ils prirent place à une table en retrait et commandèrent un café. François se décida à parler le premier :
- Écoute Mike, j'ai pas beaucoup de temps, alors j'irai droit au but. - Évidemment, faut qu'tu poinçonnes en rentrant au bercail. - Fait pas chier ! J'veux juste te d'mander que tu tiennes ta langue. Tu m'as pas vu, OK ? - Rien que ça ? Monsieur désire un chausson aux pommes avec ça ? - Please, sois pas chien ! - C'est toi qui m'dis ça ? À moi ? Parce qu'on me trouvait injuste de te traiter de chien sale, parce qu'on me demandait de te pardonner en mettant tes agissements sur le dos de l'innocence ? Toi, innocent ? Mon cul, oui ! ! ! - J'pensais pas qu'tu m'en voulais autant ! - Non, s'cuse. Pas autant, beaucoup plus que ça ! ! ! - Mike, s'il-te-plaît ! ! ! Garde ta langue. Fout pas ma vie en l'air. - Ah bon ! ! ! Monsieur a peur ! ! ! Et toi, dans le temps ? Tu t'en es préoccupé peut-être de ma vie à moi ? T'as pensé qu'à sauver ton honneur et ta réputation en rejetant uniquement sur moi tout le poids d'la faute. Tout le monde autour de moi, de façon plus ou moins hypocrite, me voit comme le vieux monsieur pervers qui a tenté de séduire le beau jeune homme. - Je sais... - Non tu sais pas, parce que t'en a plus jamais parlé. T'as continué ta p'tite vie comme si jamais rien n's'était passé, et avec probablement un sentiment de grande victoire. Et moi, pauvre idiot, j'ai assumé, j'ai avoué mes attirances. Et j'en ai bavé, crois-moi ! ! ! J'en paye encore aujourd'hui les conséquences. Et tu m'demandes ce soir, alors que tu viens d'me donner la chance de laver mon honneur, de crier à la face des autres que non, j'me trompais pas sur toi, tu oses me d'mander de garder ma langue ? Cette fois-ci, l'idiot, c'est toi mon vieux ! ! ! - J'suis prêt à tout pour acheter ton silence ! T'as qu'à demander. - Mais c'est qu'il a peur le p'tit homme ! ! ! Tu sais que j'pourrais en profiter largement ? - J'suis pas riche, mais j'peux m'arranger. - T'es encore plus idiot que j'le croyais ! J'pensais pas du tout à l'argent. Penses-y un peu ! J'suis un vieux pervers, pas vrai ? - J'ai jamais dit qu't'étais un vieux pervers, c'est faux. Mais si c'est le prix à payer pour m'éviter un problème de taille, j'suis prêt à tout accepter. - Oublie ça tout de suite Frank. C'est vrai que j'ai eu envie de toi, à en crever, mais depuis c'temps-là, tu m'dégoutes. - Bon, ça rime à quoi finalement ? - J'sais pas. J'veux du temps pour réfléchir à tête reposée. - Tu m'promets de rien faire et surtout d'en parler à personne sans m'prévenir d'abord ? - J'ai aucune promesse à te faire. J'te laisse mon numéro de téléavertisseur. Appelle-moi dans quelques jours. - OK, si y a pas moyen de faire mieux. - Non, y a pas moyen pour l'instant.
Sur ces derniers mots, Michel se leva et quitta le café. Sur la route qui le ramenait chez lui, les images du passé défilaient dans sa tête. Inutile de se mentir. François provoquait toujours le même effet sur lui. De s'être retrouvé seul en sa compagnie, d'avoir pu l'admirer à nouveau, lui retournait encore les entrailles. Mais il ne voulait surtout pas céder. Il avait trop souffert pour laisser passer cette chance de laver son honneur et de reprendre les droits que lui avait volés ce jeune imposteur.
De son côté, François se demandait comment il allait faire pour rentrer chez lui sans rien laisser paraître. Il avait la trouille de sa vie. Il savait fort bien ce qu'il allait lui en coûter si Michel saisissait cette chance inespérée de se venger de lui. Et tout dans son attitude laissait justement présager le pire.
Deux jours passèrent. Deux jours où l'un comme l'autre passèrent des heures affreuses. Leurs nuits le furent encore plus, le sommeil ne les gagnant qu'au petit matin. Cette vieille histoire réclamait maintenant une conclusion. Et François n'avait plus d'atouts en main. Sa vie, son futur, sa paix étaient entre les mains de Michel.
Incapable d'attendre ne serait-ce qu'un jour de plus, François se résigna à appeler Michel. Celui-ci était sur la route au moment où il reçut l'appel. Il s'arrêta à la première boîte téléphonique et appela ce numéro inconnu. Il reconnut immédiatement la voix de François :
- Mike, c'est Frank ! - Ouais, j't'ai reconnu. Tu veux ? - T'as pris une décision ? - Pas encore. J'ai pas les idées très claires et j'manque de sommeil. - Pareil pour moi. On peut se voir pour discuter ? - J'ai trop de boulot ces jours-ci. J'suis pas libre avant samedi. - C'est loin, mais ça peut aller. On peur se voir samedi donc ? - Ta maîtresse a allongé la laisse maintenant ? - J't'ai déjà connu pas mal plus tendre, moins chiant ! - J'peux mordre moi aussi tu sais ! - J'm'en aperçois bien. - Va pour samedi. Au Sky, à 20 heures. - Merci Mike. Bonne journée. - Ouais. Salut !
Le reste de la semaine fut tout aussi affreux. L'un comme l'autre s'imaginèrent une quantité phénoménale de scénarios. Mais ils savaient bien que cette rencontre serait déterminante pour leur avenir réciproque. L'insécurité est un sentiment qui vous gruge jusqu'à l'os. Et on a tous souvent tendance à dramatiser dans ces moments-là.
Lorsque Michel se pointa au Sky, à l'heure prévu, il y trouva François debout, près de la piste de danse. Il s'approcha de lui et le nargua :
- Alors, y en un à ton goût ? - Toujours d'aussi bonne humeur, ça promets ! - Viens ! - Où ça ? - J'ai pas envie de moisir ici. J'ai pas vraiment la tête à la musique et à la danse ce soir. J'aimerais trouver un coin plus tranquille. - On peut aller chez moi si tu veux. - T'es malade où quoi ? J'me suis pas tapé cette route pour la refaire immédiatement en sens inverse. Et tu fais quoi de ton chien de garde ? - J'partage un p'tit logement avec un ami sur semaine, ici à Montréal. J'y travaille maintenant depuis quelques mois et j'étais rendu trop épuisé pour me taper la route à tous les jours. - Bon, ça peut aller. Allons-y.
En cours de route, François dit à Michel :
- T'as vraiment encore l'air de mauvais poil ! - On l'serait à moins, tu crois pas ? - Tu m'en veux à ce point ? - Ouais...
François estima qu'il serait sans doute préférable d'attendre un peu et de laisser parler Michel en premier. Le reste du court trajet se fit dans un silence lourd à supporter. François gara sa voiture, Michel gara la sienne juste derrière et les deux hommes montèrent à l'appartement. François déverrouilla la porte et pria Michel de s'installer au salon pendant qu'il allait préparer le café.
Lorsqu'il revint au salon, François trouva Michel assis sur le bout des fesses sur le matelas posé par terre qui y faisait office à la fois de divan et de lit. Il lui tendit une café, puis mit un CD de musique douce dans le lecteur. Il vint s'installer sur le matelas, s'assoyant le dos appuyé contre le mur. C'était maintenant ou jamais l'heure de vérité. Michel fonça le premier.
- J'vais être franc, j'ai pas réussi à prendre une décision. Trop de choses sont restées inexpliquées depuis ces cinq dernières années. Et j'ai absolument besoin de savoir. - Oui... quoi ? - Regarde-moi droit dans les yeux et ose encore affirmer que tous ces gestes que tu as alors posé envers moi n'étaient absolument pas teintés de désir. Et encore plus à partir du moment où je t'ai franchement avoué ma bisexualité. - C'est vrai. T'as parfaitement raison. Mais j'savais vraiment pas alors ce qui m'arrivait. C'était la première fois et ça m'foutait la trouille. - C'est pas très logique. Pourquoi alors tant d'avances à peine déguisées, parfois même en présence de nos copines ? - C'était plus fort que moi. J'arrivais pas à me contrôler. Et à chaque fois, j'm'en voulais par la suite. J'pense que si t'avais alors été plus entreprenant, j'aurais pas pu m'empêcher de céder. - Et moi j'osais pas. Pour moi aussi c'était la première fois. J'savais depuis longtemps que j'pouvais aussi être attiré par un gars, mais jamais j'm'étais jamais senti aussi intensément désiré. Cette fois-là, c'était plus qu'un simple fantasme, c'était quelque chose de bien concret. Mais la situation était délicate et même très risquée. - C'est pour ça que j'ai voulu t'éviter à tout prix. - Et c'est pour ça que j'me suis senti brutalement rejeté et où j'ai perdu la tête en écrivant cette foutue lettre. - Qui m'a rendu fou de rage et de panique. - Sais-tu que tout ça a profondément changé ma vie ? - J'm'en suis douté, mais j'voulais pas connaître les détails. - Plus facile de s'enfonce la tête dans le sable, hein ? - Ouais, et j'en suis pas très fier. - On aurait pu s'expliquer comme ce soir, et décider ensemble de nos relations futures. Mais t'as choisi de jeter tout seul les dés, et j'en suis sorti le grand perdant. - Vas pas croire que j'ai remporté une si grande victoire. Les remords me hantent depuis. - Du mal que tu m'as fait ou de ne pas avoir cédé à tes pulsions ? - Les deux. - Et depuis, t'as vécu l'expérience avec quelqu'un ? Sans doute, puisque tu fréquentes le Village ! - Mike, quand tu m'as vu dimanche dernier, j'y mettais les pieds pour la toute première fois. Voilà pourquoi j'te disais que ce n'était pas c'que tu croyais. - J'suis quand même pas idiot. J't'ai bien vu mater les gars autour de toi. - Est-ce mal de regarder ? - Pas mal en soit, ça dépend de tes valeurs personnelles. - Bon c'est vrai, ça m'excitait de danser parmi tous ces gars qui disent ouvertement baiser entre eux. - Donc j'ai gâché ta p'tite soirée ? - Oui et non. J'm'amusais juste à regarder. J'ai vu personne qui m'aurait incité à aller plus loin. Personne qui me fasse l'effet que toi tu m'avais fait lorsque je t'ai rencontré. -....... - Et toi, t'as vécu l'expérience depuis ? - Oui, à quelques reprises. - C'était bien ? - Des fois oui, des fois non. Dépend du type et de la complicité qui s'établit.
Leur conversation prenait un ton plus détendu. Michel s'installa plus confortablement sur le matelas. En allongeant les jambes, son pied droit frôla la cuisse de François. Leur café était terminé et François se leva en lui demandant s'il en voulait un autre. Il tendit la main pour prendre la tasse des mains de celles de Michel. Agrippant la tasse de la main droite, François posa la gauche sur l'épaule de Michel, la massant doucement. Instantanément, ils revenaient loin en arrière, une onde de choc indescriptible les traversant de part en part. François regarda Michel droit dans les yeux et lui dit :
- On fait la paix maintenant ? - Tu tiens vraiment à acheter mon silence. Hein ? - L'acheter non. J'ai vraiment pas grand-chose à offrir en retour. - Tu sais, j'm'attendais pas du tout à ce qui se produit en ce moment. - Moi non plus. - Ben cette fois-ci, j'garderai pas pour moi mes pensées. - Ah Oui ? Lesquelles ? - Tu m'fais toujours le même effet. J'ai tant envie de toi. - Tu vois, c'est pas si difficile de se mettre d'accord. J'en ai tellement envie moi aussi. J'aime tellement tes yeux quand ils me regardent ainsi... Si t'es un vieux pervers, comme ils disent, j'ai envie de l'être aussi...
Sur ces mots, il se tint droit devant Mike et enleva son t-shirt, dévoilant son torse toujours aussi velu mais cependant beaucoup plus développé qu'avant.
- Wow ! T'as fais de la musculation ? - Non, mais j'ai eu un job qui demandait de gros efforts physiques. - T'es encore plus beau ainsi.
Frank se contenta d'un sourire coquin. Puis il porta la main à la braguette de son jean. Mike retenait son souffle. Frank la descendit et, à la grande surprise de Mike, il ne portait pas de sous-vêtement. Écartant largement les pans de son jean, sa queue apparut dans toute sa majesté, en semi-érection, mais pointant toujours vers le sol, mais quelle queue ! ! ! Posant ses mains sur ses cuisses, il la regarda un instant avant d'enlever son jean, se retrouvant à poil devant Mike qui en bavait presque.
Il s'approcha de Mike, fit glisser sa main tout le long de son bras droit, hérissant ses poils. Sur un ton très langoureux, il l'implora :
- Apprends-moi !
En souriant, Mike lui répondit :
- Tu sais, mon père me disait que ces choses-là, ça s'apprenaient tout seul. Et j'crois qu'il avait en partie raison. T'as qu'à te laisser aller et faire ce que ton instinct te commande.
Mike posa ses mains sur le torse musclé et velu de Frank et le caressa sensuellement. Il sentit les mamelons de Frank se dresser et pointer à-travers la fourrure recouvrant sa poitrine. Mike avait l'impression de caresser pour la toute première fois de sa vie le torse d'un homme. Il approcha son visage et fit glisser son nez entre les poils avant de s'attaquer aux tétons tout durs de ses lèvres, de sa langue et de ses dents. Frank avait la tête penchée vers l'arrière et poussait des soupirs de plaisir.
Il bandait maintenant furieusement. Il était lui-même surpris de l'intensité du moment présent. Il pencha son visage vers celui de Mike, passa une main derrière sa tête et l'attira vers la sienne. Leurs lèvres se soudèrent dans un baise presque bestial, s'entredévorant avec un plaisir grandissant, leurs langues s'entremêlant dans un ballet enivrant. Caressant toujours de sa main droite les cheveux courts de Mike, Frank posa sa main gauche sur sa cuisse et remonta vers l'entrejambe. Mike l'encouragea en écartant plus les jambes. La main de Frank se plaqua sur sa braguette, appuyant fortement sur la protubérance évidente.
Puis, la main de Frank glissa sous le chandail de Mike, passant sur son ventre plat, remontant sur ses abdominaux encore fermes, avant d'atteindre ses pectoraux légèrement découpés. Il atteignit un mamelon qu'il fit rouler entre le pouce et l'index, le sentant durcir. Il retira le chandail de Mike, passa ses bras dans son dos et l'attira contre son torse. Une étreinte solide et virile, mais non moins chaude et sensuelle.
Mike laissa lentement glisser ses mains dans le dos de Frank, atteignant ses fesses dures et fermes, qu'il massa énergiquement. Accentuant la pression, il attira Frank contre lui, dont la queue vint frôler son torse. De sentir la chaleur de la peau de Mike contre sa queue ne fit qu'augmenter le désir de Frank. Il se mit à bouger lentement son bassin, faisant glisser sa queue entre les poils du torse de Mike.
Mike ne put résister plus longtemps au supplice de sentir cette queue qu'il avait tant désirée si près de son visage. Il pencha la tête et sa langue parcourut le sexe chaud et vibrant de Frank. Celui-ci retenait son souffle en observant intensément Mike. Celui-ci leva les yeux vers lui et compris aussitôt qu'il n'attendait qu'une seule chose. Il ouvrit largement la bouche et engouffra la queue de Frank jusqu'à la garde, lui arrachant un ‘'Aghhhh !'' de plaisir. Il se mit à le pomper avec avidité, son désir fortement accentué par le plaisir qu'il donnait. Se rappelant que Frank avait autrefois un problème d'éjaculation précoce, il évita de prolonger indûment ses caresses buccales.
Adressant un large sourire à Frank, il lui dit :
- J'étouffe là-dedans !
Et il porta la main à sa ceinture dans le but de libérer sa queue rendue presque douloureuse à force de bander de la sorte. Mais Frank retint son geste en lui disant :
- Non. Laisse-moi faire !
Frank lui défit donc sa ceinture, dégrafa le bouton, puis baissa la fermeture-éclair. Mike souleva les fesses pour l'aider et Frank lui enleva son pantalon. Mike portait un boxer ajusté muni de deux boutons à l'avant. Frank défit le premier, et le gland de Mike se pointa, déjà maculé de gouttes de précum. Frank y posa un doigt et le fit glisser tout autour du gland, arrachant des ‘'Mmmm ! ‘' de plaisir à Mike. Frank défit le deuxième bouton et la queue de Mike se retrouva entièrement à l'air libre. Frank y posa la main entière et l'enserra de ses doigts, avant de commencer une lente masturbation.
Quelques instants plus tard, Frank retirait le dernier rempart entre lui et la nudité totale de Mike. Ses yeux noirs lançaient des éclats qui trahissaient le profond désir qui l'animait. Frank referma à nouveau ses doigts sur la queue palpitante de Mike et en approcha son visage. Mike glissa ses doigts dans la chevelure d'ébène de Frank et celui-ci goûtait enfin à la première queue de sa vie. À en juger par l'ardeur grandissante qu'il mettait à donner du plaisir à Mike, la chose était loin de le dégoûter.
Mike était déjà au comble de l'excitation. Ce désir, exacerbé par toutes ces années d'attente, l'amenait de plus en plus vite vers une jouissance qu'il voulait pourtant retarder le plus possible. Il repoussa alors Frank, l'enjoignant à s'allonger sur le matelas. Mike s'allongea tête-bêche à ses cotés et commença à caresser tout son corps. Après avoir laissé baissé son excitation de quelques crans, Mike reprit la queue toujours aussi bandée de Frank en bouche. Celui-ci comprit aussitôt l'astuce et sa bouche engouffra à son tour la queue de Mike. Un 69 du tonnerre d'ensuivit entre les deux hommes ivres de désir.
Frank soufflait désormais comme une locomotive. Mike devinait parfaitement que son amant allait jouir d'un instant à l'autre. Lorsqu'il le sentit tendre tous ses muscles et sa queue se gonfler encore plus, il éloigna ses lèvres de la queue de Frank et le masturba fermement. Il tenait absolument à le voir jouir. Jusque-là silencieux, Frank s'écria :
- Ah oui ! ! ! C'est bon Mike ! ! ! J'vais jouir ! ! ! Ça y est ! ! ! Aghhhh ! ! !
Parcouru de violents spasmes, Frank explosa. Cinq longs jets maculèrent son corps de sperme, de l'abdomen jusqu'au menton. Puis son corps se détendit soudainement. Il rouvrit les yeux et dit en souriant à Mike :
- Si j'avais su c'que j'manquais, j'aurais pas attendu toutes ces années. J'suis jamais v'nu aussi fort. OUF ! ! ! J'espère qu'on r'mettra ça ! - Quand tu veux mon beau Frank ! Tout l'plaisir est pour moi ! - Parlant de plaisir, c'est à ton tour ! - Prends le temps de souffler un peu. C'est pas une course contre la montre ! - Tu sais qu'tes beau comme ça, devant moi, bien bandé !
Mike se contenta de sourire, ému du compliment. Il porta la main à sa queue et vint en chatouiller les couilles redescendues de Frank. Il remonta, fit glisser sa queue tendue contre celle ramollie de Frank, remonta encore, allant la faire tourbillonner dans les giclées de sperme qui maculait son corps. Frank saisit ensuite la queue de Mike et la masturba énergiquement. Son propre sperme faisait office de lubrifiant et décuplait les sensations éprouvées par Mike.
Chevauchant Frank couché sur le dos, accompagnant les mouvements de la main qui s'activait sur sa queue par ceux de son propre bassin, Mike sentit bientôt quelque chose pointer dans le bas de son dos. La queue de Frank était déjà de nouveau au garde-à-vous. Mike se laissa glisser lentement jusqu'au moment où il la sentit s'enchâsser entre ses fesses. Frank se redressa sur ses bras, comme pour mieux voir le spectacle. La voix enrouée de désir, il dit à Mike :
- Sais-tu à quel point tu m'excites, vieux pervers ? - Pervers toi-même ! J'me rappelle très bien que tu m'avais dit, et ce devant nos copines, que j'avais des ‘'crisse'' de belles fesses ! - Ouais ! ! ! Et elles sont encore plus belles que je l'imaginais !
Mike laissa monter leur désir, masturbant la queue tendue de Frank de ses fesses, retenant sa furieuse envie de s'y empaler. Fallait bien garder d'autres découvertes pour susciter chez Frank l'envie de remettre ça un autre jour. Il descendit encore un peu, et colla sa queue contre celle de Frank. Il lui dit tout simplement :
- Vas-y, fais-nous jouir ! - Frank se mit à masturber les deux queues soudées l'une à l'autre.
Mike approcha son visage de celui de Frank et plongea la langue dans sa bouche. Frank ne cessait pas pour autant de limer leur queue.
- Ah ! Continue, j'vais jouir bientôt !, dit Mike - Moi aussi ! - D'accord, j't'attends !
Quelques secondes plus tard, Frank s'écria :
- Ah ! Oui ! Maintenant ! Ça vient ! - Oui ! Moi aussi ! Ah oui ! Viens !
Leurs jets s'unirent pour former un ruisselet de sperme s'écoulant entre eux. Mike s'écroula sur Frank et celui-ci l'enserra tendrement de ses bras, lui caressant doucement le dos. Leurs lèvres se joignirent à nouveau dans un baiser fortement empreint de tendresse.
- Tu sais Frank, j'ai jamais cessé de t'aimer, même si j't'en voulais du tort que tu m'as causé. - Et toi tu m'as tellement manqué durant toutes ces années. Merci pour le plaisir que tu m'as donné ce soir. - De rien. Il était plus que partagé, crois-moi. J'espère seulement que ça n'aura pas été qu'une aventure d'un soir. - À moins que tu n'en aies pas envie, j'ai bien l'intention de remettre ça le plus vite possible. - Sais-tu, finalement, je vais te la donner ma décision, celle pour laquelle on avait rendez-vous ce soir. - Vas-y, j't'écoute. - J'veux bien tenir ma langue, mais à une condition. - Ah oui ! Laquelle ? - Que tu deviennes mon amant ! - Ça c'est déjà fait ! ! ! Et j'espère bien le garder, mon vieux pervers ! ! ! - P'tit salaud ! ! !
Et ils éclatèrent de rire avant de se lancer dans une bataille de coussins.

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