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Martin le séducteur
Quand j'ai senti ces mains se poser si doucement et tendrement dans mon dos nu et humide, je n'ai pas même osé me retourner, de peur de briser le charme qui s'exercait alors, bien malgré moi.
J'ai voulu voir jusqu'où cet inconnu pourrait aller pour me séduire... et au seul regard de mes compagnons qui dansaient autour de moi, à voir leur sourire et la lueur dans leurs yeux alors qu'ils observaient le manège qui venait de se mettre en branle quelques instants plus tôt, je me suis dit que ça ne devait pas être si pire que ça !
Il y avait déjà plusieurs minutes que des mains caressantes avaient entrepris leur périple dans mon dos, mais aussi sur mon torse, mes bras, mes fesses, mes jambes... tout ça sans que je connaisse l'identité ni ne vois la physionomie de ce garçon. Mais quelque chose m'empêchait de me retourner immédiatement pour le constater. La réaction de mes copains me rassurait. J'avais envie de profiter au maximum des bienfaits de ces caresses qui se transformaient peu à peu en massage et en attouchements érotiques.
Puis, après un certain temps, difficile à évaluer tellement j'étais emporté par la musique étourdissante du merveilleux DJ Stéphan Grondin et par les effets subtils de la drogue de l'amour ingurgitée un peu plus tôt dans la nuit, je décidai d'établir un contact visuel. Je tournai légèrement la tête vers la gauche pour apercevoir le visage de celui qui avait entrepris de me faire grimper les différentes marches du « Stairway to heaven », une image qui me plaît particulièrement.
Mon imagination, habituellement si fertile, ne m'avait pas préparée à une si belle surprise ! Un garçon aux yeux brillants, sans âge, au style décontracté et à l'allure désinvolte, sûr de lui et plein de détermination dans le regard, au corps sans gras et bien découpé, peu poilu mais davantage masculin que plusieurs de ceux qui gavitaient autour de nous dans cet « after hours » des plus populaires et des mieux fréquentés du Village gai de Montréal.
J'avais découvert ces lieux quelques mois auparavant, à la suite de « pressions » d'un vieil ami qui avait entrepris trois ans plutôt de me convaincre de participer à des rave ou encore de fréquenter les nuits des afters comme on les appelle amicalement dans le milieu. Pas que je m'étais vraiment laissé tirer l'oreille jusqu'alors, mais plutôt que les circonstances ne m'avaient pas permis de le faire plus tôt.
Mais dès que j'avais mis les pieds pour la première fois dans un tel endroit, le même où je me trouvais en ce moment, j'avais été conquis. Je m'en étais même voulu de ne pas avoir pu y goûter plus tôt. J'y avais découvert un milieu où tout le monde, presque sans exception, fait preuve d'une ouverture d'esprit extrêmement large et d'une bonne humeur exceptionnelle. On n'y vend ni n'y consomme d'alcool, ce qui au départ joue un rôle fondamental dans cette atmosphère paradisiaque qu'on y trouve. Même si tout le monde sait que la plupart des raveurs y sont sous l'effet de substances illicites comme le speed ou l'ecztasy, entre autres, il s'agit de substances qui, contrairement à l'alcool qui produit un effet abrutissant, procurent une sensation euphorique et de bien-être qui facilitent la promiscuité, la sociabilité et bien entendu les pensées érotiques.
Mais ceci constitue un autre débat qui n'a rien à voir avec ce qui m'est arrivé cette nuit-là, ou plutôt, qui a contribué à en favoriser le dénouement.
Pour l'instant, je me trouvais à nouveau dans ces lieux qui réunissaient chaque week end des centaines de personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, gais et hétéros, en un même concert euphorique et libérateur des inhibitions, du stress accumulé et des préoccupations quotidiennes de la vie urbaine de la Métropole. Il y avait aussi, à l'occasion, de merveilleux partys comme les fameux Black&Blue, Hot&Dry, Bal en blanc et autres du genre qui, chaque année à différentes périodes, réunissent dans d'immenses amphithéâtres des milliers (jusqu'à 15 000) de personnes pour danser et s'amuser durant des périodes pouvant s'étirer sur plus de 12 heures à l'occasion, dans un décor féérique, une ambiance festive sans égale, un environnement musical inimaginable, et bien sûr, entouré des plus beaux spécimens de la race masculine qu'il soit possible de trouver en un même lieu.
Je me retrouvais donc en présence d'un de ces beaux spécimens et je lui avais en quelque sorte déjà donné le signal à l'effet que ce qu'il me faisait me plaisait. J'aime les gens déterminés et sûrs d'eux, qui prennent des risques (il s'était fait « virer » par un autre mec non intéressé quelques instants avant de s'attaquer à moi) et qui vont jusqu'au bout de leurs projets. Je suis comme ça moi aussi. Je suis donc naturellement attiré par ce genre de personnalité.
Nous étions maintenant enlassés, face à face, et nous nous échangions de larges sourires approbateurs et satisfaits. Juste avant, j'avais retourné ma tête vers l'arrière pour l'apercevoir de meilleure façon et, du même coup, lui offrir un baiser de remerciement. La musique nous entraînait désormais dans son sillon et plus rien ne semblait pouvoir intervenir pour renverser la vapeur de cette locomotive puissante qui s'était mise en branle au cours des minutes précédentes. Cela devait nécessairement nous mener vers quelque chose de beau et de grand. Nous en étions maintenant tous les deux convaincus; nos yeux l'affirmaient haut et fort. Silencieusement.
Voilà que nos échanges de caresses et que nos contorsions érotiques se poursuivaient depuis une bonne secousse sans que nous n'ayions prononcé un seul mot, sans que nous n'ayions échangé une seule parole. L'heure était désormais aux présentations...
- Moi c'est Martin, me dit-il, tentant de lutter contre le bruit assourdissant de la house music du Dj. - Salut Martin, moi c'est Pierre, lui répliquai-je.
Nos yeux étaient rivés les uns aux autres et nous ressentions un grand bien-être intérieur à la suite de cette prise de contact de même qu'à l'idée de prolonger ces moments encore longtemps. Le temps s'était arrêté depuis belle lurette pour moi... j'en avais perdu toute notion. Pour sa part, il n'était sous l'effet d'aucune substance euphorisante... mais il s'était rapidement adapté à mon rythme et à mon état d'esprit.
À ma suggestion, nous avons quitté le parterre principal pour aller un peu en retrait, histoire de me remettre à niveau sur le plan des effets ludiques de la drogue de l'amour... et lui d'en profiter un peu pour la première fois de la nuit. Pendant que je sortais ce qu'il fallait, subtilement pur ne pas attirer les regards, il s'offrit pour aller faire le plein des bouteilles d'eau, une ressource essentielle dans ce genre d'endroit. La déshydration guette tout raveur qui néglige de s'abreuver régulièrement.
À son retour, nous avons partagé une de ces petits pilules vertes qui sont décriées par plusieurs, mais qui, à mon avis, sont peu dommageables si elles sont consommées prudemment et intelligemment. Comme je ne consomme pas d'alcool et ne fume pas la cigarette, je n'ai aucun remord à l'idée de me payer quelques heures de bonheur éphémère à l'aide de ces « bonbons » magiques.
- Est-ce que tu abordes toujours les mecs de cette façon, lui demandai-je.
J'ai vu la gêne dans ses yeux. Mais une gêne qui s'est vite transformée en lueur en même temps que je sentais sa fierté d'avoir encore une fois réussi son petit manège avec moi.
- En effet... ça ne marche pas toujours, mais si je sais choisir mes « victimes », ça donne des résultats intéressants... comme c'est le cas maintenant.
À mon tour maintenant de rougir...
- T'as l'air vraiment pas compliqué. Ça me plaît. J'avais bien besoin que quelqu'un comme toi me tombe dessus cette nuit... Un ange est passé et te voilà !, lui dis-je en souriant.
Il parut comblé par ma réponse.
- Allons retrouver tes amis, me dit-il. - Bonne idée, lui répondis-je.
Nous sommes retournés danser auprès de mes amis, deux couples avec qui j'avais soupé plus tôt en soirée et avec qui j'étais arrivé ici. La suite serait assez difficile à raconter sans brouiller les cartes et mêler les esprits.
Martin m'a entraîné dans un tourbillon que je n'avais pu imaginer. Il nous a rapproché de Yves et Jean, d'abord, avec qui nous avons entrepris une chaîne humaine où les bras, les mains, les têtes, les yeux, les bouches, les langues et bien d'autres parties de nos corps se sont vite mélangés, au point où il devenait difficile de savoir ce qui appartenait à qui. Une véritable cérémonie érotique comme il s'en passe plusieurs à la fois, arrivé à une certaine heure de la nuit... au moment où les effets de l'ecztasy sont à leur maximum dans bien des cas.
J'étais véritablement excité à l'idée de voir Martin nous partager avec ces deux gars qui semblaient eux aussi y prendre un malin plaisir... Puis le manège s'est répété peu de temps après avec l'autre couple, Claude et Daniel, avec un peu plus de réserve toutefois de ma part puisque ma relation amicale avec eux m'y obligeait presque. Nous n'étions pas rendus à une étape de notre relation où nous pouvions nous permettre de transgresser librement et ouvertement cette ligne imaginaire mais quand même importante à mon avis.
Cela a quand même donné lieu à des mouvements lascifs et d'une haute teneur érotique entre nous quatre. L'excitation était à l'extrême.
Martin et moi prenions un plaisir fou à nous embrasser fougueusement et à nous placer dans toutes sortes de positions nous permettant de profiter de toutes les parties de nos corps. À certains moments, j'avais l'impression que plus rien n'existait autour de nous... nous étions seuls au monde !
Puis nous nous sommes retirés dans un coin plus tranquille, où des vastes canapés nous permettaient de nous installer confortablement pour mieux profiter de notre intimité qui semblait devenir de plus en plus imminente. J'avais la certitude qu'avant longtemps, l'un de nous suggérerait qu'on quitte cet endroit pour en trouver un autre où nous pourrions nous livrer à des jeux sexuels et intimes en toute liberté.
Une grande sensation de bien-être général m'avait maintenant envahie. Je n'avais plus qu'une seule envie : me retrouver seul avec Martin pour poursuivre cette envolée nocturne et la conclure dans un concert de nos corps et de nos sexes. Nous sommes retournées pour un dernier tour de piste, saluer les amis et retrouver nos esprits, avant de passer au vestiaire et prendre le chemin de la volupté.
Ce que j'ai vu dans les yeux de mes amis au moment de les quitter m'a procuré un grand bonheur. J'y ai vu leur plaisir et leur satisfaction de me voir partir avec ce garçon qui les avait conquis et charmés autant que moi. Pour moi, il s'agissait d'une preuve d'amitié exceptionnelle. Je leur en suis reconnaissant.
Une fois établi le contact avec l'extérieur, alors que le soleil luisait en cette belle matinée de février et nous arrachait les yeux habitués à la noirceur et aux éclairages artificiels depuis le milieu de la nuit, nous nous sommes dirigés lentement vers le lieu de nos ébats.
Au moment de pénétrer au sauna où nous avions chosii d'aller pour faciliter les choses, je savais que même si tout s'arrêtait maintenant, j'aurais été comblé. Martin était certainement un être adorable et charmant. Ce qu'il allait me démontrer au cours des heures qui suivirent me le prouva certainement. Martin était aussi un amant fabuleux, attentionné, respectueux. Il m'a fait me sentir pendant toutes ces heures comme si j'étais la personne la plus importante au monde.
Nous avons fait l'amour, doucement, langoureusement, comme pour trancher avec le rythme effréné de la musique qui avait envahi notre nuit au cours des heures précédentes. Nous avons exploré nos corps, caressé tous nos membres, nous nous sommes adonnés à des exercices sexuels des plus jouissifs, spontanément, sans artifice, donnant libre cours à nos stimulis et à nos fantasmes que la nuit avait suscités. Nous avons longuement dégusté nos sexes durs et incroyablement gonflés de cette sève qui ne demandait qu'à exploser, mais que nous retenions allègrement pour faire durer la volupté du moment.
Puis, bien protégé dans son fourreau de latex, le long sexe de Martin s'est introduit en moi et m'a procuré des sensations exquises qui m'ont fait chavirer les esprits, palpiter le coeur et pousser de grands cris de satisfaction, jusqu'au moment de l'extase finale où mon sperme a inondé mon bas-ventre et ma poitrine, pendant que Martin y allait de ses derniers soubresauts dans mes entrailles.
Nous sommes restés de longues minutes immobiles, soudés l'un à l'autre, ne sachant que dire (comme s'il y avait à dire en pareils moments), profitant des effets prolongés de cette jouissance ultime qui, malheureusement, allait mettre fin à ce processus amorcé environ 10 heures plus tôt.
Au moment de nous quitter, pour retourner chacun à nos activités dominicales, nous avons presque convenu, en silence, que nous allions reprendre ça. C'est ce que je souhaite de tout mon coeur !

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