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Le train du plaisir
J'ai pris le temps de manger un sandwich dans une de ces brasseries du coin, bruyante, sale et enfumée. Je reviens d'Ecosse et le voyage s'est très bien déroulé. En effet ma voisine, jeune et sympathique a entretenu une longue conversation avec moi qui m'a fait oublier le temps du vol. Je n'aime pas en effet, ces classes économiques dans les avions qui vous serrent si près de vos voisins que vous entendez leur respiration, mais j'avoue que ce voyage a modifié un peu mon avis, du moins lorsqu'il s'agit d'une compagnie aussi charmante. Compte tenu de la difficulté de pouvoir partir tôt d'Ecosse, du manque d'expérience sur les délais que j'intitule " passage d'aéroport " (douanes, récupération des valises), j'ai donc retenu le dernier train pour Angoulême. A l'époque, Montparnasse n'était pas encore en service. On prenait le train Corail depuis la Gare d'Austerlitz direction Irun.
Les mains encore imprégnées de gras de mon sandwich, je me dirige vers une de ses pissotières malpropres pour lesquelles on demande malgré tout un droit d'entrée. Affublé de mes 2 grosses valises que je dépose sur un carrelage maculé du passage de milliers de voyageurs, je prends un grand plaisir à me soulager. Il est assez amusant de regarder l'attitude des personnes en train de " pisser " (désolé du terme). Certaines regardent en l'air, d'autres tentent de voir à tout prix le sexe de leur voisin tout en couvrant de leur main le leur pour ne pas le montrer (au cas où il soit moche, petit, trop rose...). Certaines couvrent le bruit que fait leur urine en se mélangeant avec la réserve d'eau des urinoirs, en appuyant fortement ou constamment (selon l'humeur de la vidange de la réserve d'eau) sur la chasse pour que le bruit de l'eau qui coule, couvre celui du jet d'urine qui mousse en tombant de très haut (selon la taille de l'urineur - quel beau néologisme -). Je suis entouré à ma droite d'un homme jeune - moins de 30 ans -, d'un noir à ma gauche si grand que je m'attends à voir son sexe par-dessus la cloison mi-hauteur installée entre chaque urinoir. Plus loin, un homme plus âgé et un ivrogne qui parle à son sexe qui refuse certainement l'écoulement d'une urine qui devrait être abondante compte tenu de la quantité qu'il a dû boire.
Mon regard va du noir au jeune homme comme si ces deux là étaient plus charmants ou curieux à regarder par rapport aux deux autres. Notre jeune homme passe son temps apparemment à se regarder pisser à moins qu'il soit perdu dans d'autres réflexions métaphysiques dans ce lieu saint. Il est blond, peau blanche. Habillé d'un imper, je me dis qu'il doit avoir froid avec ce fragile vêtement, car il gèle à pierre fendre au dehors et j'avoue bien supporter ma " moumoutte " (c'est ainsi que je nomme mon gros manteau en peau d'agneau). Furtivement, ce jeune homme jette un regard circulaire à ses compagnons de l'instant. Comme je n'ai pas l'habitude de baisser des yeux et qu'il se trouve que c'est sur lui que j'ai posé mon regard en me soulageant, il tourne la tête au moment où ses yeux croisent les miens. J'ai pu les apercevoir car il est à 2 latrines de la mienne. Beau regard apparemment vert ou bleu. En fait, il est bien plus jeune que je ne l'imaginais. Tout en finissant de vider ma vessie, je me laisse aller à faire des estimations : 20 ans ? 22 ? Il faut bien occuper ce temps de vacuité. Notre compagnon a l'air d'avoir terminé ; en général, avec les hommes, il est facile de savoir qu'ils vont terminer d'uriner, à la manière dont les épaules bougent (car on ne voit pas les mains positionnées sur le sexe). On secoue souvent la verge pour faire tomber les dernières gouttes afin qu'elles ne tâchent pas le pantalon après avoir traversé le tissu du sous-vêtement. Ce secouage, dure plus ou moins longtemps selon l'âge et l'état de la prostate. Notre homme est jeune, je le suis également - 27 ans -. Mais comme j'ai beaucoup bu de bière dans l'avion et ensuite en mangeant mon sandwich, je ne suis pas arrivé au bout de mon vidage de vessie. Notre jeune s'est attardé au lavabo. Je repositionne le tout dans le pantalon car je suis attiré par ce quelque chose qu'on n'explique pas, l'envie de suivre l'autre. Je sens que mon entrejambe s'humidifie grandement, et en jetant un coup d'oeil avant d'aller me laver les mains au lavabo, une tache de quelques centimètres s'élargit sur le devant de mon pantalon. Je m'injurie d'avoir voulu aller trop vite. Je boutonne soigneusement mon manteau pour que cela ne se voit pas et je commence à laisser couler l'eau pour me laver les mains. Notre homme est là, se lavant soigneusement chaque main. Il tourne légèrement le regard vers moi et me sourit. Je lui rends la pareille. Il s'essuie longuement en prenant moult papiers au distributeur (j'en ai compté personnellement plus de 10 morceaux), prend sa valise et disparaît. Dommage. C'est ce que je me suis dit intérieurement car j'aurais voulu engager la conversation.
Je grimpe les marches qui mènent au quai, mais le numéro n'est toujours pas affiché, même s'il ne reste que 20 mn avant de prendre le train. Je décide de m'installer face au panneau d'affichage, les valises entre les jambes, les mains dans les poches de mon manteau tellement il fait froid. Le cliquetis du panneau d'affichage m'aurait presque endormi quand j'aperçois mon homme, lui aussi debout, regardant fixement le panneau. Un dernier frémissement et le numéro du quai s'affiche. Qu'ai-je donc dans la tête quand je calque mon pas sur celui de l'homme qui me trouble depuis quelques longs instants. Au fait, va-il vers le même train ? Le quai affiché porte le numéro 7 - mon chiffre porte-bonheur -. Nous sommes, l'un et l'autre au chiffre 15 et je le suis en imaginant qu'il va forcément au même endroit que moi. Je serais déçu dans le cas contraire, mais je ne prends pas beaucoup de risques non plus dans la mesure où peu de trains partent à cette heure-là. Pourquoi dans ce cas a-t-il bougé lui aussi s'il ne prend pas le même que le mien ?
Bien vu docteur Watson me dis-je en riant intérieurement quand je le vois tourner au quai 7. Je me dis : " a-t-il pris un billet de première ? a-t-il loué une place dans le même wagon ? ". Là encore, une force intérieure me force à le suivre. Il stoppe un instant, fatigué par son lourd bagage. J'en fais autant en posant les miens à terre. Ainsi, cela me permet de ne pas le dépasser et le perdre de vue. Il se retourne et me sourit. Pourquoi sourit-il ? sait-il que je le suis ? Ce n'est guère possible. A moins qu'il ne me reconnaît comme voisin de pipi. Je lui souris aussi et fais un geste comme pour lui dire " c'est lourd ". Il sourit à nouveau à mon geste. Puis, il reprend sa valise et se met à longer à nouveau les wagons. C'est interminable ce temps. Combien il me parait long ce train soudain. Les wagons éclairés ne montrent pas une foule de voyageurs importante, même si le nombre de wagons me parait impressionnant. Il s'arrête devant un wagon, lit le numéro et la pancarte de destination, sort de sa poche son billet, vérifie et entreprend d'escalader les 3 marches. J'en fais autant - quand bien même ma réservation n'indique pas du tout ce wagon ci. Du quai où je stationne quelques instants, je le vois marcher dans le couloir du wagon lentement, tournant la tête à gauche puis à droite, mécaniquement. Il doit chercher sa place. Cela veut dire qu'il a bien réservé dans un train de première classe. Je décide - et ne me pose pas la question de la raison - de monter dans le même wagon. Une fois que j'ouvre la porte, je vois la chevelure du sommet de son crâne dépasser du haut du siège. Il a réservé en première classe, du côté où il y a deux fauteuils. Il occupe le siège, côté couloir. Là, je suis déçu, car j'aime me trouver du côté couloir afin de me permettre de me balader souvent - en effet, je m'ankylose facilement dans un train -. Je remonte lentement le wagon presque vide. Comment puis-je trouver le prétexte de m'asseoir à côté de lui si le siège n'est pas réservé alors qu'il y a tant de places vides dans ce compartiment ? Je me sens mieux quand je vois qu'un ticket jaune indiquant que la place côté fenêtre est aussi réservée. Cela justifie sans nul doute que je peux m'installer à côté de lui, mais à quelques dix minutes du départ, j'ai encore une chance que le bon voyageur arrive. Que dirais-je ? Il suffira alors, en faisant semblant de regarder mon ticket de m'excuser auprès du voyageur pour lui dire que j'ai bien le même numéro mais que je me suis trompé de wagon. Cela me parait clair maintenant dans ma tête. Arrivé juste à côté de mon homme, je plante mes deux valises à terre et je le salue : - bonsoir, je crois que je suis à côté de vous - bonsoir, me répondit-il en regardant autour de lui et se posant sans nul doute la question de savoir pourquoi je ne prends pas une autre place. - Excusez-moi, mais il faut que j'installe mes valises. Il se lève pour me faciliter cette manutention et me laisse passer. - il fait froid dans ce wagon - dis-je - en effet, le chauffage ne semble pas fonctionner.
Je m'assois en prenant mon manteau avec moi sur les genoux. La lumière se coupe un instant, se rallume et on entend ronronner la ventilation. J'approche la main de la grille de ventilation. L'air est froid sans être glacé. Le chauffage ne fonctionne pas. Je comprends pourquoi j'ai senti le froid en pénétrant dans le wagon et après avoir enlevé mon manteau. Au bout de quelques instants, deux contrôleurs passent dans le wagon. Généralement, ils comptent les voyageurs. - bonsoir messieurs Je me retourne comme mon voisin pour apercevoir un homme à la casquette qui nous sourit. - nous sommes désolés de vous dire que la ventilation ne marche pas mais compte tenu de l'heure, il nous est impossible de réparer avant de partir. Nous vous demandons de nous excuser et de passer un vêtement chaud. Durant notre trajet nous allons chercher à dépanner. - Merci ! dit mon voisin en se levant pour prendre son imperméable.
J'acquiesce de la tête et leur montre que j'ai déjà pris mes précautions. J'ouvre le manteau et je le pose le côté fourrure sur mes jambes. Un haut parleur se met à cracher qu'on nous allons prendre quelques minutes de retard. Le haut parleur nasille, grésille et je n'entends pas le délai de retard. - Décidément ! dis-je à mon voisin Il se retourne et me sourit. - Je ne vous ai pas vu quelque part ? m'aventure-je - Non, je ne me souviens pas. Me répond-il en rougissant. - Pourtant votre visage ne m'est pas inconnu.
Cela s'appelle de la manipulation. Mais il fallait bien que je trouve un moyen d'engager la conversation. - Vous êtes de Paris ? - Non ! me répondit-il. Je suis de Saint-Jean-de-Luz et je reviens chez moi. - Ah ! vous voyagez pour votre agrément ? - Non ! - Excusez-moi, vous allez penser que je suis très curieux - Non, non. En fait, je suis venu visiter des parents car je compte m'installer à Paris pour poursuivre mes études à la Sorbonne. - Vous êtes jeune ! - Presque 21 ! J'avais vu juste. J'engage alors la conversation sur les difficultés de la vie parisienne, sur la beauté des côtes basques... Bref, une bonne demi-heure s'écoule et nous sentons les premières secousses qui nous apprennent que le train a enfin démarré.
Un petit silence s'établit entre nous. Je ne veux pas qu'il s'assoupisse. En a-t-il d'ailleurs envie ? Il me vient une idée complètement farfelue, car je sens que j'ai envie de ce jeune homme, de le toucher, de lui faire l'amour. Il est extrêmement beau. Il a des yeux verts. Je l'imagine en train de surfer sur les vagues du bord des Landes ou du Pays Basque. Juste l'endroit où il peut bronzer pour lui donner une image de ces mannequins qui font de la pub toute l'année et qui étalent en plein hiver des corps de dieux grecs. - eh bien moi, je viens de rompre et je vais aller me reposer dans ma campagne - ah je comprends ! dit-il - la vie parisienne n'aide pas à construire un couple. - Vous viviez depuis longtemps avec votre amie ? - Un peu plus de deux ans. - Elle a bien pris cette séparation ? - Elle ? non il.
En fait, c'était cela qu'il fallait qu'il sache. S'il savait que j'étais marié, bisexuel certes, mais marié... Soit, il était gay et il devenait plus facile de discuter, soit il me prenait pour un pédé et il quittait sa place. - je comprends ! - vous comprenez quoi ? - que vous... vous... viviez avec un homme - c'est cela. Ca vous choque ? - moi ? non ! pas spécialement - vous êtes avec une petite amie ? - j'ai été - c'est fini ? - ça a duré quelques mois, mais si on s'entendait bien avant de vivre ensemble, on n'a pas pu rester vivre en couple toute la journée. - Ok - Vous êtes seul alors ? - Eh oui !
Il s'établit alors un long silence entre nous. - je ne vous ai pas vexé en vous parlant de mon homosexualité ? - non pas du tout. - En France, il faut tout cacher - C'est vrai. - Je me souviens de ma première expérience. Je l'ai mal vécue. - Ah bon ? - Oui, j'avais toujours peur que les gendarmes viennent me cueillir. - Quand même, on n'en est plus là.
Quels mensonges étais-je en train de raconter. S'il savait qu'en fait, je montais un vrai scénario pour savoir qui il était et pour avoir un contact avec lui. - Et vous ? - Moi ? - Vous n'avez jamais eu de contacts au masculin ? - Non - C'est très affirmatif, malgré la négation - dis-je en souriant. - En fait, je n'ai jamais eu l'occasion. Il se rendit compte de sa réponse et rougit fortement. - on n'en meurt pas - Je m'en doute, mais ça ne doit pas être facile.
A cet instant, je comprends qu'il a dû penser à ce genre de choses. Durant les quelques minutes qui suivirent, je lui racontai ma première expérience en l'embellissant afin de lui donner envie. Il n'osait plus, comme auparavant, me regarder dans les yeux. - au fait quel est votre prénom ? - Daniel, mais on m'appelle Dany - OK, moi c'est Alain. - Dany, j'espère que je ne t'ennuie pas - si tu me permets de te tutoyer. - Non, j'écoute. - Regarde-moi ! Je vois bien que ce verbe conjugué à l'impératif le surprend. Il se retourne lentement et je le fixe dans les yeux. Il baisse un peu son regard. - regarde-moi ! dis-je en insistant - pourquoi ? dit-il en me fixant - je veux te poser une question - oui. Laquelle ? - as-tu déjà eu envie de faire l'amour avec un homme ? - pourquoi cette question ? - je ne sais pas, mais je pense que cela t'aidera mieux à répondre à ta propre interrogation - je ne sais pas - tu ne sais pas ou tu ne veux pas - disons que je suis troublé et que j'ai l'impression d'une sexualité mal terminée - tiens ! c'est bon comme définition. ! Il sourit. - moi, je te trouve très beau - c'est vrai ?
Il est surpris lui-même par sa question et rougit à nouveau. J'ai fait sortir mon bras de dessous le manteau et ma déclaration précède la pose de main sur son bras. Il regarde fixement ma main qui reste sur son bras. Il n'oèe plus bouger. - mieux même, mais puis-je te dire cela ? - quoi ? - j'ai vraiment envie de toi ! - c'est vrai ? Il resta bouche bée.
J'en profite alors pour descendre ma main et chercher la sienne qui se trouve sous son imperméable. Il a d'abord un brusque sursaut. Va-t-il se raviser, car jusqu'à maintenant, je l'ai tellement surpris par mon aplomb. - ça te gêne ? lui demande-je sans spécifier ce qui le gêne entre ma déclaration et mon geste. - Non... non... mais c'est tellement... Il s'arrête un instant et tourne la tête dans tous les sens. A mon avis, il cherche à savoir si on nous voit et nous entend. J'en fait autant et je vois que nous sommes 7 ou 8 dans le wagon mais suffisamment bien répartis pour ne pas avoir de voisin à moins de 5 ou 6 rangées. J'en profite pour descendre ma main et serrer la sienne. Elle est chaude presque humide. La situation a dû le stresser et le faire légèrement transpirer. - tellement ? - tellement nouveau pour moi. - Tu ne voudrais pas ? Son regard devient sérieux au point où je me demande s'il ne va pas me gifler. - je ne sais pas - j'ai vraiment envie de toi. Lui dis-je en le fixant à nouveau. Il lève le menton et donne des coups de nuque contre le haut du fauteuil. - qu'est-ce qu'il y a ? interroge-je - Je deviens fou. Je ne sais plus ce qui m'arrive. J'étais loin d'imaginer... Il ne finit pas sa phrase et j'en profite alors pour lui serrer la main un peu plus fortement. D'inerte, sa main se resserre fortement sur la mienne. Je ne veux plus l'interroger car ce serait le gêner.
Je caresse le dessus de sa main. Il se laisse faire, tout en regardant fixement au plafond. Cette petite conversation a dû durer, car le haut-parleur annonce Saint-Pierre des Corps. J'ai encore un peu plus de deux heures ½ de voyage. Ma main maintenant s'est posée sur le pantalon. Il se laisse faire. Je lui caresse la cuisse au travers du tissu. - Ca va ?
Il ne me répond pas. Il continue d'avoir les yeux dans le vague. Je décide de lui reposer la question après que j'ai tenté d'atteindre l'entre jambe. Peu à peu, centimètre par centimètre, je commence à me diriger vers sa braguette. Il ne fait rien pour m'en empêcher. Je sais alors que j'ai la voie libre, mais certains gestes peuvent quand même le gêner et il ne faut pas qu'il me retire la main car ce serait difficile de reconquérir le terrain. - Ca va ? - Oui. - Tu veux que je continue ? Il me regarde sans répondre, mais son visage est suffisamment expressif pour que je comprenne qu'il a envie, mais honte de le réclamer. Alors ma main franchit d'un coup ce qu'elle avait mis de longues minutes à approcher. Je lui caresse le sexe au travers du pantalon. L'entre jambe est bien renflé. Ma main se fait à la fois pressante mais douce. D'un doigt, je longe sa braguette et je comprends qu'il s'agit de boutons et non de fermeture. Je passe alors un doigt entre le pantalon et le sous-vêtement. Il a un léger sursaut. - c'est bon ? - Oui ! Dit-il sans me regarder.
Je déboutonne un à un les boutons. - Alain ? - Oui ? - Arrête ! - Pourquoi ? - Pas ici - Mais on ne se verra plus après ? - Pourquoi ? - Parce que toi et moi on a chacun notre vie et que c'est un moment privilégié. - Arrête ! Sa voix se fait plus langoureuse et moins autoritaire que la première fois. Les boutons à un près ne retiennent plus grand chose. Ma main caresse maintenant le tissu du sous-vêtement. Je comprends au toucher et à la manière dont le tissu flotte sous les doigts qu'il s'agit d'un caleçon. Je cherche alors rapidement la braguette. Il n'y a pas de bouton tout juste celui du haut qui permet de tenir la ceinture. Je sens les quelques poils doux qui sortent de la braguette du caleçon. Ma main touche alors un morceau de chair dur et des poils soyeux. Il a à nouveau un soubresaut. - Dany ? - Ouiiii - Ca va ? - Ouiiii - Tu veux que je continue
Il me fait signe que non de la tête. J'en profite alors pour prendre son sexe à pleine main. Il donne un coup de rein vers l'avant libérant totalement son sexe. J'arrête alors un instant le cheminement de ma main. Nos manteaux ne laissent rien voir de la manoeuvre. Je caresse encore plus son sexe et arrive vers le gland qui est découvert. Il a l'air d'être sensible car le petit cri étouffé de mon partenaire me fait comprendre que ma manoeuvre lui a fait mal. - excuse-moi - ce n'est rien dit-il, mais Alain arrête maintenant, ce n'est pas sérieux - tu as peur du plaisir - oui... non... - oui ou non ? - ce n'est pas ça, c'est l'endroit qui me gêne. - Tout le monde dort. - Tu crois ? mais quelqu'un peut venir - Nos manteaux nous cachent
Il se tait un instant. J'en profite pour promener ma main sur les poils du pubis, puis je descends vers les testicules que je caresse avec précaution. - je ne vais pas tout foutre dans mon pantalon. Dit-il en retirant vigoureusement ma main. - Tu as envie ? - Tu as vu comment tu me caresses ? Tu crois que d'autres pourraient tenir. Je voudrais t'y voir. - Oui, justement, si tu voulais, ce serait bien pour moi. - Quoi ? - Tu as bien compris - Mais j'ai jamais fait et en plus, je ne le ferai pas ici. - On va aux toilettes alors - T'es fou, on va nous voir - Pas à cette heure et puis il y a personne. - Oh non ! - Viens.
Je le prends par la main vigoureusement à mon tour et je le lève. Soudain, je prends conscience que sa braguette est ouverte. Sa main se précipite sur l'ouverture de son pantalon. Il rougit et regarde autour de lui. Effectivement, les autres passagers dorment. - fais pas de bruit. Lui dis-je Il nous reste une vingtaine de mètres avant d'atteindre l'inter wagon puis de se trouver devant la porte des toilettes. La couleur verte du bouton de fermeture indique que les toilettes sont libres. J'ouvre alors la porte et le pousse violemment à l'intérieur. Je referme. Un cliquetis m'annonce que nous sommes isolés. La glace projette notre image. Il fait froid et nous n'avons pas énormément de place. Le couvercle de la cuvette est descendu et on peut s'en servir comme d'un siège. - Assieds-toi ! lui dis-je - Pourquoi faire ? - Assieds-toi ! Mon ton est autoritaire. Il s'assied et lève la tête pour me regarder. - tu as déjà sucé un mec ? - Non jamais ! - Tu veux essayer ? Il ne me répond pas. Il a honte. Il ne répondra pas. Je fais descendre alors ma glissière de braguette et je sors mon sexe. - ouah ! Tu es vachement bien monté - Pas toi ? - Pas autant. - Fais voir
Il descend alors son pantalon et je vois un sexe, légèrement courbé sur le côté, long mais très fin. - prends-le lui dis-je en prenant mon sexe d'une main et en le dirigeant vers sa bouche. Assis comme il est, il ne fait aucun effort pour l'avoir face à ses lèvres. Il commence à tâter du bout des lèvres. - Ca a mauvais goût ? lui dis-je en souriant - Non mais ça fait bizarre - Alors enfonce-le et suce-moi
Les minutes qui suivent sont fabuleuses. Le bruit des succions se fait plus fort. Ma main appuie sur sa tête afin que mon sexe s'enfonce toujours plus profondément dans sa bouche. Je râle de plaisir. Le bruit des rails étouffe tous nos cris. Il est impossible qu'on nous entende de l'extérieur. Il met sa main sous mes testicules et joue avec. Après de longues minutes, il me fait signe qu'il veut se lever. La bouche mouillée, il se lève et me regarde. Je lui prends la nuque et l'attire à moi. Il sait embrasser, c'est indéniable. Il est plus détendu qu'il y a quelques heures. On s'embrasse, on se caresse. Ma main descend rapidement vers son sexe et je le caresse avec douceur. Je sens en l'embrassant que la caresse lui plaît car il ouvre à chaque fois la bouche un peu plus grandement. Nos langues se mélangent. Je le fais pivoter brusquement et m'installe à sa place sur le siège. Il est vraiment beau ainsi. Il tient sa chemise d'une main pour qu'elle ne couvre pas son sexe. S'il avait fait plus chaud, nous aurions quitté nos vêtements, mais heureusement, qu'en la circonstance, nos caresses nous réchauffent. Je plante alors son sexe dans ma bouche. Il est vraiment très fin mais agréable à sucer. Ma langue se déplace à toute vitesse sur son gland, son frein, entre chair et peau. Il tremble. - tu as froid - non, un peu mais c'est toi... - moi quoi ? - toi qui me donne du plaisir et qui me fait trembler. - N'éjacule pas dans ma bouche - Nonnnn, n'aieeee pas peur
Chaque coup de langue lui fait rallonger les mots. - tu veux essayer ? - essayer ? - oui, tu veux que je te prenne ? Il se retourne vers moi. - quoi ? - oui, si tu veux, ça s'appelle la sodomie - merci je connais le mot, mais pas l'acte - tu veux ? - non - mais tu n'as jamais essayé - non - alors laisse-moi caresser ton anus - pourquoi faire ? - pour que tu connaisses une caresse agréable. Il faut bien que je t'initie ? non ?
Je me lève et l'embrasse. Il se relâche. Je pose ma tête sur son épaule et d'un doigt, je fais tomber la salive sur mon index. - qu'est-ce que tu fais ? me demande-t-il - rien de spécial. Laisse-toi faire - Je t'avertis... Mon doigt caresse l'entrée de son petit trou et il arrête sa phrase. Les caresses se font plus larges, plus pressantes jusqu'au moment où mon doigt s'enfonce doucement dans sa chair. Il gémit légèrement. - C'est bon ? - Ouiiii - Tu veux que je continue ? - Ouiii - Attends alors - Attends quoi
Je ne lui réponds pas, je le retourne face à la paroi. Je lui demande de poser ses mains sur cette paroi et d'écarter les jambes. Il reste ainsi quelques minutes. - Qu'est-ce que tu fais ? - Je me prépare à te lécher - Me lécher ? mais c'est sale - Non, tu as pris une douche au moins - Oui dit-il ne comprenant pas que je plaisante Mes mains écartent ces deux petites fesses bien blanches et ma tête s'approche de ce petit coin sombre où ma langue bientôt se perd. Il bouge les fesses, il se tortille. - c'est bon ! se contente-t-il de dire. Je m'arrête un moment. - continue - attends un instant je me repose. En fait, j'en profite pour faire couler de ma salive sur mon gland. Je me mets alors debout et me plaque sur lui. Il sent bien mon membre dur s'appuyer sur ses fesses. - ne fais pas cela, me demande-t-il en tentant de se retourner. Mes mains emprisonnent ses bras. - je vais y aller doucement - Non ! pas ça - Tu as peur ? - Oui
Je sens que ses bras se détendent. Je lâche ma main droit, m'empare de mon sexe et balade le gland entre les deux fesses. Je sens ses poils humides. Puis, je finis par trouver une petite protubérance qui m'annonce que l'entrée est là. Mon gland est très humide de mon désir, mais aussi de la salive patiemment utilisée pour les caresses. Je suis à l'entrée et j'hésite car je ne sais pas s'il va avoir mal, trop serrer les fesses. - détends-toi ! c'est la seule préconisation que je fais.
Je m'appuie alors sur son dos et je commence à gémir comme pour bien lui montrer mon envie. Il ne dit rien, il ne fait rien. Je le sens en attente. Alors précautionneusement je le pénètre en douceur. Il a parfois des réactions qui me font stopper la progression. Je commence à être en sueur malgré le problème de chauffage. Le bruit des rails me martèle la tête. Je suis à moitié du chemin. Nous n'avons pris aucune précaution (à l'époque le sida n'étais pas connu), aujourd'hui, jamais je ne ferais cela même avec envie. Je commence alors doucement à faire un va et vient même si je ne l'ai pas pénétré entièrement. De mes deux mains, je lui fais comprendre qu'il faut qu'il descende ses mains plus bas et qu'il recule ses pieds. Cette simple manoeuvre me permet alors de le pénétrer complètement. Je ne sais plus combien de temps nous avons fait l'amour ainsi, mais je sens que ma jouissance arrive au bout. Je ne lui demande pas son avis et j'éjacule en soubresautant à chaque fois. Il doit sentir le liquide l'envahir. Il ne dit toujours rien. Quand c'est terminé, je lui dis simplement. - C'était bon - Oui
Il me repousse d'une main. Mon sexe pend entre mes jambes. Il prend du papier et s'essuie longuement en baissant la tête comme s'il avait honte. Son sexe est toujours raide. - tu veux ? - quoi ? - que je te finisse - drôle d'expression - excuse-moi, mais je suis encore sous le choc - le choc ? à ce point ? - si tu savais comme c'est bon de t'avoir fait l'amour. Le train stoppe brutalement. J'entends la porte sur les voies s'ouvrir. Nous ne bougeons pas. - si le contrôleur vient, je lui dis que tu es malade et que tu es en train de vomir - pourquoi pas, mais tu as vu ma tête. En général quand on vomit on est plutôt blanc, regarde comme je suis rouge. C'est vrai que nous avons le visage écarlate. La glace reflète nos images. - viens j'ai envie de te sucer et tu pourras regarder dans la glace. Tu veux ? - Mouais, mais je ne trouve pas trop de plaisir à ça. Mieux, j'ai presque un peu honte. Le train se remet à bouger. Nous devons être au moins à Poitiers. Je l'embrasse sur la bouche. Il me regarde et finit par sourire. - toi alors ? - alors quoi ? lui demande-je - tu sais y faire - y faire ? - pour convaincre.
Pour toute réponse je l'embrasse. On se caresse longuement. Ca doit faire des heures qu'on est dans cette toilette et personne n'est venue nous déranger. Il est vrai qu'à cette heure et vu le nombre de voyageurs... Après ces très longs moments de caresse, où toutes les parties du corps ont été explorés hormis les pieds, je lui prends enfin le sexe à deux mains et j'engouffre son gland dans ma bouche. Mes deux mains descendent et montent au rythme de mes succions. Je sais que cette caresse est difficile à tenir. Mais d'un autre côté, je commence vraiment à être ankylosé par la position. Je lève un oeil sur mon compagnon. Il regarde dans la glace. Il doit voir ma tête s'enfoncer sur son sexe et se rejeter en arrière à un rythme infernal. - ça vient ! ça vient ! ça viiiiiiiieeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnt !
Je sens deux longs jets envahir ma bouche. Je ne veux pas avaler car je n'aime pas trop le goût. A nouveau deux jets, puis deux autres. Il a une réserve importante me dis-je. Comme je retire son sexe de ma bouche croyant que c'est terminé, il gicle à nouveau deux ou trois fois et j'en ai plein mon pull et mon menton. - excuse-moi ! dit-il en cherchant du papier et en m'essuyant ; - Pour ta peine... Je me lève et l'oblige à m'embrasser - tu es dégueulasse me dit-il en recrachant son propre sperme que j'avais conservé dans ma bouche. - C'est le tien - C'est pas une raison.
A le voir ouvrir la bouche, un filet blanc couler sur sa lèvre inférieure tout en cherchant à ne pas bouger pour ne pas avoir à l'avaler, me fait rire. C'est alors que ce qui devait arriver arriva. - Contrôle des billets ! - Merde ! - Tu as compris. Penche-toi sur la cuvette et fais comme si tu vomissais. On remonte les pantalons rapidement et j'entrouvre la porte. Cette dernière tape sur les fesses de mon compagnon qui est consciencieusement penché au-dessus de la cuvette. - qu'est-ce qui se passe ? interroge le contrôleur - il est malade - malade ? - en fait il a envie de vomir - c'est pas une raison pour s'enfermer - c'est vrai, mais c'est pas agréable d'avoir quelqu'un qui ouvre la porte pendant qu'il dégueule - mouais, c'est vrai - vous voulez nos tickets - oui, mais finissez. A quel wagon êtes-vous ?
Je lui explique et il referme la porte en jetant un dernier coup d'oeil sur mon compagnon toujours penché. Dès que la porte est fermée, il s'essuie la bouche. - on aurait dit du vrai - t'es dégueulasse - n'empêche que ça a fait vrai. Alors le fou rire nous prend. On se met à rire aux larmes. Après un long moment, je sens le train s'arrêter. On continue à rire à gorge déployée tout en se nettoyant les vêtements qu'on a maculé de notre nectar. Le train repart assez vite. Il est vrai qu'il n'y a plus beaucoup de voyageurs pour prendre le train à cette heure-là. - il faut y aller - t'as raison sinon il va revenir - n'essuie pas tes larmes, lui dis-je - pourquoi ? - ca fait encore plus authentique.
On jette un coup d'oeil en ouvrant la porte des toilettes. Personne que le staccato des roues sur les rails. Je prends son bras comme pour le soutenir et je l'installe à sa place. - mets ton imperméable sur ton visage, fais semblant de dormir et donne moi ton billet je vais le faire contrôler. Il obtempère au moment où je vois notre contrôleur revenir. - il va mieux ? - il dort - où est-ce qu'il descend ? - A Irun je crois - Il y en a encore pour un peu de temps. - Où est-ce qu'on est ? - Entre Angoulême et Bordeaux - Quoi ? - Entre Angoulême et Bordeaux - Merde ! Merde et merde - Qu'est-ce qui vous arrive ? - Je devais m'arrêter à Angoulême ! - Pas grave, je vais vous faire un supplément et demain matin vous pourrez revenir sur Angoulême car à cette heure vous n'aurez pas de train avant 4 h demain.
Je vois alors plusieurs sursauts du côté de mon compagnon. J'en déduis qu'il se fout de moi et il a raison.

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