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Pause chantier
Ce matin de juillet, je m'en souviens très bien, avait plutôt mal commencé. Comme mon 125 cm3, l'extase a parfois des ratés à l'allumage. Mais n'anticipons pas... Un boucan de tous les diables me tire brutalement de mon sommeil, un tintamarre à deux pas, pratiquement au pied de mon lit. Mon premier jour de vacances, alors que j'en profite pour inaugurer un cycle de grasses matinées pépères ! Quel est le sinistre olibrius qui s'acharne à saboter mon sommeil en tapant comme un sourd sur un morceau de ferraille ? Un coup d'oeil à la fenêtre suffit à me renseigner sur mon malheur : un échafaudage barre l'horizon. C'est vrai, je l'avais oublié : le gardien avait prévenu tous les proprios que le ravalement des façades commencerait en début de semaine, tôt le matin, qu'il conviendrait de fermer fenêtres et persiennes... tu parles, le grand large par-dessus les toits, l'échappée sur le Trocadéro, il n'y a que ça de vrai, surtout à la belle saison, et pour rien au monde je n'aurais obtempéré à la consigne en me cloitrant chez moi ! Je sors de mon lit hirsute et la bouche pâteuse, cillant des yeux et les mains sur mes tympans meurtris. J'émerge, faut-il le préciser, d'un rêve délicieux, ma queue raide en témoigne et je suis doublement déçu car je ne connaitrai ni l'épilogue de l'aventure nocturne ni la branlette matinale dont j'ai le secret : minutieuse et virtuose, toujours adagio non troppo, avec un rai de soleil juste sur mon noeud luisant. Ce fils de pute qui me bousille mon apéro du matin, il va m'entendre ! Je m'approche de la porte-fenêtre et tente un pas hésitant sur le balcon. Quand je lève la tête, ma nuque endolorie me fait grimacer et je cligne des yeux dans la lumière trop crue tandis que l'air matinal me picote le torse. J'accommode peu à peu et n'en crois pas mes yeux : là, à deux mètres à peine au-dessus de moi, un jeune mec en posture de travail, s'acharnant sur un rivet récalcitrant. Bien campé, jambes écartées, les cuisses musclées et bronzées émergeant d'un short bleu roi, telles deux imposantes colonnes doriennes sous leur unique chapiteau de toile. Je bande de plus belle et mon anatomie s'élance également tel un fût monolithe. J'ai tout de suite zieuté l'exorbitant bas relief : dans l'entrejambe, le long de la cuisse gauche, un paquet tressaute à chaque coup de marteau. Je distingue nettement dans la pénombre les burnes épaisses, à la fois pesantes et dociles, les valseuses devrais-je écrire, tant ce ballet aérien est scandé et harmonieux. Je suis hypnotisé, réveillé pour de bon et n'ai qu'une envie : lever le bras pour cueillir ces alléchants burlats ! L'autre, évidemment, n'a rien remarqué, il a d'autres chats à fouetter et les jurons qui ponctuent ses efforts font nettement entendre que l'heure n'est pas aux galipettes et qu'il n'en a rien à cirer de ses couilles en vadrouille ! Je suis fasciné raide et mon gros oeil rubicond brille d'envie dans le soleil levant. Soudain je recule, déséquilibré par ma posture trop cambrée (et puis, je l'avoue, je n'aimerais pas être surpris en flagrant délit de maraude !). Bing ! J'ai heurté l'un des montants métalliques. Léger frémissement de la poutrelle. Le gars - un homme du métier - habitué au moindre soubresaut s'est arrêté de taper. Il inspecte, se penche... Putain ! La splendeur du mec : des boucles de jais qui s'échappent de son casque, un teint hâlé, une bouche immense et charnue, deux rangées de perles parfaites qui s'incurvent spontanément en sourire charmeur.
- Hello ! Rien de grave ?
J'ai mis aussitôt ma paluche sur mon ventre (peine perdue !) et l'autre en visière pour mieux dévisager mon divin acrobate.
- Désolé... mal réveillé... je me suis cogné. (Et soudain l'idée de génie). Au fait, je vais déjeuner... Si le coeur t'en dit, si tu as un moment, à la descente, fais la pause, arrête-toi... c'est sur ton chemin et c'est grand ouvert..
Il acquiesce d'un grand rire en faisant le salut militaire.
- A tes ordres, chef !
A-t-il remarqué ma pine au garde-à-vous ? Ce qui expliquerait son attitude martiale... Mais je n'ai vraiment pas le temps d'élucider son salut viril. Je m'éclipse après m'être assuré d'un furtif coup d'oeil : c'est o.k., dans l'entrebâillement de l'étoffe, les bigarreaux sont toujours à leur place, plus lourds que jamais, pendant au-dessus de moi. Mon appétit en est décuplé ! Je m'active, j'en rajoute, une vraie soubrette surmenée, disposant sur la table tout ce que je trouve en ingrédients variés : toasts, beurre, miel, fromage blanc, faisselle, fruits, céréales, muesli... un vrai festin royal en perspective ! Thé ou chocolat chaud ? Café plutôt ? Je prépare les trois breuvages au cas où...
- Hello !
Sa voix m'a fait sursauter, il a dû se faufiler comme un félin. Je me retourne.. Apparition de l'archange Gabriel : il a ôté son casque jaune et ses boucles s'éparpillent sur ses épaules pain d'épices, le regard pétille, toujours son sourire de nacre, un vrai ragazzo pasolinien. Un coup d'oeil connaisseur plus bas me confirme : le short est vraiment indécent et le renflement divin. Il a encore dû surprendre mon regard, sourit de plus belle, fait mine de s'excuser en voyant les préparatifs du festin.
- Je ne peux pas accepter... ramadan, tu piges ? Je bouffe le soir. Mais toi, tu dois prendre des forces, tu as l'air nase et bien pâle, sans doute ton choc de tout à l'heure...
En fait de pâleur, je suis cramoisi de désir. Je remarque mieux son beau teint caramel (tunisien ? antillais ? Peu importe, une gueule d'ange exotique ! Plutôt marocain, toute la couleur et déjà la saveur d'une petit beurre premier choix !)
- Dans mon pays, le matin au p'tit dej, la spécialité est le zouarid au miel. Tu connais ?
Je fais signe que non (j'en ai rien à faire de sa gastronomie à la con). Il éclate à nouveau de rire devant mon air désappointé et s'approche en secouant sa crinière. Et là, à ma totale stupeur - et il rit encore de plus belle en voyant mon air ébahi - d'une main experte, en un éclair, il a baissé prestement ce qui lui sert de mini-pagne... et de l'autre il soupèse ses bijoux intimes d'un geste connaisseur puis dépose son trésor sur la nappe blanche, s'arc-boute légèrement contre la table pour mieux étaler le tout et faire cabrer son zob fougueux.
- Ça, c'est le zouarid, le meilleur de Rachid !
Sur la nappe immaculée, une nature morte à faire damner un peintre... Ou plutôt une nature bien vivante, un paquet palpitant d'une beauté soufflante à couper au couteau. Tout est parfaitement proportionné : la teub est ambrée, charnue, évidemment circoncise, souple et comestible comme un macaroni géant qui donne de petits coups de butoir, histoire de se faire remarquer ; juste au-dessous un double sac compact et brun, gonflé à bloc, l'escarcelle de vie. Pas de poils superflus - Allah est grand ! - juste un duvet soyeux comme les pèches de vigne que j'ai lorgnées hier au marché de Passy (mais 45 francs le kilo, c'est rédhibitoire, alors que je vais m'offrir ces primeurs à l'oeil ! !). Sur le bas-ventre où sinue une liane vigoureuse, pas de forêt vierge inextricable : c'est net, tracé au cordeau, une touffe de troène ras ou de cresson dru. Après un moment de sarabande sur la nappe (le tissu s'est froissé peu à peu), le roi des poutrelles tend le bras, sans mot superflu, saisit le pot de miel et, sans autre cérémonie, plonge lentement ses parties molles dans le nectar toutes fleurs. Le garçon esquisse maintenant une légère danse du ventre pour imbiber le tout, égoutte avec minutie les balloches dorées sur le rebord du pot puis s'approche de moi, les yeux brillants de gourmandise, bien droits dans les miens, et susurre, tout en se passant la langue sur les lèvres :
- Tu veux goûter le zouarid au miel ?
Déjà son trésor visqueux est dans ma bouche. J'ai fermé les yeux. La pine glisse la première, puis les bonbons ruisselants. Je malaxe lentement l'énorme guimauve, je savoure en prenant garde de ne pas m'étouffer. Le macaroni est toujours mollasson mais je sens le gland dur et lisse comme une dragée. Je triture la chenille sucrée, elle me titille la luette tandis que mes yeux s'emplissent de larmes de reconnaissance. Les burnes juteuses vont et viennent d'une bajoue à l'autre. Ma bouche n'est plus qu'humidité, élasticité, plaisir fondant. Ma langue est un peu perdue au milieu de ce fatras gluant et sirupeux... Chose étonnante, pas d'érection en vue, juste al dente, comme je préfère (ça tombe bien, je déteste les sucres d'orge). Comme s'il devinait ma pensée, mon mec me murmure à l'oreille tout en fourrageant dans ma chevelure :
- Tu connais la différence entre un spaghetti et un tétraplégique ?
Et comme je bafouille un grommellement incompréhensible (dégustation oblige !), sa réponse ne se fait pas attendre.
- Le spaghetti, lui, se tortille quand on le suce !
J'approuve en plongeant mon nez dans sa toison musquée. J'appuie davantage mon front contre son ventre brûlant, comme pour une empreinte. Pour m'en mettre plein la lampe, je m'agrippe à ses fesses bombées, les palpe, les malaxe... Quand j'introduis délicatement mon index de pianiste expert, mon bienfaiteur apiculteur a un léger frémissement, puis il s'abandonne, ronronne de plaisir, se dilate, s'empale lui-même par un subtil tortillement, me happe peu à peu jusqu'à la troisième phalange tandis que son fion s'humidifie comme si, ô miracle, le miel passait directement de ma gorge à ses couilles et jusqu'à son anus baveux, trois vases communicants, mystérieuse Trinité de la volupté... Et puis, tout va très vite, trop vite : la sirène du chantier a hurlé deux fois, mon ouvrier docile s'ébroue en riant, s'extrait à la fois de mon poing et de ma bouche en feu.
- Bye bye et merci pour le p'tit déj' !
Un courant d'air, un fanion bleu dans l'embrasure de la fenêtre, une dégringolade dans les tubulures... Je reste ébahi, ravi, à peine le temps d'être frustré, la dextre en l'air suintant de bonheur et la gueule ouverte, souffle court, yeux chavirés... trois spasmes dans le braquemart, quelques giclées de lait frais et des larmes d'or aux commissures des lèvres... Dans mon extase j'entends - rêve ou réalité ? - une voix juvénile qui monte vers moi du côté de la fenêtre : « A demain ! Même endroit, même heure. »
Le lendemain, il est huit heures pile lorsque mon beur s'offre de face dans l'embrasure de la fenêtre. Je distingue à peine le visage de Rachid à contre-jour mais son short bleu roi offre, toujours sur le versant gauche, un dénivelé impressionnant.. Le casque jaune brille dans le soleil comme la mandorle d'un archange.
- Salut, chef, déjà à tes fourneaux ?
J'opine de la tête en désignant la table toute prête.
- Tu veux dire un petit bonjour à « zouarid le meilleu »r ?
Déjà il abaisse son short. Le zob se dégage et bondit d'une détente élastique. Sous mes yeux médusés, l'engin se redresse peu à peu, fait le beau, encore enhardi dans son ascension par un facétieux balancement du bassin. Le pieu est maintenant bien fiché sur sa base compacte, hampe de chair à la fois dure et douce, bâton brulant impatient d'administrer la fessée sur ma joue matutinale.
- N'aie pas peur, approche, dis bonjour...
Je m'agenouille, ému, enserre de ma dextre le gros pétard et, de ma langue agile, élargit l'anneau violacé. L'ouvrier gémit déjà. De ses mains calleuses, il tire sur la base de ses burnes pour faire saillir davantage son manche et arrondir l'agate rubiconde et luisante. Les veines gonflent, le frein se tend à se rompre. Pour calmer le jeu, je rétrograde : de simples petits bisous, sonores et taquins, sur le pourtour du gland, là où la peau dilatée a la douceur du satin. Mon salon ensoleillé n'est rempli que de ces menus signaux amicaux, tel un envol de papillons mutins... quand, soudain, la cafetière en sifflant se rappelle à notre bon souvenir.
- A table, chef, quel est le menu ?
Prestement, je fais mine de saisir le pot de miel mais mon invité stoppe mon geste. Il fait une moue délicieuse.
- Encore du sucre ? T'as rien de plus pimenté ? Le boulot sur échafaudage, ça creuse, il me faut du consistant !
Hélas mon frigo fait piètre figure. Comme je débute mes vacances, les courses sont loin d'être prioritaires. L'état des lieux est navrant : un fond de mayonnaise en tube, un reste de ratatouille, deux doigts de beurre rance. Sauvé ! Dans le tiroir du bas, un pot ventru et fort avenant : du coulis de tomate provençal. Chiche ?
- Super ! Tous les parfums ensoleillés du djebel ! A table !
Avant que j'aie le temps de dire ouf, mon invité s'empare du pot, fait sauter le couvercle d'une chiquenaude et verse la sauce écarlate sur son zob frémissant. Telle une lave charriant ses débris de carottes et d'oignons frits, le jus ruisselle au ralenti sur l'anguille dressée. Tandis que sa main gauche ouverte en coupelle recueille l'excès dans un geste oblatif à ras les couilles, la droite étale avec précaution le condiment comme un baume bienfaisant.
Je m'empiffre du zigomar à la tomate et me mets à branler mon méridional de charme en longues goulées régulières, tandis que mes paluches s'agrippent à ses deux pastèques arrière. Un parfum suave, thym et sarriette, emplit la pièce, toute la Provence à un jet de pierre de la Tour Eiffel ! Je me perds un peu dans l'ordonnance du menu : qu'est-ce qui me chatouille la langue, une pelure d'échalote ou un résidu de prépuce ? Et cet avant-gout exotique : un soupçon d'olive extra vierge ou une goutte de pré-foutre première pression à froid ? J'engloutis le tout sans état d'âme : je malaxe, je suce, je déguste, j'aspire, je lèche, je pourlèche... surpris en flagrant délit de gloutonnerie infantile, le museau enfoui dans le pot de confiture de mûres.
Au dessert, nos deux maîtres queux réclament du rab et s'en donnent à corps joie. Mon beau visiteur, emmancheur de tubes de son état, est allongé de tout son long sur la nappe, en appui sur les coudes, les cuisses écartées et la croupe tendue. Paré pour l'emboîtage. J'ai écarté les deux collines rebondies, élargi d'un index huilé le bel orifice couleur de figue fraiche, et là, dans cet entonnoir s'évasant à coups de menus spasmes goulus, j'ai versé tout le reste du pot de coulis et tandis que ma queue gourmande bourre le nid d'amour, le jus chuinte sous mes bigarreaux barbouillés. Partout des bulles irisées sous les poils. Des éclaboussures écarlates à l'aine. Un gargouillis de senteurs de garrigue dans le creux du nombril. Ah ! Plaisirs de la table ! Oh ! Touffeur méridionale ! Et tandis que son paf encore à jeun cogne d'impatience contre le tiroir, mon beau pédé sur canapé halète de volupté dans un raï languide digne des Mille et Une Nuits. Je mordille sa nuque mouillée de sueur tandis que mon bas-ventre fond rythmiquement dans un chaudron d'aïoli. Mon braquemard en feu brasse énergiquement le ragoût, ma spatule géante larde, embroche, touille... Pas question que la sauce tourne. La recette est si parfaite que le temps de cuisson est scrupuleusement respecté : douze minutes. Ensuite servir très chaud sur l'échine dorée en tournedos : quatre à cinq giclées de purée tiède puis, hors du feu, en embrochant toujours énergiquement, une ultime poêlée avec crachouillis de marmelade au basilic. Un toast bruyant n'est pas prévu au menu mais Rachid fut si comblé qu'il en a pété d'aise ! Une vraie salve en honneur de la gastronomie parisienne ! En lui bourrant les côtes amicalement, je l'ai semoncé sur son manque de savoir-vivre mais, dans un ultime grand rire retentissant, il s'est écrié sur le mode lyrique cher aux Sénégalais :
- Quoi ? Quand kiki content, cul cul tam-tam ! ! !

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