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Cadeaux d'entreprise
Maxime chine. Il déambule d'étalage en étalage, cherchant un cadeau pour son homme. Son budget, plutôt étriqué en ce moment, ne lui permet guère de dépenses outrancières. Cependant, pour Henri, que ne ferait-il pas ! Il aperçoit une jolie fontaine en porcelaine, l'examine de plus près. Un charmant jeune homme s'avance vers lui, prend une mine navrée pour déclarer : << - Elle est vendue : un mec l'offre à sa petite amie, c'est ça la vie ! D'ailleurs, je vais la retirer immédiatement. Par contre, j'ai un très joli petit bronze. Si je ne me trompe, il devrait vous plaire. Vous, vous n'êtes pas du genre à avoir une petite amie, n'est-ce pas ? - Pas tout à fait. J'ai un petit ami. - C'est tout comme ! La vie de couple exige des cadeaux. >> Le garçon ne cesse de regarder son client. En réalité, il le "mange des yeux". Maxime contemple l'objet en question sans perdre de vue celui qui le tient. Cette statuette représente deux hommes se donnant l'accolade : pas vraiment de quoi hurler à la merveille mais assez plaisant. Surtout, son mec raffole de ce genre de truc, une bonne raison pour le lui offrir.
Arrivé à la maison, Maxime griffonne un mot tendre sur un auto-collant qu'il appose sous la statuette. Il se relit : << - Ne m'oublie jamais car je t'aime. Ton mec. >>
Vingt minutes plus tard, tout heureux de son cadeau, Henri décide : << - Je vais le mettre sur mon bureau, au travail. Comme ça, je penserai encore plus à toi, mon freluquet. - Fais-en ce que tu veux. Quant au freluquet, n'oublie pas qu'il t'encule presque tous les soirs, vieux gros jules macho de 47 ans ! >> Henri sourit puis dépose un énorme baiser sur les lèvres bien ourlées de son Maxime. Il murmure : << - Tu as raison, petit mec de 28 ans. Mais moi aussi je te baise quand je veux, malgré mon grand âge. >> Les mains se baladent sur les corps puis procèdent à un déshabillage mutuel en règle. Ils aiment se faire l'amour, lentement, langoureusement. Aujourd'hui, anniversaire de Henri, ils mettent un point d'honneur à se donner l'un à l'autre avec beaucoup plus d'intensité, de sensualité. Les éjaculations successives les portent aux nues du plaisir. Enfin repus, ils s'endorment, enlacés, à même la moquette du salon.
Ils vivent ensemble depuis neuf ans. Henri, cadre supérieur dans une fabrique de meubles, s'est assagi dès qu'il a rencontré Maxime. Avant, il ne supportait pas de faire l'amour deux fois avec le même homme. Pour Maxime, Henri devenait sa planche de salut. Triste, renfermé, il se confinait dans une solitude désespérante, craignant de vivre son homosexualité au grand jour. Depuis leur vie commune, il respire la joie, heureux de pouvoir enfin s'adonner à son occupation favorite : la poterie. Il ne travaille pas, s'occupe de l'entretien de la maison. L'argent ne l'intéresse pas ayant peu de besoins, ce que Henri lui reproche souvent, d'ailleurs.
*****
Dans le cadre d'un stage de poterie, Maxime fait la connaissance de Nicolas, jeune homme fringant, ayant de la conversation et de l'entregent. Tous deux deviennent amis, s'avouent leur homosexualité respective sans aucune hésitation. Ils déduisent avec plaisir qu'ils n'ont aucun attrait physique l'un envers l'autre. Les parents de Nicolas sont satisfaits de constater que leur fils noue une amitié sincère au lieu de folâtrer avec des personnes peu recommandables selon leurs propres critères. Ils invitent Maxime pour un déjeuner. Le repas semble se dérouler de façon conventionnelle, dans une ambiance réservée. On se met à la portée de l'invité : tous les manuels de savoir-vivre encouragent un tel comportement. Toutefois, ils ne parlent pas de condescendance. Et là, la condescendance ne manque pas. Le café bu, Nicolas comprend qu'il convient de sortir de cet étouffoir familial au plus vite. Il propose à Maxime une visite des lieux. Celui-ci accepte avec reconnaissance la perspective d'une libération des contraintes, suit son guide. Il contemple la maisonnette, comme Madame Mère appelle l'immense bâtisse et ses dépendances où, jadis, toujours selon elle, ses aïeux logeaient les femmes de chambre et autres laquais. Un peu gêné, Nicolas croit bon de s'excuser une fois entré dans son propre appartement, car il dispose bien d'un appartement pour lui seul. Maxime ne prête aucune attention aux paroles de son hôte. Seule le préoccupe la statuette posée sur un guéridon à l'entrée, représentant deux hommes se donnant l'accolade. Sans rien demander, il se précipite, la soulève : le petit auto-collant est bien là, portant son écriture. Il inspire à fond, expire de même, à plusieurs reprises. Cela lui permet de conserver son calme. D'une voix posée, il déclare : << - J'ai vu la même il y a peu, en chinant. J'ai failli l'acheter. Mon ami est friand de ces objets. - C'est un cadeau d'entreprise fait à quelqu'un qui m'est très cher. Il veut que je la garde en signe d'affection. Dès qu'il sera libre, nous vivrons ensemble. Ne parlons pas trop fort de ça, mes parents ne savent pas pour moi, ni pour toi au demeurant. >> Maxime opine mais encaisse le coup. Nicolas semble ne s'aperçevoir de rien. Le reste de l'après-midi se déroule sans anicroche.
Rentré chez lui, Maxime réfléchit à ce qu'il conviendrait de faire. Finalement, il décide de patienter, de voir venir.
*****
Depuis un mois et demi, Maxime joue une sorte de comédie. Il ne vit plus avec Henri, il ne vit qu'à ses côtés. Certes, leurs séances de baise sont toujours aussi excitantes. Certes, leur entente semble la même. Mais le c½ur n'y est plus tout à fait. Un après-midi, rentrant d'un cours d'art en poterie, Maxime aperçoit une magnifique fontaine en porcelaine pendue au mur de l'entrée. Il ne peut s'empêcher de la décrocher afin de l'examiner. Le doute n'est plus permis lorsqu'il lit les deux mots inscrits sur la partie attenante au mur : Ton Nicolas. À l'arrivée d'Henri, Maxime demande, après les bisous d'usage : << - Très jolie cette fontaine. - Ah ! tu trouves. Je suis heureux qu'elle te plaise. C'est un cadeau d'entreprise pour fêter mon accession au poste de directeur général. Je ne t'en avais pas parlé, excuse-moi. Je me suis décidé à l'emmener aujourd'hui pour t'en faire la surprise. - J'ai vu la même ou à peu près, l'autre jour quand je cherchais ton cadeau d'anniversaire. Malheureusement pour moi, elle était vendue. Elle datait de 1858, si mes souvenirs sont exacts. Tu as vérifié de quand elle date ? >> Henri répond précipitamment : << - C'est bien 1858. >>
Maxime note le ton de la voix légèrement tremblant, lui semble-t-il. Il change de conversation, manifeste sa satisfaction de voir un si bel objet. Il prépare un dîner fastueux au cours duquel les deux compères se retrouvent amoureux comme toujours.
Les agapes achevées, Henri se prélasse dans son fauteuil. Maxime apporte deux verres de cognac qu'il dépose sur une table basse puis allume la télévision et met une vidéo porno. Il susurre : << - Tu es partant pour oublier tes soucis de sous-patron grâce à ma bite ? - Oui, si tu laisses ta poterie au profit de ma bite à moi. >> Sans plus attendre, les lèvres se connectent dans un baiser langoureux tandis que les mains fouillent fébrilement dans les pantalons, câlinent les fesses où certains doigts tentent d'ouvrir un anus encore serré. Henri constate : << - Dans le porno, ils se déshabillent. Qu'en penses-tu ? - Alors ensemble, mutuellement. >> La séance d'effeuillage dure un bon moment, constamment entrecoupée de baisers et autres gâteries. Les pénis s'érigent sous le tissus puis émergent violemment des caleçons dès que ceux-ci rejoignent le sol. Les glands humides, violacés, se rencontrent. Les corps se collent l'un à l'autre, se frottent l'un contre l'autre. Les mains continuent leur ballet, titillant un téton, empoignant une bourse gonflée par de généreuses couilles, masturbant une tige dure et impatiente. Les langues s'affairent, salivant dans une oreille, sous des aisselles, sur un ventre, entre deux fesses, sur une bite prête à exploser. On sait s'arrêter afin de pérenniser le plaisir. La fellation savoureuse, le bouffage de cul succulent, amènent inexorablement les deux amants à se donner encore plus. Henri veut posséder Maxime sans plus tarder. Ce dernier ne demande pas mieux. Il se positionne, jambes en l'air, anus lubrifié offert. La queue se présente devant l'orifice palpitant. Le gland s'immisce délicatement entre les chairs. Le long tube glisse doucement pour pénétrer complètement. Maxime pousse un gros soupir de satisfaction. Il aime particulièrement cet instant. Henri sait travailler son amant pour lequel il ne ménage aucune caresse, aucun baiser. La bite entre, sort, rentre, ressort, à un rythme sans cesse croissant. Les respirations s'activent pour devenir halètements. Le foutre inonde les entrailles du sodomisé qui s'asperge avec son propre sperme. De la télévision parviennent des cris : tous les partouzeurs hurlent en même temps afin de faire comprendre qu'ils atteignent un sommet sexuel. Maxime met un terme à cette parodie de jouissance en éteignant le poste. Pas de temps à perdre. Il convient de compléter ces ébats. Les queues à nouveau érigées veulent encore faire jaillir la semence. Henri se couche sur le côté, lève une jambe. Maxime s'allonge derrière lui, positionne son sexe devant le trou qui s'impatiente tant il veut sentir la barre de chair le combler. Elle entre sans coup férir, électrisant les deux corps enlacés. Une seconde fois, la jouissance fait exploser les sens.
Avant de s'endormir, Maxime demande : << - Si un jour tu ne m'aimais plus, tu me le dirais, Henri ? - Quelle question ! Je t'aime plus que jamais. De plus, n'ai-je pas été toujours honnête avec toi ? Quand j'ai eu des aventures je t'en ai parlé à chaque fois. - C'est vrai, je l'admets. Moi aussi je t'ai raconté mes passades, toutes sans exception. Mais là, je te demande autre chose. Imaginons que tu ne me désires plus, que tu n'éprouves plus d'amour pour moi. Me le dirais-tu avant que je ne m'en aperçoive ? - En un mot, tu veux savoir si je te mettrais au courant dans le cas où je tombe amoureux de quelqu'un d'autre, c'est ça ? - Oui, bien sûr. Mais même sans être amoureux de quelqu'un d'autre, tout simplement parce que tu te lasserais de moi. - Je te rassure : tu serais le premier au courant. Je ne sais pas vivre dans le mensonge, tu le sais. Mais pourquoi cette inquiétude, d'un coup ? - Encore autre chose, une dernière : mets-tu toujours une capote quand tu vas tremper ta bite ailleurs ? On ne risque rien de ne pas en mettre quand on est ensemble toi et moi ? - Évidemment ! Je ne vais pas mettre nos vies en danger pour tirer un coup ! Qu'est-ce qui se passe, Maxime ? Tu m'inquiètes vraiment. - Tu as bien regardé la fontaine en porcelaine ? Derrière, il y a un message très bref. Deux mots tout simples : Ton Nicolas. - Ah bon ? Je n'ai pas remarqué. Il est vrai que je l'ai déballée et de suite accrochée pour éviter tout incident. Mais je ne vois pas qui est ce Nicolas. Je n'en connais pas. - Qu'as-tu fait de la statuette que je t'ai offerte pour ton anniversaire ? - Elle est sur mon bureau, à la fabrique. Tout le monde ricane à ce sujet, d'ailleurs. Je vais devoir couper court aux médisances en déclarant de façon claire que je suis homo. Tout le monde s'en doute, médit joyeusement. Cette statuette sera le prétexte à clarifier les choses. Maintenant que je suis directeur général, je peux me le permettre. Notre PDG est au courant, lui. Elle était encore sur mon bureau aujourd'hui. >> Henri se dresse dans le lit afin d'allumer une lampe de chevet. Un peu énervé, très surpris, il s'exclame : << - Qu'est-ce que ça veut dire, Maxime ? Où veux-tu en venir ? - Tu me mens pour la première fois, Henri. La statuette est dans les appartements de ce Nicolas. Je l'ai vue lorsque ses parents m'ont invité et que j'ai visité leur fameuse maisonnette. Elle trônait sur un guéridon, dans l'entrée. J'ai lu le petit mot que j'avais écrit et collé dessous. Il n'y a aucun doute, c'était bien celle-là. >> Henri se lève, va dans la salle de bain, revient un verre d'eau à la main. Il boit lentement, se décide enfin à rassurer un Maxime de plus en plus rongé par le doute, la jalousie, le désespoir : << - Je te crois. Tu n'es pas du genre à inventer de pareils trucs. Seulement laisses-moi te dire que tu as manqué de sincérité dans cette affaire. J'ai bien remarqué un certain changement chez toi, depuis plus d'un mois. Certes, tu joues bien la comédie de l'homme heureux. Mais certains signes laissaient entendre que cela n'allait pas si bien que ça. Je croyais que c'était toi qui te lassait de moi. Après tout, j'ai 19 ans de plus. Te voir t'éloigner de moi est envisageable. En réalité, c'est cette histoire de statuette puis de fontaine qui te tarabustait. Je ne comprends pas ce qui se passe mais je ferais tout pour connaître la vérité. Sache seulement que je tiens à toi, que je ne veux personne d'autre. C'est tout ce que je peux faire dans l'immédiat afin de te consoler. Mais j'ai une idée. En effet, je connais vaguement un certain Nicolas. Je crois bien que c'est lui... >> Il se recouche, prend Maxime dans ses bras, dépose plusieurs petits baisers sur son front. L'autre, tremblant, déclare d'une petite voix : << - Tu pourrais très bien tomber amoureux de quelqu'un d'autre. Je vais sur mes trente ans, je ne suis plus tout jeune. Quand je t'ai connu, j'avais l'âge de mon Nicolas aujourd'hui. - Je n'ai jamais cherché la jeunesse, pas plus qu'un physique spécial. J'ai toujours voulu le petit quelque chose d'indéfinissable qui me lie à quelqu'un pour toujours. Tu possèdes ce lien qui m'attache à toi, quelque soit le nombre d'années de tes artères. En outre, je n'ai ni le temps, ni le courage, de chercher ailleurs afin de recommencer un bonheur comme celui que je vis avec toi. Mais parle-moi de ce Nicolas. >> La conversation dure près de deux heures. Après une longue étreinte, les deux amants s'endorment l'esprit heureux.
*****
Une journée ensoleillée rend les humeurs humaines moins atrabilaires. Maxime et Henri se rendent chez le patron de ce dernier. Une invitation de bon aloi venant sceller une étroite collaboration entre les deux hommes. Bientôt, le Directeur Général abandonnera son poste. En effet, l'actuel PDG se retire pour aller engranger d'autres fortunes dans d'autres activités. Toutefois, il conserve celle-ci en tant qu'actionnaire principal et nomme Henri PDG en ses lieux et place. Les autres actionnaires ont dû s'incliner : ils représentent trop peu d'actions pour que leurs avis soient pris en compte. Avant le repas, sera procédé aux signatures officielles entérinant le changement à la tête de l'entreprise. Maxime se sent tout timide, impressionné. Pacsé avec Henri, il en est l'héritier universel par testament. Comme tel, il détiendra dix parts sociales dans la fabrique, selon les v½ux du patron. Le voilà entraîné dans un monde flou, souvent douteux selon ses connaissances. Il fera bonne figure, certainement, ne serait-ce que pour honorer son Henri.
Les apéritifs sont servis dans le jardin d'hiver : malgré un soleil resplendissant, la fraîcheur de l'air est toujours de mise. Plusieurs invités papotent de banalités. Mr C... convie ses dix associés, son épouse, Henri et Maxime, à l'accompagner dans son bureau privé. Là, ils apposent tous leur signature au bas d'une multitude de documents. Ensuite, un toast clôt la séance. Tout le monde se retire. Sauf Mr C..., Henri et Maxime. Le premier sort une statuette d'un placard, la pose sur son bureau, déclare : << - Je vous laisse régler ce petit différent avec mon neveu. Une bonne leçon sera la bienvenue pour ce jeune prétentieux. >> Il se retire. De suite après, Nicolas pénètre dans la pièce, tête baissée. Henri l'interpelle : << - Alors comme ça, je suis ton amoureux. Comment as-tu fait pour manigancer tout ça ? Tu as dû voler la statuette dans mon bureau. >> Plus qu'embarrassé, Nicolas bredouille : << - Je me suis arrangé pour rencontrer votre ami. Ça n'a pas été difficile. Je me suis lié d'amitié avec lui. Faut dire qu'il n'est pas vilain et qu'il est agréable copain. Quand j'ai su que mes parents voulaient l'inviter à la maison, je me suis arrangé pour que ce soit un jour où vous étiez en déplacement. Je connaissais votre planning par c½ur. Ce jour-là, j'ai pris la statuette et je l'ai mise en évidence dans mon appartement pour que Maxime ne remarque qu'elle. - Et la fontaine ? - Mon père m'avait parlé de votre promotion et de l'intention de mon oncle de vous faire un cadeau. Je me suis proposé pour l'acheter. Ils savent mon goût sûr en la matière. J'ai mis cette étiquette derrière que j'ai recouverte d'une autre afin que vous ne puissiez pas voir ce que j'avais écrit. Ensuite, après que vous l'ayez reçue, admirée, j'ai profité d'un moment où vous vous êtes absenté pour enlever la seconde étiquette, croyant que vous emporteriez la fontaine chez vous de suite et que votre ami serait le premier à découvrir ce que j'avais écrit. - Je ne t'ai pas vu, ce jour là. - Vous ne me voyez jamais. Je suis insignifiant pour vous. Je vais souvent dans la fabrique pour aider. Mon père dit que ça me forgera pour plus tard si je commence par des emplois subalternes. Alors, un sous-fifre comme moi, vous n'y prêtez jamais attention. Pourtant, je... je... je vous aime. C'est dur d'aimer quelqu'un qui vous ignore. Vous pouvez pas savoir, vous qui avez tout. - Et si je n'avais jamais apporté cette fontaine à la maison ? - Qui ne tente rien n'a rien. Je devais prendre le risque. - Tu en as pris beaucoup. Tu as surtout voulu casser deux vies heureuses. >> Nicolas se tait, semble hésiter, se décide enfin : << - Dites, vous ne direz rien à mes parents ? Mon oncle m'a promis de ne pas leur en parler si vous êtes d'accord. - Cette histoire ne les concerne en rien. Tu es majeur. Oublions tout ça. Je mets une seule condition : tu te cherches d'autres amours et tu ne penses plus à moi. >>
Deux minutes plus tard, Henri, Maxime et Nicolas s'attablent avec tous les autres invités dont les parents du dernier.
*****
Un doux sourire plane sur les lèvres de Maxime. L'½il égrillard, le sourire un tantinet goguenard, Henri demande : << - Soulagé ? - Oui. D'abord parce que j'ai été patient. Je n'ai pas rué dans les brancards dès que j'ai vu la statuette chez Nicolas. Ensuite, parce que j'ai douté jusqu'à la dernière minute. Je t'en demande pardon. Ce gamin est incroyable. Une vraie histoire de fou. - Non, Maxime, une vraie histoire d'amoureux incompris. Souviens-toi ! Tu n'étais guère mieux quand on s'est rencontrés. - Si, j'étais beaucoup mieux. Je t'ai vu draguant dans les jardins. Je me suis dit : "pas mal du tout le vieux, il a de beaux restes". Sans perdre une seconde, je me suis précipité sur toi. J'avais peur qu'on te vole à moi. Je t'aimais déjà, tu vois. - Et tu m'as dit, avec le sourire crispé de celui qui s'attend à un refus : "Si je vous plais, on se fait des galipettes au lit. Sinon, dites-moi franchement non. On n'a pas de temps à perdre." - Tu m'as répondu : "On se présente avant de baiser. Moi c'est Henri et toi ?" - Tu t'en souviens encore. Ça me fait bander. - Comment oublier ! Moi aussi je bande. >>
Les corps roulent sur le lit, tombent enlacés sur le sol. La chute n'arrive pas à décoller leurs lèvres, à séparer les amants se fondant l'un dans l'autre.

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