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Coup de chocs
Comme à l'accoutumé, Franck va faire ses courses dans le quartier. Il a une prédilection pour les petits commerçants : les contacts y sont autrement plus chaleureux que dans les grandes surfaces, on le connaît, on l'estime. Aujourd'hui, les achats sont importants : tout sera livré en début d'après-midi. Avant de rentrer, il fait un détour par les quais afin d'admirer les mecs occupés à draguer. Il prend plaisir à regarder les autres. Il ne participe pas au ballet des dragueurs : son Hervé lui suffit amplement. Par contre, il adore jouer les voyeurs. Malheureusement, il n'y a pas âme qui vive. Il dirige ses pas vers une impasse où deux immeubles désaffectés servent de baisodrome. Là encore, personne. Même si cela lui semble étrange, il n'en fait pas cas et s'apprête à rentrer chez lui. Quatre gaillards barrent le chemin du promeneur. Ils n'ont rien d'engageant. Impossible de les éviter. Aller dans les immeubles serait hasardeux et n'avancerait à rien. Franck fait plusieurs pas, la peur au ventre. Les mecs se campent juste devant lui, sourire narquois aux lèvres. À bien y regarder, ils sont plutôt virils et bien foutus. Ce sont des "cuirs" ou désireux de le faire croire, environ vingt cinq à trente ans, barbe de deux ou trois jours, yeux méchants. Une voix demande : << - On n'a pas trouvé à s'faire emmancher ? >> Un autre ricane. Franck fait comme s'il n'avait pas entendu. La voix reprend : << - Et pas polie la tapette ! Elle répond pas quand on la questionne gentiment ! >> L'autre ricane à nouveau puis ajoute : << - C'est sûr'ment qu'elle a pas eu son compte. Faudrait lui arranger ça. >> Pour Franck, le principal est de ne pas laisser voir sa peur, de contrôler ses jambes qui flageolent. Un troisième continue : << - Ouais, faudrait lui en mettre un coup dans les baguettes, à la lope. Y'a longtemps qu'on s'est pas payé un pédé. Y-z'ont d'bons culs ces salopes et y sucent bien ! >> Franck n'est pas manchot, s'il s'agit de la bagarre. Mais là, ce serait vouloir se suicider d'autant qu'il devine des couteaux dans leurs poches. Pour s'en sortir, il n'y a pas à hésiter : un seul moyen lui paraît raisonnable. Il s'entend dire, calmement : << - Alors pourquoi attendre, allons-y de suite. >> Il se dirige vers un des immeubles désertés, suivi par les quatre loubards assez estomaqués. L'un d'eux constate : << - Y craint pas, l'pède. Faut qu'il aime vach'ment la bite ! On va lui en donner ! >> Arrivé dans une pièce en retrait, Franck s'apprête aux assauts. Le premier s'approche, tâte sa braguette dans un geste suggestif. Franck n'hésite pas, se met à genoux. L'autre défait sa ceinture, ouvre sa braguette, sort une queue qu'il porte immédiatement à la bouche, ne lui laissant pas le temps de réfléchir. Les trois autres ne ricanent plus, à la limite de la gêne. Machinalement ils se pelotent : chacun pour soi. Commence une fellation effrénée qui laisse le bénéficiaire pantelant une fois le sperme projeté dans la cavité buccale bienfaitrice. Un autre vient le remplacer qui a largement eu le temps de se remettre de son étonnement. Ses deux compères déshabillent Franck, sans ménagement, déchirant ses vêtements à l'aide de couteaux. L'un d'eux le soulève, donne plusieurs claques sur ses fesses puis l'encule sans autre forme d'approche. La bite est énorme, l'anus ne supporte pas. Pourtant Franck fait le maximum pour se détendre mais la douleur l'emporte. Il va crier lorsqu'une bite s'enfonce dans sa bouche pour venir chatouiller la luette. Il manque de vomir. La douleur s'estompe pour devenir ramonage jouissif. Après tout, pense-t-il, ils ne sont pas méchants, ils veulent seulement baiser. L'enculeur pousse un rugissement lorsque ses jets de sperme inondent le cul offert. Au même moment, sa bouche est envahie par le foutre du troisième. Le quatrième se branle en regardant la scène. Il éjacule sur le visage de Franck. Celui-ci bande ferme. Sa main vient le masturber : il jouit. Un des loubards grogne, tout en se rhabillant : << - C'est qu'il a pris son pied, l'pède ! J'vais lui en donner moi, du pied ! >> Il assène un violent coup de pied dans le ventre de l'enculé qui s'écroule. Les trois autres ricanent. Tous quittent les lieux, en se rhabillant, heureux de leurs exploits : ils viennent de se faire un pédé. Partout ils le clameront, omettant la manière utilisée pour "se le faire". Franck reste allongé un moment, reprend son souffle. Il s'en est tiré à bon compte. S'il avait résisté, c'était le massacre, il en est persuadé. En agissant comme il l'a fait, il les a déconcertés, prenant ainsi la direction des opérations. Ils se sont contentés du minimum : jouir. Maintenant, il lui faut rentrer chez lui. Il fouille dans ses vêtements complètement déchirés : les imbéciles n'ont rien volé, pas même son téléphone mobile.
Franck, lavé, requinqué, revoit la scène de l'impasse. Il la revit. Sa queue se dresse, il se branle, crache son foutre en marmonnant : < - Putain qu'ils étaient craquants ! Heureusement, ils étaient propres. >> Au mot propre, une autre constatation émerge dans son cerveau : << - Merde ! Ils n'ont pas mis de capote ! ! ! >> Suit un long moment d'abattement, la panique n'est pas loin.
*****
Hervé a beaucoup de mal à calmer son copain. Franck ne cesse de répéter : << - Ils m'ont refilé le SIDA, j'en suis sûr ! Je vais porter plainte ! >>
Enfin, un peu apaisé, il écoute les conseils : << - Tu vas voir ton médecin, tu lui dis tout. Ensuite, tu feras des analyses dans quelques semaines. Le toubib te dira quand les faire. Probablement qu'il te donnera un traitement préventif ou quelque chose comme ça. Surtout, arrête de croire qu'ils t'ont contaminé. Ils sont négatifs, si ça se trouve. >> Une fois Franck apaisé, Hervé explique : << - Porter plainte ne servira à rien. Personne ne se bougera beaucoup pour un pédé qui s'est fait attaqué et violé. Tu sais aussi bien que moi comment ça se passe. On va faire autrement. Tu serais capable de les reconnaître ? - Oh oui ! Quatre mecs comme ça, on ne les oublie pas. Pourquoi ? - Parce qu'il y en a marre de ces chasseurs de pédés, pédés eux-mêmes refusant de le reconnaître. Il faut leur donner une leçon. - Engage tout un corps d'armée, alors. - Il suffit d'en attraper un. J'ai mon idée, là-dessus. >>
Quelques jours plus tard, Franck, accompagné de Hervé, sort de chez son médecin dont les paroles ont été rassurantes sans l'être vraiment : pour preuve, l'ordonnance sur laquelle s'alignent les médicaments prescrits. Dans la soirée, Hervé propose : << - Demain soir on sort. Tu vas identifier un de tes loubards. - Comment tu as fait ? - T'inquiète, j'ai mes aides pour ce genre d'affaire. - Tu ne m'en avais jamais parlé. - C'est mon côté mystérieux. On vient de repérer un groupe de quatre mecs qui sillonnent le parc Y... On a mis en garde les dragueurs. Un des loubards a été suivi pour savoir où le coincer. >>
Après le dîner, une séance cinéma, Franck et Hervé regagnent leur appartement. Depuis l'agression, ils n'ont pas fait l'amour. Cette nuit, Franck manifeste son désir, à plusieurs reprises. Son ami refuse, donnant un prétexte oiseux. Un peu excédé, Franck s'écrie : << - Je ne suis pas fou ! Bien sûr qu'on va mettre une capote ! C'est ça qui te fait peur ? Maintenant je suis un pestiféré pour toi ? >> Hervé veut le rassurer mais ne cède pas.
*****
L'endroit est glauque. Hervé, Franck, sont cachés par une barrière de planches aux espaces nombreux par lesquelles ils peuvent voir un "cuir" en train d'uriner tout en regardant aux alentours. Tout près, une moto de faible cylindrée. Franck murmure : << - C'est celui qui m'a mis un coup de pied. >> Aussitôt, Hervé siffle. Trois gars jaillissent, s'emparent du pisseur qui n'a pas le temps de ranger sa queue, l'immobilisent bite à l'air. Hervé rejoint le groupe, s'exclame : << - Alors, ça fait quoi d'être victime à son tour ? Tu n'aimes pas les pédés, à ce qu'on dit. Mais comme tu es beau mec, les pédés t'aiment. On va te le montrer. >> Commence un viol organisé, sans brutalité, contre toute attente. Dévêtu, malgré ses ruades, le loubard subit la loi des sexes. D'abord, sucé avec application par quatre bouches, caressé par huit mains, branlé, titillé, il bande comme jamais. On l'entend gémir de plaisir, sans retenue aucune. Franck contemple la scène, queue raide hors du pantalon : on lui a demandé de rester caché. Des doigts s'immiscent dans le cul de la victime, sans aucune préparation. Une bite vient remplacer les doigts, longue volumineuse : celle de Hervé. L'enculé crache son indignation, pleure en marmonnant des NON, enfin il soupire d'aise en sentant la pine lui ramoner le cul. Une autre remplace la première, moins importante, plus dure. Une bouche se colle sur la sienne, l'oblige à desserrer les dents, laissant passage à une langue alerte, coquine. Une autre s'aventure vers son pubis qu'elle taquine avant d'engloutir son vit dont la taille laisse à désirer. Hervé ironise : << - Je comprends que tu sois jaloux des pédés : avec ça, tu ne peux enculer que les mouches, et encore ! >> Un troisième s'introduit dans le cul offert de force. Ça glisse délicieusement, tant pour l'enculé que pour l'enculeur. Les sensations électrisent les entrailles. Deux mains obligent l'enculé à se pencher. Aussitôt, une bite se positionne devant ses lèvres qu'il ouvre malgré lui. La barre de chair pénètre entre ses dents, coulisse comme pour le baiser. Son suceur s'en prend aux couilles qu'il gobe majestueusement. L'enculé ne tient plus, il lâche la purée au fond de la gorge de l'autre. L'enculeur jouit également, les deux autres aspergent de foutre le dos de l'enculé. Trois des "justiciers" quittent les lieux. Seul avec Hervé, l'enculé éructe : << - J'me veng'rai. - Avec tes copains, peut-être ? Tu leur diras quoi ? Que tu t'es fait enculer par quatre mecs, que tu les as sucés, que tu leur a roulé des pelles, que tu as joui ? On t'a suivi une grande partie de la journée. Vous êtes repérés, maintenant. Vous n'aurez plus l'occasion de gâcher nos vies, de bouffer du pédé. On s'est organisé pour se défendre. Tu peux toujours leur dire que nous on utilise des capotes pour baiser : tu as pu t'en rendre compte avec ce que tu viens de prendre dans le cul ! >> L'autre se met à pleurer de rage. Hervé s'approche un peu plus de lui. Sans aucun signe précurseur, il s'acharne sur le mec, le frappe au visage, le fait tomber, le roue de coups, en hurlant : << - T'as brisé ma vie, connard ! Je vais te tuer ! >> Au loin une sirène de pompiers. Franck en profite, sort de sa cachette, crie : << - Arrête ! Les flics arrivent ! >> Hervé se relève, laissant l'enculé inerte, pantin ensanglanté.
*****
Hervé dort. Franck l'a ramené après avoir réussi à éviter une crise de nerfs chez son ami. Lui n'arrive pas à trouver le calme. Il pense à ce gars, allongé par terre, dans un terrain vague. Il l'imagine mort ou pire : handicapé à vie. Il veut en avoir le c½ur net. Doucement, il quitte l'appartement, prend la voiture, se rend sur les lieux du "crime". En apercevant la masse allongée, Franck soupire de soulagement, comme si c'était un signe positif : au moins personne n'a encore découvert le drame, tout peut donc être effacé. Il s'agenouille près du corps, l'inspecte à l'aide de sa lampe torche : la poitrine se soulève, il respire. Il le retourne délicatement, le met sur le dos, s'empare de la trousse de soins qui se trouve constamment dans la voiture, commence à nettoyer les plaies : ses automatismes professionnels se mettent en marche. Le blessé ouvre des yeux apeurés, noyés de larmes, geint : << - Pourquoi il m'a frappé ? J'ai fait c'qu'ils voulaient. >> Franck sourit, propose : << - Tu me raconteras ça plus tard. Pour le moment, il faut te sortir de là. Je vais t'emmener chez toi. - J'suis avec des copains, on squatte. S'y m'voient dans c't'état, j'vais leur dire quoi ? Que j'me suis fait sauter par quatre pédés et qu'jai juté d'plaisir ? L'autre avait raison, j'suis foutu maint'nant. >> Il renifle à maintes reprises. Franck précise : << - Foutu, non, pédé oui. Avant tu ne le savais pas, maintenant, tu le sais. Bon, je vais t'emmener chez moi. Mais tu dormiras à la cave. T'inquiète pas, elle est aménagée, confortable. Avant, je m'en servais comme lieu de baise. >> Le loubard donne son consentement d'un signe de tête, renifle encore, se lève, aidé par Franck.
*****
Le supplicié dort. À ses côtés, assis sur une chaise, Franck le contemple. Comme il le trouve beau, bandant. Lors du viol, il n'a pu retenir un sentiment de compassion envers lui, envers sa souffrance. Cela ne l'a pas empêché de s'offrir une bonne branlette tant il trouvait le spectacle excitant. Il passe un doigt sur le visage tuméfié, caresse tendrement une joue. Si ça se trouve, ce mec craquant lui a peut-être refilé le SIDA. Finalement, il décide de dormir là, par terre.
Franck se réveille. Il est 6h14. Son dos le fait souffrir, il a froid. Le supplicié dort toujours. Franck se retire silencieusement, regagne son appartement. Il ne va pas rejoindre son ami dans le lit. Il reste dans son fauteuil favori, pensant à cette sinistre soirée. Sans cesse, il entend les hurlements de Hervé : "T'as brisé ma vie, connard !" Des pas le sortent de sa pensée. Il tourne la tête, aperçoit son ami : << - Je t'ai réveillé ? - Toi tu ne dors pas ? - Je suis allé voir le type que tu as tabassé. Je l'ai soigné. - On dirait que tu as pris ton pied quand ils t'ont violé pour que tu ais ressenti le besoin d'aller le secourir. - Dans un sens, oui. Cela dit, je n'avais guère le choix. C'était ça ou me faire tabasser avant de me faire violer beaucoup plus méchamment. Pourquoi avoir frappé ce mec ? Il était assez puni, non ? - Je ne sais pas ce qui m'a pris, Franck. C'était plus fort que moi. J'ai peur, j'ai très peur. Je n'arrivais plus à me contrôler. - De quoi as-tu peur ? - S'ils t'ont refilé le SIDA, je ne sais pas ce que je ferais. - Je vois. Maintenant je sais pourquoi on ne fait plus l'amour. Tu as peur de vivre à mes côtés, c'est ça, n'est-ce pas ? Pour toi, j'ai le Sida, cela ne fait aucun doute. - Pas exactement, je ne crois pas... je ne sais plus. - Tu peux partir, si tu veux. - Tu as besoin de quelqu'un, d'un soutien. - C'est vrai, Hervé, j'ai besoin d'un soutien, pas d'un mec chancelant de peur. >>
Quelques heures plus tard, Hervé quitte Franck en disant : << - Excuse-moi, mais je n'ai pas ce courage, pour le moment. Je reviendrai d'ici quelques jours, promis. Je dois me ressaisir. Pour ça, je dois rester seul. >>
*****
Après plusieurs minutes, Franck se rappelle son blessé, à la cave. Il va le rejoindre. Il pose sa main sur une épaule du dormeur, le secoue légèrement. L'autre bougonne, se réveille, étonné de se trouver dans cet endroit. Sa mémoire revient. Son hôte déclare : << - Tu ne vas pas rester dans la cave. Viens à l'appartement. On va déjeuner et ensuite il faut qu'on parle de choses graves. >> L'autre ne bronche pas. Face à Franck, il ne fait pas le poids en cas de bagarre, d'autant qu'il est encore courbatu. Il obtempère.
Après s'être copieusement sustentés, les deux hommes discutent. Le loubard raconte l'agression dont il a été la victime. Au terme du récit, Franck pose la question cruciale : << - Est-ce que tu es séropositif ? - J'sais pas. J'ai jamais fais d'prise de sang. - Et dans ta bande, celle dont tu m'as parlé ? - Y sont comme moi. On est en bonne santé, on est forts, nous. - Le virus du SIDA s'attaque même aux plus grands athlètes s'ils ne mettent pas de capote pour baiser à droite ou à gauche. Bon, je crois qu'il faut que je te mette au parfum. Tu as subi une vengeance. Rappelle-toi, il y a de ça cinq jours, toi et tes copains vous avez violé un mec, dans une impasse pas loin d'ici. - On l'a pas violé. Dès qu'il nous a vu, il nous a aguiché. - Tu racontes n'importe quoi. Je sais exactement ce qui s'est passé puisque c'est moi que vous avez violé. - Ben merde alors ! J't'ai même pas r'connu. - Mais moi si. Mon ventre se souvient de ton coup de pied. J'ai encore la trace. Tu veux la voir ? - J'sais pas c'qui m'a pris. J'ai vu qu'tu frétillais du cul tant ça t'faisait plaisir de t'faire enculer. Moi j'arrive pas trop à baiser une fille ou un mec. J'sais pas pourquoi, p't'être parce que j'ai une p'tite bite. Les copains l'savent, y s'foutent de moi. Et y'a aussi l'fait que d'voir un mec s'faire enculer ça m'fait plus bander qu'avec une fille. C'est pour ça qu' j'voulais pas qu'les autres croient que j'suis pédé, alors j't'ai taclé. - Tu vois, quand tu parles comme ça de toi, c'est une façon de reconnaître que tu es pédé. Le gars qui t'a tabassé ne sait pas pourquoi il l'a fait, tout comme toi pour le coup de pied dans mon ventre. Au départ, il était seulement question de te faire enculer par quatre mecs, ça compensait ce que vous m'aviez fait, si tu veux. Mais jamais il n'a été question de te frapper. J'ai tout vu. J'étais derrière les palissades de bois. Le mec qui a organisé ça était mon amant. On vivait ici tous les deux. Il est parti tout à l'heure. Il a peur du Sida. Il manque de courage face à ce truc là. - Pourquoi, t'as l'Sida ? - Qui sait ! >> Bouche bée, le loubard commence à cogiter. L'inquiétude le gagne. Peu de temps après, il quitte l'appartement en marmonnant : << - Sympa d'm'avoir soigné. >>
*****
On sonne à la porte. Franck va ouvrir. << - J'peux t'parler ? - Oui. - C'est quoi ton p'tit nom ? Moi c'est Alain. - Moi c'est Franck. - J'ai vu mes copains. Ça leur fout les j'tons ton histoire d'Sida. Ils voulaient v'nir t'démollir la tête. J'ai tout raconté. M aint'nant y craignent d'voir tes copains s'occuper d'eux un par un. Y sont calmés. D'ailleurs, j'crois qu'on s'montait l'bourrichon et qu'on n'avait pas vraiment envie d'faire ces conn'ries là. T'sais c'que c'est : on veut faire les vrais mecs, ceux qu'en ont, quoi ! - C'est pour me dire ça que tu es là ? - Oui et non. J't'ai dit que j'bandais plus en voyant des mecs s'enculer que des mecs avec des femmes. Alors j'ai pensé qu'tous les deux... j'sais que j'te plais, ça s'voit dans tes yeux. T'es pas mal comme gars. - Pourquoi moi ? - J'viens d'te l'dire : t'es pas mal comme mec. Y'a aussi qu'tu t'es pas moqué d'ma bite comme les autres. Pour ça, j'me sens bien avec toi. - Si tu le dis. Mais on n'est pas obligé de baiser sur commande. Si tu en as vraiment envie, ça se fera sans que tu t'en aperçoives. >>
En effet, après un repas copieux, bien arrosé, les deux hommes entament une valse de caresses, de baisers plus savoureux les uns que les autres. Franck prend la main de Alain, l'entraîne dans la chambre. Franck, affamé de sexe, ne demande pas mieux que de se jeter dans les ébats avec ce loubard devenu tendre : il n'a pas touché une bite depuis qu'on l'a agressé. Hervé n'est toujours pas revenu, oublieux de sa promesse. Debout, il passe sa main sous les vêtements, tâte la peau, pince un téton. Alain ne sait trop que faire. Il dépose un petit bisou sur le bras caressant, regarde son partenaire, sourit, enfin détendu. Franck murmure : << - Laisse-moi faire, savoure. >> Peu à peu les vêtements sont retirés, apparaît un corps fin, nerveux, légèrement bronzé. La poitrine est velue, le ventre également. Baiser ce mec viril sera un enchantement. Rien que l'idée fait bander Franck : il adore planter sa queue dans le cul d'un gros julot. Il lèche le corps offert. Alain supplie : << - Faut qu'je gicle ! J'peux plus attendre, ça fait trop longtemps qu'j'ai pas joui. >> Alors Franck change de tactique. Il s'agenouille, déboutonne le pantalon de son partenaire, admire une jolie petite queue bien raide dominant une magnifique bourse dans laquelle deux couilles mignonnettes s'impatientent tant elles veulent se débarrasser du trop-plein. Il complimente : << - Tu ne devrais pas faire de complexe : tu as une bite splendide avec deux couilles qui vont parfaitement avec. Je les adore. >> Pour le prouver, il gobe le tout, commence une fellation qui porte Alain aux nues de la félicitée charnelle en quelques minutes. L'éjaculation est violente. Franck a juste eu le temps de sortir l'engin de sa bouche : le sperme couvre son visage. L'éjaculateur souffle très fort, gémit, se tortille. Il répète sans cesse : << - Putain qu'c'est bon ! >> L'urgence surmontée, Franck passe aux choses sérieuses. Il achève le déshabillage de son amant. Celui-ci, un peu remis de son émotion, questionne : << - Tu veux que j'te fasse pareil ? - Laisse-toi aller, tu feras ce que tu voudras quand tu en auras envie, quand tu te sentiras de le faire. Tu n'es pas obligé de faire comme moi. - C'est qu'j'ai l'air con, comme ça. - Disons plutôt que tu es puceau, c'est bien ça ? Tu n'as jamais fait l'amour avec quelqu'un. - T'as raison. Avec les copains, j'les regardais toujours baiser, moi j'me contentais d'me branler, peu importe si c'était un gars ou une fille. Y s'moquaient d'moi à cause de ça. - C'est aussi pour ça qu'ils te prenaient pour leur larbin. - On peut voir les choses comme ça. - Maintenant, c'est moi ton larbin, le temps de baiser. Tu vas voir comme c'est bon. Tu pourras même m'enculer si ça te fait envie. >>
Les soupirs de Alain montrent combien il aime les caresses, les baisers. Il en oublie la taille de son pénis, objet de ses hantises. Une bouche parcourt le corps, suce, lèche, bécote. Une langue surfe sur les fesses, plonge dans l'anus qu'elle mignote. Des mains tâtent, titillent, malaxent, pétrissent, fouillent, branlent. Comblé, le loubard repousse son "larbin" pour le dévêtir puis happer sa bite qu'il juge énorme : elle l'est, en effet. Il devient suceur. Il s'applique à ne pas mordre l'engin. Il aime cette odeur de mâle en chaleur. Il savoure les quelques gouttes de liqueur séminale. Ses doigts tâtonnent l'autre corps, cherchant à provoquer des frissons. Franck ferme les yeux, arrive à articuler : << - Tu vois, ton instinct te fait agir. Pour baiser, pas besoin de réfléchir, il suffit de laisser son instinct te guider. >> De nouveau, Alain ressent le besoin impérieux de lâcher son foutre. Il retourne son partenaire, lui lèche le cul, longuement, savamment. Ensuite, il introduit un doigt, puis deux, puis trois. Franck tend un préservatif. L'autre débande un peu, ne sachant que faire. Souriant, Franck ouvre le petit sachet, jette l'emballage, revêtit la bite avec le latex protecteur : << - C'est mieux pour nous deux. >> L'envie de pénétrer un cul pour la première fois, fait vite oublier à Alain cet intermède. Sans aucune douceur, il enfonce sa queue entre les fesses. Il y est ! Il arrive à enculer un mec ! Il le crierait presque afin que ces copains voyous le sachent. Malheureusement il n'arrive pas à retarder la jouissance : plusieurs jets de sperme emplissent la capote. Il sanglote, tant il est émerveillé par ce qu'il vient de vivre. Doucement, sa queue sort de son fourreau. Il s'allonge tandis que Franck lui prodigue caresses et baisers. Au bout d'un moment, Alain remarque : << - T'as pas juté, toi. J'vais m'en occuper. >> Il se redresse, oblige son amant à s'allonger. Bisous, caresses, mettent Franck en condition. Une masturbation énergique, infligée par Alain, l'amène au sommet du plaisir. Son sperme s'épanche sur son ventre, il l'étale consciencieusement.
*****
L'ancien loubard ne comprend pas pourquoi Franck insiste toujours pour mettre un préservatif. Celui-ci serine sans cesse : << - On ne sait pas si toi ou moi on a le Sida ou les deux ou aucun des deux. Dans le doute, on doit se protéger. >>
Un soir, Alain propose : << - J'voudrai rester dormir ici, c'te nuit. >> Franck accepte avec joie. Il attendait cela depuis un moment. Pour lui, le plus important est de ne jamais brusquer son amant, de l'attendre patiemment, de le laisser découvrir ses besoins, sans le forcer, sans même lui proposer quoi que ce soit, dans la mesure où il progresse. Cette nuit-là, revenant sur le sujet qui les hante tous les deux, Alain déclare : << - Si on n'a pas l'Sida, alors on bais'ra sans capote, toi et moi. - Tu m'auras laissé tombé pour retrouver tes copains. Tu n'auras plus besoin de moi. - Arrête tes conn'ries ! J'vais même t'dire une chose : tu m'bais'ras. J'sais qu'tu veux mon cul d'puis l'début. - Et si on a le Sida ? - Alors on bais'ra sans capote tous les deux. Si t'as l'Sida et moi pas, j'bais'rai sans capote pour être comme toi. - Non, Alain. Tu baiseras avec une capote parce que j'aurais besoin de quelqu'un en bonne santé pour me soigner. - C'est vrai, t'as raison ! T'es pas con ! Et puis, pourquoi attendre pour qu'tu m'baises, on peut commencer maint'nant. - Tu es sûr de toi ? Tu en as vraiment envie ? - Ouais ! J'veux sentir ta grosse bite frétiller dans mon cul. >>
Franck agrée la proposition. Les préparatifs sont écourtés, ils viennent tout juste de faire l'amour. Alain encapuchonne la bite de son amant, s'empale dessus, fait comprendre qu'il compte diriger les opérations. L'autre se laisse faire. Le cul est serré mais jouissif à souhait. Bientôt la capote est pleine de sperme. Alain marmonne : << - Reste dans mon cul. J'aime bien. >>
*****
Les jours s'écoulent lentement, très lentement, malgré le travail, les séances effrénées de baise, la vie commune fort agréable. On tente de ne pas penser, en vain. On attend les résultats des analyses. Déjà, juste après leur rencontre, Franck et Alain ont subit une première prise de sang : les examens étaient négatifs. Cette nouvelle leur a apporté un peu de réconfort. Cependant, l'inquiétude demeure, s'amplifie au fil du temps. Parfois, Hervé appellait Franck, prenait de ses nouvelles. Récemment, il est même venu le visiter : sa déconvenue a été totale lorsque Alain lui a ouvert. Depuis, il ne donne plus signe de vie.
Les huit derniers jours sont épouvantables. L'ultime sanction va tomber. On passe de l'euphorie due à l'espoir, à la dépression la plus complète provoquée par le fatalisme. Qui est contaminé ? Comment vivre avec ça ? Franck répète souvent : << - On aura quand même eu de bons moments tous les deux. >> Un changement de comportement est perceptible dans ce couple. Alain encourage, soutient, son compagnon qui, lui, lâche prise : la peur lui vrille les tripes. L'ancien Loubard s'inquiète de moins en moins : reste d'optimisme chez un crâneur invétéré, probablement.
Le jour fatidique est arrivé. Comme à l'accoutumée, Franck part travailler. Alain reste à la maison : il est de repos. Il ne sortira que pour aller chercher les résultats. Ils ont convenu de ne pas s'appeler, de tout se dire une fois à la maison, le soir. De toute façon, Franck a rendez-vous avec son médecin à 17h30, Alain vers 16h avec le sien. Si tout va bien, ils se sont promis de se donner l'un à l'autre, brutalement, sans aucunes douceurs préalables.
*****
Assis dans son fauteuil, Alain aime ces instants de paix durant lesquels rien ne semble être réel. Nu, les jambes écartées, la queue reposant sur son ventre, il caresse sa poitrine sans même s'en rendre compte. Il ne bande pas ou peu. Pense-t-il ? Rêve-t-il ? Il ne saurait le dire. La seule chose dont il se souvient c'est d'avoir reçu enfin sa délivrance. En face de lui, une psyché lui renvoi son image. Quel étrange personnage ! Drôle de position ! Le nez cassé, les arcades sourcilières striées de cicatrices, le corps poilu et baraqué : voilà un mec, un vrai, qui se fait mettre et qui aime ça. Il sourit : une clé pénètre dans la serrure de la porte d'entrée. De suite, sa main s'active sur sa queue sans oublier ses couilles. L'érection est totale, il est prêt. Franck se déshabille, jette ses vêtements, en se rendant au salon. Il s'approche du fauteuil, nu, dépose un baiser tendre, humide, sur les lèvres de son compagnon, regarde une lettre scotchée sur l'accoudoir, susurre : << - Négatif ! Moi aussi ! Je vais te baiser là, de suite ! >> Il tend un papier.
Alain se retourne, le cul bien cambré, les bras appuyés sur le siège. Franck n'a pas besoin de caresses pour bander : sa bite est raide depuis un bon moment. Il pénètre son ami brutalement, sans aucune pause. La queue entre, sort, s'enfonce. Il ahane : << - Que c'est bon sans capote ! Je vais jouir dans ton cul. >> Alain approuve : << - Oui ! Gicle dans mon cul. >> La jouissance est rapide, abondante, chez les deux garçons. Ils recommencent en inversant les rôles. Même plaisir, même bonheur. Ils s'affalent dans le fauteuil, blottis l'un contre l'autre. Le baiser est langoureux, éternel. Ils sont heureux.

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